Archive pour la catégorie 'Vie de Lucien'

1921 : Hydra

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(document original)

 

Cette société née en 1899 est peu recensée sur le net, le dernier catalogue retrouvé date pourtant de 1937. Une des rares traces se trouve dans une publicité du magazine « l’Association Générale de l’Automobile » en 1907 dans lequel tout membre avait droit à une réduction de 25% sur les bougies Hydra et 15% sur les piles.

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(buvard trouvé sur le net)

 

La société était spécialisée dans les piles sèches pour lampe de poche (boîtiers) et les piles liquides pour les postes de TSF. Leur spécificité residait dans l’utilisation de tourbe pour stabiliser l’électrolyte.

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(image trouvée sur le net)

 

Les piles sèches ont été brevetées par Georges Leclanché (1839-1882) en janvier 1866. Il va utiliser un dépolarisant solide. L’électrode négative en zinc est séparée de l’électrode positive en charbon ou carbone par un vase poreux, le tout plongeant dans une solution de chlorhydrate d’ammonium sous forme de pâte. Leur gros avantage est de pouvoir être utilisées dans n’importe quelle position au contraire des piles liquides de Volta.

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Les lampes de poches (boîtiers dans la facture de Lucien) ont été inventées aux Etats Unis par David Misell en association avec Conrad Hubert en 1898: la lampe de poche « Eveready ». Le premier modèle est composé d’un tube de papier, de fibres, d’une ampoule électrique et d’un réflecteur en laiton. Au départ elle ne pouvait produire qu’une faible et brève intensité lumineuse, ce qui explique le terme de « flashlight ». A partir de 1906 leur popularité va croître avec l’amélioration des lampes à filament tungstène et l’amélioration des batteries. En 1922 l’Amerique compte 10 millions d’utilisateurs de lampe de poche.

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(image trouvée sur le net)

(lampe de poche Eveready de 1899)

 

 

Publié dans:Vie de Lucien |on 3 novembre, 2011 |5 Commentaires »

1921 : l’Urbaine Electrique (suite)

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(document original)

Après le contrat de 1920 il a été retrouvé dans les affaires de Lucien ces factures d’électricité. La consommation n’était pas mesurée en kilowatts par heure mais en hectowatts (10 fois moins que les kilowatts) par heure. Lucien n’utilisait l’électricité certainement que pour l’eclairage de la  maison et sa consommation de l’époque n’était que de 8 hectowatts par heure en juillet 1921 pour un coût de 4 francs. Bien moins cher que le coût de l’éclairage public   annuel de Domfront:

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(extrait de l’Ouest Eclair du 30 octobre 1920)

Entre 1890 et 1912 de nombreuses petites centrales sont installées sur le cours des rivières. En 1912 la construction d’une centrale thermiquede 1200 kw à Couterne,à 20 km de Domfront, est entreprise. Elle fournira l’électricité à tout le bassin d’Alençon, la Ferté Macé et Bagnoles-de-l’Orne. Pendant la guerre, souffrant du manque de charbon, elle doit chauffer au bois baissant ainsi sa rentabilité. Une deuxième centrale thermique plus puissante va être installée avec deux groupes de turbo-alternateurs de 4000 kw en 1917prés d’une voie ferrée et proche d’usines grosses consommatrices d’électricité, les usines de Boisthorel et de Tillières.  Ces deux centrales vont ainsi créé un réseau à 15 000 volts et alimenter ainsi Domfront, Flers et Alençon. Pourtant en 1920 la puissance fournit ne suffit plus:

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(extrait de l’Ouest Eclair  octobre 1920)

En 1921 de nouvelles chaudières vont être installées à Couterne, deux groupes turbo-alternateur de 6000 kw et 7000 kw. Des lignes à 30 000 volts vont relier les différentes villes et usines. En 1930 les petites sociétés distributrices d’électricité de l’Orne vont être regroupées sous l’égide de la Société de distribution de l’energie électrique de l’Ouest.

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(usine électrique de Couterne)

(image trouvée sur le net)

Publié dans:Vie de Lucien |on 2 novembre, 2011 |5 Commentaires »

1921 : Société des Cycles La Française

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(document original)

 

Le 24 juin 1890 Pierre-Victor Besse et François Trepier entérinent leur association et ainsi  nait en 1891 la Société La Française, fabrique de vélocipèdes et de pièces détachées. En 1894Monsieur Trepier cède ses parts à John Varmm Hammond. En 1899, en recherche de capitaux, ils s’associent avec Alfred Edwards qui investit alors 1,6 millions de francs.

A cette époque la société possède les marques: Diamant, la Merveilleuse, Libérator, l’Actène, Marly, O.Lapize, Acatène-Metropole, Manutri, Galibier, la Française-Diamant.

La société fut rachetée en 1924 par le groupe Gentil-Alcyon.

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 (image trouvée sur le net)

 

Sous le maillot de La Française beaucoup de courses vont être gagnées:

1901: Paris-Brest avec Maurice Garin, 1902: Bordeaux-Paris avec  Maurice Garin, 1904: le Tour de France avec Maurice Garin, 1909: championnat de France avec Dupré, 1910: championnat de  France avec Emile Georget, 1911: Paris-Brest avec Emile Georget, championnat de France avec Octave Lapize, ainsi qu’en 1912 et 1913, 1914: championnat de France avec Charles Crupeland, 1921: le Tour de France avec Leon Scieur.

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(photo et plaque de Jacques le Voyageur)

Publié dans:Vie de Lucien |on 1 novembre, 2011 |3 Commentaires »

1921 : le guidon

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(document original)

 

Le guidon sert à orienter la roue avant et par la même à contrôler la trajectoire. Il est placé en haut de la fourche du vélo et au-dessus de la colonne de direction. Il comprend la traverse raccordée avec le plongeur par la douille. La traverse est montée d’équerre avec le tube plongeur. Elle est cintrée à une forme variable suivant les modes et les constructeurs.

Le guidon peut être:

droit: C, abaissé: D, demi relevé: B ou relevé: A.

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(extrait du magazine La Pédale 1923)

 

La traverse, au départ en bois puis en fer et enfin en aluminium, porte à chaque extrémité une poignée collée à froid ou à chaud en celluloïd, liège, bois ou toute autre matière.

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(publicité issue du Véloce Sport de 1897)

 

Dans le dictionnaire humoristique du cycliste de 1923 le guidon était défini ainsi:

« le guidon est un certificat de bonne conduite que l’on tient entre les mains pour montrer à tout le monde qu’on s’… conduit bien. »

Le positionnement du guidon a une grande importance sur le confort à vélo et la capacité à rouler longtemps. Son mauvais positionnement peut provoquer des lésions au niveau du dos ou des poignets.

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(image du net: guidon de vélo Hirondelle 1920)

 

Lucien en tant que réparateur de vélo achetait des pièces détachées à différents fournisseurs. Chodorowicz, Salles et Cie était un de ces fournisseurs. 6 guidons de vélo pour 79,55 francs soit 82,33 euros.

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(document original)

Publié dans:Vie de Lucien |on 26 octobre, 2011 |5 Commentaires »

1921 : Labor (suite)

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(document original)

 

En 1920 Lucien achetait Labor, en 1921 il en achète encore !

 

A partir de 1910 la marque Labor organise sous la direction sportive de Monsieur Rochegude des challenges sportifs avec différentes épreuves permettant en fin de saison de gagner plus de 600 prix. Le vainqueur reçoit évidemment un véloLabor de course. Les autres prix sont un tandem, des guidons, selles, vêtements, lanternes, boyaux…

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(image trouvée sur le net)

 

En 1920 la marque fut rachetée par Edmond Gentil, le fondateur de la société Gentil et Cie. La marque devient synonyme de champion. En effet Albert Dejonghe (1894-1981) gagne le Paris-Roubaix en 1922 sur un Labor, puis Vervaecke en 1930. Vervaecke gagnera en 1932 le Paris Bruxelles. Puis Maurice Dewaele (1896-1952) gagnera sur un vélo Labor en 1922 Bruxelles-Luxembourg-Mondorf, en 1927 il arrivera 2ème au tour de France et en 1929 il sera vainqueur du tour de France.

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(Dewaele arrive au parc des Princes)

(Gallica / Agence Meurisse)

 

Publié dans:Vie de Lucien |on 25 octobre, 2011 |5 Commentaires »

1921 : le cyclecar

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(document original)

 

Au début des années 20 la France sort de la guerre et l’industrie cherche de nouveaux débouchés. L’automobile commence à devenir un rêve accessible. Il faudra attendre le coup de pouce de la réglementation de la loi de finance du 30 juillet 1920 pour concevoir l’idée d’une voiture populaire.

Ainsi la réglementation ne taxera qu’à 100 francs par an les cyclecars et side-cars, beaucoup moins que les automobiles qui sont à 36 francs par chevaux jusqu’à 10 cv puis 44 francs du 10ème au 20ème.

Les caractéristiques des cyclecars sont:

un véhicule automobile à 3 ou 4 roues, un maximum de 2 places, pas plus de 350 kilos, une cylindrée inférieure à 1 100 cc, ou un moteur électrique qui ne dépasse pas 5 kilowatts.

Ce véhicule est un compromis entre le motocycle et la voiturette.

 

 

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(Larousse édition 1920)

 

Les cyclecars seront produits:

soit par des entreprises qui ne fabriqueront que les châssis puis utiliseront les pièces disponibles sur le marché (moteur, train avant, pont arrière…)

soit quelques marques qui se lanceront dans la fabrication complète: Amilcar, Salmson, Peugeot, Mathis.

Par le paiement de la taxe fiscale on a pu constater l’importance de ce véhicule:

en 1920: 814 cyclecars, en 1921: 3 191, en 1922: 9 621, en 1923: 20 426, en 1924: 29 542.

Malheureusement en 1925 la loi de finance rattache le cyclecar au même régime fiscal que les automobiles et du coup entraîne une chute de sa production.

Seul Amilcar poursuivra  sa fabrication jusqu’en 1934. Longtemps le vocabulaire automobile désignera un véhicule léger et sportif comme un cyclecar.

Il est surprenant de constater que dans le registre de vente des objets de luxe de Lucien le cyclecar n’apparait pas. En fait la taxe de luxe est payée par le constructeur, et ce quelque soit la qualité de l’acheteur soit 1,1% du chiffre de vente.

 

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(« Bébé » Peugeot 1913)

(photo de l’agence Meurisse)

 

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(tricyclecar !)

 

 

Publié dans:Vie de Lucien |on 23 octobre, 2011 |2 Commentaires »

1921 : Michelin, contrat d’exclusivité

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(document original)

Lucien en 1921 n’a pas réussi à vendre les 50 chambres et les 50 enveloppes comme prévu dans le contrat d’exclusivité.

Mais Michelin encourage le jeune entrepreneur en lui accordant un petit pourcentage sur les ventes pour un total de 27,90 francs soit 28,87 euros.

Dans un magazine de 1895, « l’Industrie Vélocipédique« , Michelin déclare son mécontentement de la revente de pneus par des magasins à des prix inférieurs à ceux pratiqués directement au client.

Certes il comprend qu’un vendeur en difficulté financière liquide son stock de pneus Michelin à bas prix mais dans ce cas Michelin déclare décliner toute responsabilité quand à la qualité du dit pneu.

Mais ce que Michelin craint par dessus tout ce sont des contrefaçons qu’il s’agit de poursuivre avec la plus grande sévérité!

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Publié dans:Vie de Lucien |on 18 octobre, 2011 |4 Commentaires »

1921 : pneu Arnaud Soly

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(document original)

 

Le caoutchouc, appelé aussi gomme élastique, est fabriqué à partir de différents arbres du Brésil, du Pérou ou de Guyane. Ce fluide, produit suite à une incision sur le tronc de l’arbre, s’épaissit au contact de l’air .

C’est un voyageur français Charles-Marie de la Condamine (1701-1774) qui en 1736 rapportera le caoutchouc en Europe.

A cette époque le caoutchouc servait à effacer les traces de crayon sur le papier et à fabriquer des balles à jouer.

Il faudra attendre 1836 et Charles Goodyear pour la fabrication du pneu. En effet en découvrant la vulcanisation Charles Goodyear va transformer, sous l’action combinée de la chaleur et du soufre, un état plastique du caoutchouc en un état élastique et irréversible.

Ce pneu ainsi produit sera fixé sur la jante puis gonflé avec du gaz, air ou azote, sous pression. Ce système était malgré tout peu pratique. En effet en cas de crevaison il fallait démonter le  pneu, opération qui était longue et délicate.

 

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Publié dans:Vie de Lucien |on 17 octobre, 2011 |3 Commentaires »

1921 : l’Union Ornaise

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(document original)

L’Union Ornaise fut un hebdomadaire à 15 centimes le numéro, édité seulement le dimanche de 1920 à 1924.

Il se définit comme un organe républicain démocratique de l’arrondissement de Domfront et de sa région.

Il avait comme ligne éditoriale d’observer l’impartialité la plus stricte et de fournir des nouvelles conçernant le commerce et l’agriculture.

Dans un numéro de 1921 il était possible de trouver les prix suivants:

oeufs 8,5 francs la douzaine (8,79 euros)

beurre 7 francs la livre (7,24 euros)

poulet vieux 3,5 francs le 1/2 kg (3,62 euros)

oie 3,75 francs le 1/2 kg (3,88 euros)

L’Union Ornaise laissait une grande place aux poilus et les articles traitaient de « tout ce qui peut leur être utile ».

Les articles variés étaient centrés sur Domfront, les affaires du tribunal, les naissances, les décés, les mariages mais aussi sur « des nouvelles de partout ».

Dans sa dernière page il y avait comme dans beaucoup de journaux à l’époque un feuilleton: « La vie dans le Passais », mais aussi beaucoup de publicités et ainsi j’ai pu voir que Lucien avait un concurrent avenue de la Gare:  F. Chasse réparateur, vendeur de vélo et d’écrêmeuse.

De cartes de visite, point ne furent retrouvées mais voici le type d’en-tête de facture de Lucien:

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(document original)

Publié dans:Vie de Lucien |on 14 octobre, 2011 |4 Commentaires »

1921 : Automoto

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(document original)

L’entreprise fut créée en 1884. Elle se spécialisa dans la fabrication des pièces détachées et fut pendant plusieurs années le fournisseur de plusieurs marques française pour des cadres, moyeux et pédales.

En 1909, sous la direction de Monsieur Montet, la société prend une nouvelle direction. Elle crée la bicyclette Automoto puis se lance dans une bataille sportive.

La bicyclette Automoto fut sous Lucien Petit-Breton, François Faber (1887-1915),  Emile Engel (1889-1914), 1ère au tour de France de 1909.

En 1914 les qualités de la bicyclette étaient unanimement reconnues et on s’arrachait cette bicyclette à la délicate couleur « violine ».

Pendant la guerre l’usine produisit fusils et obus. En 1919 l’usine employait 4 000 ouvriers et ouvrières. Son directeur fut à l’initiative de la création de coopératives, d’oeuvres de bienfaisance et de cantines.

A partir de 1919 Automoto produisit un vélo dont la conception mécanique sous la houlette de son ingénieur, Monsieur Voilin est remarquable par la douceur des roulements à bain d’huile.

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(extrait de la revue hebdomadaire « La pédale » d’octobre 1923)

 

Les champions vont se succéder:

Henri Pélissier (1889-1935) vainqueur du tour de France en 1923,

Bottechia (1894-1927) vainqueur du tour de France en 1924 et 1925.

En 1923 Automoto lance une petite bicyclette à moteur. En 1925  elle s’essaya à la machine à laver.

En 1947 l’effectif du personnel était de 350 ouvriers avec une production de 35 000 à 40 000 bicyclettes par an.

L’entreprise fut absorbée en 1962 par Peugeot.

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(affiche de 1905 trouvée sur le net)

 

Publié dans:Vie de Lucien |on 9 octobre, 2011 |5 Commentaires »
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