1924 : fable « le savetier et le financier »

1924 : fable "le savetier et le financier"

(publicité extraite du journal « Ouest-Eclair » du 11 mai 1924)

Un Savetier chantait du matin jusqu’au soir

C’était merveilles de le voir,
Merveilles de l’ouïr; il faisait des passages,
Plus content qu’aucun des Sept Sages.
Son voisin au contraire, étant tout cousu d’or,
Chantait peu, dormait moins encor.
C’était un homme de finance.
Si sur le point du jour, parfois il sommeillait,
Le Savetier alors en chantant l’éveillait,
Et le Financier se plaignait
Que les soins de la Providence
N’eussent pas au marché fait vendre le dormir,
Comme le manger et le boire.
En son hôtel1924 : fable  il fait venir
Le Chanteur, et lui dit: Or çà, sire Grégoire,
Que gagnez-vous par an ?  Par an ? Ma foi, monsieur,
Dit avec un ton de rieur
Le gaillard Savetier, ce n’est point ma manière
De compter de la sorte; et je n’entasse guère
Un jour sur l’autre: il suffit qu’à la fin
J’attrape le bout de l’année:
Chaque jour amène son pain.
Et bien, que gagnez-vous, dites-moi, par journée ?
Tantôt plus, tantôt moins, le mal est que toujours
(Et sans cela nos gains seraient assez honnêtes),
Le mal est que dans l’an s’entremêlent des jours
Qu’il faut chommer; on nous ruine en fêtes.
L’une fait tort à l’autre; et monsieur le Curé
De quelque nouveau saint charge toujours son trône.
Le Financier, riant de sa naïveté,
Lui dit: Je vous veux mettre aujourd’hui sur le trône.
Prenez ces cent écus: gardez-les avec soin,
Pour vous en servir au besoin.
Le Savetier crut voir tout l’argent que la terre
Avait, depuis plus de cent ans
Produit pour l’usage des gens.
Il retourne chez lui; dans sa cave il enserre
L’argent et sa joie à la fois.
Plus de chant; il perdit la voix
Du moment qu’il gagna ce qui cause nos peines.
Le sommeil quitta son logis,
Il eut pour hôte les soucis,
Les soupçons, les alarmes vaines.
Tout le jour il avait l’oeil au guet; et la nuit,
Si quelque chat faisait du bruit,
Le chatarrow-10x10 dans Miscellanees prenait l’argent: à la fin le pauvre homme
S’en courut chez celui qu’il ne réveillait plus.
Rendez-moi, lui dit-il, mes chansons et mon somme,
Et reprenez vos cent écus.

 

 

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Publié dans : Miscellanees | le 1 juin, 2014 |Pas de Commentaires »

1924 : allume-cigare

1924 : allume-cigare
(document original)

L’entreprise Coquet vend des allume-cigares

L’expression d’allume-cigare n’arrive qu’au milieu de 19ème siècle.

Monsieur D’Argy, mécanicien au 12 rue du Docteur, aux Batignolles, proposa en 1855 un brevet n°24 087 d’un allume-cigare, pièce ronde d’amadou traversée d’une tige en bois rond phosphoré à son bout.

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 (extrait du brevet)

(trouvé sur le site de l’institut National pour la Propriété Industrielle)

 

Sous le numéro 38704, en date du 22 novembre 1858, Monsieur Billan dépose un autre brevet pour un allume-cigare ou pipe en plein vent.

A partir de 1876 plusieurs brevets pour un allume-cigare vont être déposés:

-  en 1876 Boyden et les sieurs Burt de la maison Desnos sous le n° 113 172, appelé aussi briquet de poche pour fumeur,

- en décembre 1876 Montejo de la maison Desnos sous le n°116 194,

- en 1896 Reich représenté par la société Nelsner et Naubardt sous le n° 216 509.

Le journal mensuel de médecine de 1893 parle d’allume-cigare déjà fonctionnel dans bon nombre de bureaux de tabac des grandes villes.

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Le club automobile du Val d’Oise vante en 1903 la classe d’une voiture de la Maison Pinchard et Cie comprenant en autre des glaces avec des châssis en bois de noyer verni, une installation électrique bien comprise et un allume-cigare électrique.

En 1931 une publicité de Renault, dans la longue série des accessoires, propose un allume-cigare et un cendrier pour des voitures de série.

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(extrait du « Tarif Album » de 1910)

Publié dans : Vie de Lucien | le 31 mai, 2014 |Pas de Commentaires »

1924 : Ascension

1924 : ascension

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(« La Croix » du 28 mai 1924)

Publié dans : Miscellanees | le 29 mai, 2014 |Pas de Commentaires »

1924 : élections législatives

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(« Ouest-Eclair » du 11 mai 1924)

 

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(« Ouest-Eclair » du 12 mai 1924)

Henri-Georges Roulleaux-Dugage est né le 25 février 1879 à Paris et décédé à Paris le 14 juin 1932. Un de ses illustres ancêtres fut Pierre-Augustin Caron  de Beaumarchais.

Il fut maire de Rouellé dans l’Orne en 1908, conseiller général du canton de Passais en 1910, député de l’Orne de 1910 à 1930. Sa famille politique est de droite, à la Fédération Républicaine. Il est secrétaire de la chambre en 1918 et se spécialise dans les questions internationales.

En 1918 il est favorable à une réforme sur la loi successorale, fiscale et électorale en vue de favoriser la natalité. Pour lui un simple encouragement moral ne suffit pas.

Il propose le droit de vote aux femmes, de même qu’il attribue au chef de famille autant de suffrages que d’enfants mineurs à sa charge (projet de loi voté à l’Assemblée Nationale, 440 contre 113, en 1924 et recusé par le Sénat…)

Il démissionne pour raison de santé en 1930. C’est son frère Georges-Henri, maire de Saint-Bômer-lès-Forges de 1919 à 1940, qui reprend son siège.

 

 

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(Henri-Georges Roulleaux-Dugage)

Publié dans : Miscellanees | le 24 mai, 2014 |Pas de Commentaires »

1924 : humour

1924 : humour

 Peu de temps en ce moment … alors je vous laisse une petite page d’humour

du 11 mai 1924

Publié dans : Miscellanees | le 18 mai, 2014 |2 Commentaires »

1924 : Labor

1924 : Labor
(document original)

 

1924 : Labor dans Vie de Lucien IzvXdt_6Fro7VSXcCh6ndRy2D04

(« Le Petit Journal » du 1er mai 1924)

 

 

Gérard Debaets est né à Heule, en Belgique, le 17 avril 1899. Il fut professionnel de 1923 à 1940. Ses autres frères César, Faston-Octave, Arthur et Michel, furent aussi des coureurs cyclistes. Il prit la nationalité américaine le 17 décembre 1944. Il meurt à North Haledon dans le New Jerseyle 27 avril 1959. Il fait partie de l’équipe Labor-Dunlop en 1924, Louvet-Pouchois-Wolber en 1926, Alcyon-Dunlop en 1927 et 1928.

Ses victoires sont nombreuses:

1920: 1er au Liège-Verdun

1923: 1er au Tour de Flandres

1924: 1er au Critérium des Aiglons à Paris

1er au Tour de Flandres

2ème au Bastogne-Jemeppe

2ème au Paris-Bruxelles

1925: Champion national de route en Belgique

1er aux Six Jours de New York

1er au Circuit de Soissons

1er au Paris-Bruxelles

1926: 1er au Paris-Bruxelles

1927: 1er au Tour de Flandres

1er aux Six Jours de Detroit

1928: 1er aux Six Jours de Chicago et New York en équipe avec Franco Giorgetti

1929: 1er aux Six Jours de New York en équipe avec Franco Giorgetti

1930: 1er aux Six Jours de New York et Chicago

……

Sans compter les autres coursesarrow-10x10 dans Vie de Lucien placées…

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Publié dans : Vie de Lucien | le 12 mai, 2014 |Pas de Commentaires »

1924 : humour

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 (extrait du journal « l’Ouest Eclair » du 9 mai 1924)

Publié dans : Miscellanees | le 11 mai, 2014 |Pas de Commentaires »

1924 : 1er mai

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Proverbes du mois de mai:

 

Mai venteux marie fille et laboureux

Rosée en mai, automne gai

Bourbes en mai, épi en août

De mai la chaleur, de tout l’an fait la valeur

Mai jardinier ne comble pas le grenier

Froid mai et chaud juin donnent pain et vin

Bourgeon de mai rempli le chais

Publié dans : Miscellanees | le 1 mai, 2014 |4 Commentaires »

1924 : sertisseur

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Le sertissage est une technique mécanique qui permet l’assemblage sans soudure par déformation localisée de deux pièces pour les solidariser.

Par définition il conduit à un assemblage permanent, indémontable, sans détérioration, voire destruction, des zones de liaison.

Il est utilisé aussi bien en mécanique, joaillerie, emballage qu’en connectique.

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Lucien va fabriquer lui même ses cartouches.

Dans la douille il va commencer par mettre une amorce, un carton puis un poids précis de poudre noire en fonction du calibre. Ainsi pour un calibre 16 il faut 2,60 grammes de poudre et 30 grammes de plomb. Une différence de 5 à 10 centigrammes équivaut à une différence de pression de 60 à 80 kilos au centimètre carré.

Ensuite il insère de la bourre sans l’appuyer sur la charge.

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Puis un système de levier va appuyer fortement sur le collet et sertir ainsi l’ogive. Cette opération doit être effectuée avec une pression précise, sinon il y a risque d’avoir une ogive qui s’éjecte dans le canon et s’y coince et qui peut même faire éclater un canon de fusil.

Publié dans : Vie de Lucien | le 30 avril, 2014 |Pas de Commentaires »

1924 : Pâques

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Publié dans : Miscellanees | le 21 avril, 2014 |1 Commentaire »
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