Archive pour la catégorie 'Vie de Lucien'

1920 : Hutchinson

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(document original)

Lucien en commerçant averti ne prenait pas toutes ses pièces chez un même fournisseur. Certes Bouverie était son fournisseur principal mais il s’adressait aussi à des spécialistes. Ainsi pour les pneumatiques il se fournissait chez Michelin, Dunlop mais aussi auprés d’une autre entreprise de pneumatique, Hutchinson.

Entre fournisseurs les prix variaient, pour la même enveloppe 700/32/35 elle était à 17 francs chez Michelin, 24 francs chez Dunlop et 28 francs chez Hutchinson.

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L’entreprise Hutchinson s’est implantée sous l’impulsion de Hiram Hutchinson (1808-1869) à Langlée prés de Montargis en 1853. Il a à cette époque racheté les brevets de la vulcanisation du caoutchouc à Charles Goodyear.

Ce n’est qu’en 1890 que Hutchinson démarre la production de pneumatique pour le vélo.

Le succés de cette marque sera surtout prépondérante durant les années 1953-1954-1955 avec Louison Bobet qui remporta trois fois le tour de France sur des pneus Hutchinson, puis avec Jacques Anquetil qui gagna aussi le tour de France durant les années 1957-1964 sur des pneus Hutchinson.

La marque reste actuellement numéro un mondial de la transformation des élastomères pour l’automobile, l’industrie et le grand public. Elle fut rachetée en 1974 par le groupe Total.

Publié dans:Vie de Lucien |on 10 septembre, 2011 |6 Commentaires »

1920 : les lanternes

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(document original)

La lanterne est le premier accessoire indispensable sur un vélo, voir et se faire voir.

Les premières lanternes furent à bougie. Elles étaient en 1865 considérées comme facile à manier et propres. Leurs inconvénients majeurs étaient leur faible éclairage et leur extinction facile. Dans son livre « Le cyclisme, théorie et pratique » Louis Baudry de Saunier raconte ses mésaventures sur un vélo dont la lanterne à bougie s’éteignit 10 fois en un quart d’heure à cause des trépidations.

 

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Les lanternes ensuite furent à huile, pétrole puis gaz de houille. Ce n’est qu’en 1892 que le Français Henri Mosson conçut la première lampe à acéthylène.

Le mélange d’eau et de carbure de calcium produit un gaz, l’acéthylène, qu’un bec amène devant le réflecteur de la lanterne et produit ainsi une lumière. L’inconvénient majeur est lié au réservoir, quand le réservoir d’eau ou de carbure de calcium est vide la lampe s’arrête … C’est aussi le seul moyen d’arrêter cette lampe.

La marque citée dans cette facture est la marque Luxor. Elle aurait été localisée prés d’Angoulême et équipait aussi les motos.

 

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http://thetunnel.free.fr/lampes/acetylene.html

http://wiki.tontonvelo.com/index.php/Cat%C3%A9gorie:Mus%C3%A9e

Publié dans:Vie de Lucien |on 10 septembre, 2011 |5 Commentaires »

1920 : Michelin

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(document original)

La société Michelin est fondée en 1889 par les frères Edouard et André. Ils reprennent l’entreprise de fabrication d’articles de caoutchouc créée en 1830 par Aristide et Edouard Daubrée.

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(André et Edouard Michelin)

 

La légende dit qu’en 1891 après avoir aidé un cycliste Anglais venu à l’usine, et dont le pneu Dunlop avait crevé, ils auraient mis au point un pneu démontable pour bicyclette.

En 1898 c’est la création du bonhomme Michelin par le dessinateur O’Galop. Le personnage est surmonté par la maxime « Munc est bibendun » (C’est maintenant qu’il faut boire), transformé par l’auteur du slogan en « Le pneu Michelin boit l’obstacle« .

En 1899 l’automobile électrique la « Jamais Contente » équipée de pneus Michelin dépasse les 100 km/h.

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A partir de 1910, Michelin se diversifie et intervient dans la signalisation routière avec apparition de plaques sur lesquelles étaient indiquées les localités, les kilomètres, les numéros des routes et les inscriptions de sécurité mais aussi dans la publication de guides régionaux touristiques, le fameux guide vert.

En 1930, Michelin équipe un autorail léger en pneumatique qui deviendra « la Micheline« .

En 1933 Michelin inventera le premier pneu à clous pour rouler sur neige ou verglas.

En juin 1946 Michelin déposera un brevet pour le pneu à carcasse radiale qui équipera la Citroën Traction Avant.

Publié dans:Vie de Lucien |on 8 septembre, 2011 |9 Commentaires »

1920 : bijouterie

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(document original)

Bouverie fut pour Lucien son plus gros fournisseur en pièces de bijouterie, d’horlogerie,  de vélo ou de moto, d’écrêmeuses, une centaine de factures certainement. 

Il semblerait que celle-ci fut la dernière liée à son activité de  bijoutier-horloger.

La chaîne Léontine est considérée comme un des meilleurs spécimens de l’industrie de la chaîne. La montre est suspendue par un coulant à une grande chaîne accrochée au décolleté par une petite broche.

 La chaîne Léontine est à la fois collier, porte-montre et crochet de ceinture.

Souvent faite d’un cordon d’or souple la Léontine est conforme au genre de bijou utilitaire de la bourgeoisie moyenne du XIXème siècle.

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L’origine du nom je ne l’ai pas retrouvée mais une petite annonce à Lyon en 1873 mentionne la perte

« d’une montre en or ainsi que d’une Léontine ».

 

Publié dans:Vie de Lucien |on 6 septembre, 2011 |6 Commentaires »

1920 : garde-boue

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(document original)

Le garde-boue est une pièce, de métal, de bois ou de plastique, incurvée qui, plaçée autour des roues d’un véhicule, sert à protéger son conducteur de l’eau et de la boue.

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Lucien, bon commerçant, en les achetant 8 francs la paire les revend 15 francs, soit un bénéfice de 7 francs.

 

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(extrait de son livre de compte)

Publié dans:Vie de Lucien |on 5 septembre, 2011 |8 Commentaires »

1920 : bougies Eyquem

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(document original)

 

La bougie de Maurice Eyquem a été produite dès 1899. Cette marque d’origine française est probablement l’une des plus anciennes au monde encore en activité.

 

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(publicité extraite du Parisien de mars 1920)

L’usine de bougies Eyquem à Chazelles-sur-Lyon est la seule en France. Elle produit pour PSA, Renault, Volvo, KLG, Feu Vert, Cora, Carrefour…

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Actuellement pour une bougie Eyquem achetée pour une alpine turbo il faut compter 13 à 25 euros.

 

Publié dans:Vie de Lucien |on 3 septembre, 2011 |7 Commentaires »

1920 : chaînes Brampton

 

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(document original)

 

C’est en 1873 que Hans Renold, Suisse émigré en Angleterre, rachète une usine de chaînes pour textile à Manchester.

En 1880 il invente la chaîne à rouleaux, déjà imaginée par Léonard de Vinci.

(voir dessin ci-dessous)

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En 1885 après avoir déposé un brevet pour la chaîne à blocs Hans Renold met sa découverte à disposition de tous les intervenants du secteur du cycle.

A cette période Brampton Borthers Co. met au point la chaîne de bicyclette à lubrification automatique.

En 1888 Hans Renold introduit le rivetage des axes de la chaîne.

En 1899 Brampton Brothers Ltd. fait breveter la chaîne à plaque interne et douille intégrale, système sur lequel est basé la plupart des chaînes de bicyclette.

En 1910 Hans Renold conçoit un agitateur pour le bleuissage des plaques de chaînes. Les plaques bleues sont une caractéristique des chaînes Hans Renold.

En 1925 Hans Renold rachète  son concurrent Brampton Brothers Ltd et sa filiale française de Calais

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(Publicité extraite du « Veloce Sport » du  30 avril 1897)

http://www.brampton-renold.com/FR/Company/CompanyInformation/History.asp

 

 

Publié dans:Vie de Lucien |on 2 septembre, 2011 |4 Commentaires »

1920 : vélo anglais

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(document original)

L’industrie  du vélo a explosé vers 1860 en Angleterre principalement à Birmingham. Du fait de leur riche passé dans l’industrie métallurgique les Anglais étaient les fournisseurs de tubes, fourches, rayons, jantes. Dès 1885 l’Angleterre dénombre 535 000 propriétaires de vélo contre 55 000 en France.

La France ne verra le nombre augmenter qu’à partir de 1908 où on dénombrera 2 244 394 vélos, chiffre issu du recensement sur la taxe de luxe.

Mais l’attrait du matériel anglais perdurera et des publicités abondantes, aussi bien de vélo que de pièces détachées, dans les revues françaises en sont la preuve.

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(extrait de « Véloce Sport » en 1891)

Lucien acheta du matériel anglais par l’intermédiaire d’un agent  basé en France. Ce qui est impressionnant dans cette facture est le taux de change de 60% . Ainsi pour 155.85 francs de matériel Lucien paiera en plus 93.50 francs.

Ce qui explique peut-être que je n’ai retrouvé aucune autre facture…

Publié dans:Vie de Lucien |on 31 août, 2011 |5 Commentaires »

1920 : le contrôle du commerce

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(document original)

Ouvrir un commerce n’est pas chose facile. Lucien doit gérer un stock, réparer et vendre vélos, motos, écrêmeuses, machines à coudre. Il doit aussi remplir de façon adaptée le registre pour l’inscription des ventes et objets de luxe, le livre journal des comptes paraphé par le tribunal du commerce à Flers en Aout 1920, son registre comptable signé par le maire de Domfront.

Pour tout cela Lucien va se faire aider par une société, le contrôle français du commerce qui vérifiera ses livres de compte et ses feuilles de contribution. La cotisation à cette société était de 26 francs pour l’année.

Cette société c’est un peu nos cabinets d’expert comptable de maintenant.

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(document original)

Publié dans:Vie de Lucien |on 30 août, 2011 |6 Commentaires »

1920 : écrêmeuse Vega

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(document original)

Acheter 7 écrêmeuses? J’ai cru que Lucien était devenu fou! Achat conséquent s’il en est mais dans une facture postérieure il en acheta encore 16 pour une valeur totale de 8990 francs. J’avais simplement oublié que Lucien, revendeur de machines, était basé en Normandie pays du lait.

 

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Il ne s’agissait pas de fournir une usine de traitement du lait mais de constituer un stock pour son magasin/atelier. En effet dans son livre de compte les ventes se retrouvent:

Décembre 1920: 1 écrêmeuse Véga 140l à Monsieur Jeffroi à Saint-Roch 525 francs

14 fevrier 1921:  1 écrêmeuse  à Monsieur Mousecron au Vivier 525 francs à crédit

1 écrêmeuse à Monsieur Poirier à Souci pour 525 francs

22 fevrier 1921: 1 écrêmeuse Véga à Monsieur Bourdon à la Mogentière pour 550 francs

…..

Si vous regardez bien Lucien achetait ses machines 350 francs et les revendait  525 francs!

Le transport des écrêmeuses était assuré de Paris à Domfront par le service à grande vitesse des trains.

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(document original)

Publié dans:Vie de Lucien |on 29 août, 2011 |10 Commentaires »
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