1924 : Banque Frents, Brosset et Cie

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(document original)

L’agence de recouvrement Frents, Brosset et Cie va valider le paiement de Lucien à l’établissement Boisbunet pour une somme de 695,35 francs.

La banque Frents, Brosset et Compagnie est la plus ancienne d’Eure et Loire et une des plus anciennes maisons de France. Elle fut fondée en 1843 sous la raison sociale « Banque Damars« .

A la mort de son fondateur elle fut reprise en 1898 par Emile Frents et Philippe Brosset.

Dès cette époque son développement fut rapide et sa prospérité croissante.

Après la première guerre mondiale le fils de Monsieur Frents, Fernand, reprend les commandes de la banque. Elle devient en 1923 une société en commandite avec un capital de 5 millions de francs.

Installée dans une région agricole riche et prospère la banque offre de grandes facilités de paiement aux agriculteurs mais aussi aux artisans et aux commerçants.

Ses principales succursales sont Dreux, Chartres, Brou, Chateauneuf, Vernon, Ezy, Conches… en tout plus de 70 bureaux.

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En juin 1929 la revue « Ciment » signale la vente par la banque Frents, Brosset et Compagnie, d’une usine à chaux, entièrement équipée avec four moderne et matériel mécanique, aux Andelys, au bord de la Seine.

Le 1 juin 1932 la banque Frents, Brosset et Cie est déclarée en cessation de paiement par le tribunal de commerce de Dreux.

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Publié dans : Vie de Lucien | le 5 novembre, 2014 |Pas de Commentaires »

1924 : Haarmann, le boucher de Hanovre

1924 : Haarmann, le boucher de Hanovre

(extrait du journal le « Petit Parisien »)

Né le 25 octobre 1879 Friedrich, dit FritzHaarmann était le 6ème enfant d’une famille pauvre de Hanovre. Après un cursus scolaire et un apprentissage en SERRURERIE1924 : Haarmann, le boucher de Hanovre dans Miscellanees arrow-10x10 interrompu il est inscrit à 16 ans à une école de sous-officiers dont il sera exclu suite à des signes de troubles mentaux.

Il fut interné à l’hospice de Hildesheim suite à des « comportements impudiques » (homosexualité) sur les enfants de son voisinage. Il sera alors diagnostiqué pour « débilité congénitale incurable« . Il s’échappera de l’hospice à plusieurs reprises.

Au terme d’une fuite vers la Suisse et d’un retour sur Hanovre la police lui décerne étrangement un certificat d’intégrité.

Après la première guerre mondiale la vie est très difficile en Allemagne, une vraie débâcle politique et sociale. La misère atteint toutes les classes de la société. Une simple miche de pain coûte plusieurs milliards de reichsmarks.

Avec son statut d’indicateur de la police il va, nuit après nuit, attirer des jeunes hommes isolés à son domicile, leur proposant un lit et de la nourriture, puis les violer et enfin les tuer.

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(extrait de la bande dessinée »Haarmann, le boucher de Hanovre » d’Isabel Kreitz et Peer Meter (2011))

Après la découverte dans la Leine de centaines d’os, ainsi que des dizaines de plaintes déposées contre Haarmann et une accusation pour « fornication contre nature« , il sera arrêté le 23 juin 1924.

Le procés débutera le 4 décembre 1924 dans une salle comble où plus de 178 journalistes auraient aimé entrer. Seulement 25 eurent une accréditation. Le succés du procès imposa de vendre des cartes d’entrée valables pour une heure seulement.

Les accusés:

Fritz Haarmann parait avoir trente ans à peine, avec un regard timide, une lippe lourde et charnue.

Hans Grans, ami et confident de Fritz, parait plus jeune encore, d’aspect plus débile. Il ne laisse aucun doute sur son essence crapuleuse. C ‘est lui qui a la tête d’un assassin, tandis que son maître ne fait penser qu’à un gros garçon sans malice.

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Haarmann reconnaît 16 assassinats alors qu’il est accusé d’en avoir commis 27 et que l’accusation le suspecte d’en avoir commis plus de 52.

Le professeur Schultz, psychiatre, après avoir observé l’accusé pendant 6 semaines le déclare, malgré sa nervosité extrême, responsable de ses actes d’un point de vue pénal.

Son mode opératoire était toujours le même, il mordait à la gorge ses victimes et serrait de toute la force de sa mâchoire. Il ne découpait les corps qu’une fois refroidis. Les pauvres hardes étaient vendus à la femme Engel, sa voisine.

A la question: « Qu’avez-vous fait des cadavres? » Haarmann répond d’une voix nasillarde, indistincte et monotone: « Je découpais les corps, je faisais des paquets avec les gros os, je les jetais les uns après les autres dans la Leine par la fenêtre ».

Il hachait, découpait la viande et la répartissait dans des boites puis vendait celles-ci en contrebande.

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(extrait de la bande dessinée »Haarmann, le boucher de Hanovre » d’Isabel Kreitz et Peer Meter (2011))

Dans le prétoire le Président fait exhiber les pièces  à conviction présentées par l’accusation:

le lit de camp qui meublait la chambre de la rue Neuve, le hachoir à viande, le COUTEAU DE CUISINEarrow-10x10 dans Miscellaneesune photographie et un veston de l’écolier Fritz Rothe, tué en septembre 1918, la casquette conique de l’élève Ernest Ehrenberg, une paire de bretelle et un gilet du commis Henri Satruss, le pantalon et la besace du SERRURIERarrow-10x10 Ernest Spicker, mort en janvier 1924.

Le verdict de culpabilité fut rendu le 19 décembre 1924, le condamnant 24 fois à la peine de mort. La sentence fut exécutée (une seule fois!)  le 15 avril 1925 à Hanovre.

En plus de « M le Maudit » (1931) de Fritz Lang, en partie inspiré de ses crimes, deux films lui furent directement consacrés: « La Tendresse des Loups » (1973) de Ulli Lommel et « L’Homme de la Mort » (1995) de Romuald Karmakar.

Publié dans : Miscellanees | le 25 octobre, 2014 |1 Commentaire »

1924 : banque Varin-Bernier

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(document original)

En 1812 Nicolas-François Varin, négociant à Bar-le-Duc puis juge au Tribunal de Commerce, fonde la banque Varin. Après sa mort en 1816, sa femme Anne-Marie Bernier et son neveu Gabriel la dirige et lui donne le nom de banque Varin-Bernier. Gabriel Varin-Bernier la gérera de 1838 à 1874.

A sa mort en 1874 c’est son fils Paul Varin-Barnier qui lui succède.

Par l’architecte Jules Renard il va se faire construire le château Marbeaumont à Bar-Le-Duc entre 1903 et 1905. Dernier château construit en France il associe, dans un style très éclectique, les périodes Renaissance et Louis XIII à des techniques de son époque comme le faisait Eiffel ( charpente métallique, ciment armé, chauffage air chaud, ascenseur…)

 

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Il dirigera la banque jusqu’à sa mort en 1916. Il va développer des succursales dans l’Est de la France et à Paris. Mais aussi s’engager dans la vie politique et sociale de sa ville. Grâce à ses nombreuses donations et subventions il va développer les écoles et permettre l’installation du téléphone.

La banque fusionnera en 1972 avec la Société Nancéienne de Crédit Industriel pour fonder la SNVB.

Plus tard elle intégrera le groupe CIC.

 

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Publié dans : Vie de Lucien | le 21 octobre, 2014 |Pas de Commentaires »

Impôt et humour font parfois bon ménage !

1924 : impôt et humour

(document original)

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(« La Lanterne » du 4 octobre 1924)

Publié dans : Vie de Lucien | le 12 octobre, 2014 |1 Commentaire »

humour

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(« Véloce Sport » de novembre 1897)

Publié dans : Miscellanees | le 5 octobre, 2014 |7 Commentaires »

1924 : Victor Linart

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(document original)

Victor Linart est né le 26 mai 1889 à Floreffe en Belgique.

De 1906  à 1909 il fut coureur cycliste sur route, puis de 1909 à 1936  sur piste.

Quadruple champion du monde de demi-fond, 1921, 1924, 1926 et 1927, il fut surnommé « le Sioux ». Il associait la ruse à la classe et la technique.

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Le demi-fond est une compétition de cyclisme sur piste derrière un entraîneur à motocyclette (derny) de distance variable,  25 ou 30 kilomètres.

Ces courses étaient spectaculaires et dangereuses, la vitesse pouvait atteindre 100 km/h. Les championnats du monde en professionnel débutèrent en 1895 pour s’arrêter en 1994.

De 1913 à 1931 il fut quinze fois champion de Belgique.

1924 : Victor Linart

(extrait du journal « Ouest-Eclair »du 17 août 1924)

Naturalisé Français en 1937, il s’installe en Normandie à Verneuil-sur-Avre. Il ouvrira une scierie à Tourouve.

En 1962 des vélos Linart sont fabriqués à Feuss, dans la Loire, par les entreprises Cellieu.

Il meurt le 23 octobre 1977.

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Publié dans : Vie de Lucien | le 4 octobre, 2014 |1 Commentaire »

1924 : Bonnet et Guyonnet

1924 : Bonnet et Guyonnet

(document original)

Dans les « Archives Commerciales de France »on peut lire:

« 25 décembre 1910, Monsieur Canonne céde à Monsieur Bonnet et Monsieur Guyonnet tous les droits qu’il détenait dans la Société. »

A l’époque la Société était considérée comme fabriquant des bicyclettes et des motocyclettes.

En 1919 l’école de garçons de la rue Manin à Paris fournit chaque année des apprentis pour le dessin industriel, la mécanique, la soudure et la chaudronnerie à l’entreprise Bonnet et Guyonnet. (Bulletin municipal officiel de la ville de Paris)

Puis en 1925, dans l’annuaire industriel, l’entreprise Bonnet et Guyonnet produit à la fois les roues métalliques pour AUTOMOBILE1924 : Bonnet et Guyonnet dans Vie de Lucien arrow-10x10 mais aussi les tiges de selles de cycles, les voitures pour enfant et les landaus.

En septembre 1926 Messieurs Cinié et Meystre, deux employés de l’entrepriseBonnet et Guyonnet, participent à une course réservée aux personnels des industries du cycle, de l’auto et de l’aéro. Y participent d’autres employés des industries Louvet, Peugeot, Gnôme et Rhône, Thomann et d’autres moins connues comme Vagova, Emeriau, Chabot, Sautter-Harli, Garretier, Costes…

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(Extrait du magazine « Automobilia » de septembre 1918)

Et voilà, c’est tout ce que j’ai trouvé sur cette entreprise…

Publié dans : Vie de Lucien | le 2 octobre, 2014 |Pas de Commentaires »

1924 : pavé aux noisettes

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(extrait du journal « Ouest-Eclair » du 19 septembre 1924)

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Je n’avais plus de noisettes en poudre alors j’ai utilisé des amandes à la place.

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Publié dans : Miscellanees | le 28 septembre, 2014 |Pas de Commentaires »

1924 : chemin de fer de Paris à Orléans

1924 : chemin de fer de Paris à Orléans

(document original)

Lucien a reçu, par  le biais des chemins de fer de Paris à Orléans à petite vitesse, 2 harasses contenant 4 vélos complets de la marque « Automoto » d’un poids total de 80 kilos.

La loi du 7 juillet 1838 concède à Casimir Lecomte la ligne Paris-Orléans et ses embranchements. La gare de départ sera la gare d’Austerlitz puis, au début du XXeme siècle, la gare d’Orsay. La compagnie desservira toute la zône Sud-Ouest de la France.

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Les statuts seront élaborés le 13 août 1838 avec un capital de 40 millions de francs, le siège social étant situé au 11 rue de la Chaussée d’Antin.

Le premier président du conseil d’administration fut François Bartholony.

La première mise en exploitation date du 20 septembre 1840 mais elle ne dessert alors que Corbeil via Juvisy. La ville d’Orléans n’est atteinte que le 2 mai 1843.

Elle fait partie des 5 compagnies mises sous séquestre durant le krach de 1847 au même titre que la Compagnie de chemin de fer de Bordeaux à la Teste, laCompagnie de chemin de fer de Paris à Lyon, la Compagnie de chemin de fer de Marseille à Avignon et la ligne de Sceaux.

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(bilan de la compagnie en 1857)

A partir de 1906 sous l’impulsion de Monsieur H.Parodi la compagnie va être pionnière, avec celle du Midi, en matière d’électrification du réseau.

Son ingénieur en chef fut Monsieur Jullien assisté de Messieurs Delerue, Thoyot et Mourlhon.

La compagnie est reconnue pour ses nombreuses évolutions et améliorations des machines.

Elle fusionnera avec les 5 autres compagnies le 1er janvier 1938 pour constituer la SNCF.

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Publié dans : Vie de Lucien | le 24 septembre, 2014 |Pas de Commentaires »

1924 : lecture

1924 : lecture

(extrait du journal « Ouest-Eclair » du 18 septembre 1924)

 

Charles Foleÿ est né à Paris le 9 janvier 1861. Il fit ses études au Lycée Condorcet.

Son père médecin l’encouragea vivement dans la voie de l’écriture.

Sa première nouvelle parait dans la « Revue Bleue ».

Puis ce sera, à l’âge de 19 ans, un premier volume de vers chez l’éditeur Monier sous le titre les « Saynètes ». Même s’il est poète dans l’âme Charles Foleÿ, au retour de la première guerre mondiale n’écrira plus de poème.

Il rassemblera dans « La Vie de Guerre Contée par les Soldats » des lettres recueillies auprès des « Poilus ».

« 10 août. La situation est grave, et peut-être, demain, irons nous sur le front. Ne sera plus temps de penser à soi, mais de se donner tout à la grande cause: la défense de la Patrie!

S’il faut, je partirai plein d’ardeur. Aucune pensée lâche ne viendra effleurer mon esprit.

Plein de courage, de vaillance et d’entrain, j’irai m’engloutir dans cette immense fournaise qu’est la guerre

Reviendrais-je jamais? »

Sergent G.V., courrier adressé à ses parents.

Ses romans et pièces de théâtre sont nombreux. Ses romans ont souvent pour base la Vendée et son histoire: « Les Colonnes Infernales », « Coeur-de-Roi », « L’Otage », « Vendée« , « Jean-des-Brumes » mais aussi la vie contemporaine et les mœurs de son époque: « Les Cornalines », « Jolies Ames »…

Il se consacre aussi aux romans mystérieux avec « Kowa la Mystérieuse », « La Chambre du Judas », « Des Pas dans la Nuit », « Un Trésor dans les Ruines »…

« La Reine de Bohème et ses Sept Châteaux » a été adapté en bande-dessinée en1952.

« Le Drame des Eaux Mortes » a été adapté au cinéma en 1921.

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Au  théatre il triomphera avec la pièce « Au Téléphone », jouée plus de 1200 fois dans toute l’Europe. Elle sera adaptée au cinéma aux Etats-Unis en 1909 sous le titre « The Lonely Villa ».

Il fut couronné à plusieurs reprises par l’Académie Française: prix Montyon en1898 pour « Jolies Ames », en 1918  pour « Sylvette et son Blessé » et en 1925 pour « Le Cygne au Collier d’Or ». Pour l’ensemble de son oeuvre poétique il reçut en1942 le prix Botta et en 1949 le prix Sivet.

Il collabora à de nombreuses revues et fut critique littéraire à « L’Echo de Paris ».

Il mourut le 27 février 1956 à Paris.

« …Penché vers la jeune femme, Spoon lui frôla familièrement la joue de son index…

- Pas touche!

A la caresse effrontée, la boulotte avait reculée, mais légèrement. »

 

Charles Foleÿ, « Cabotinette », dans « Les Annales » du 26 février 1922.

 

 

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Publié dans : Miscellanees | le 21 septembre, 2014 |Pas de Commentaires »
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