Archive pour la catégorie 'Miscellanees'

1921 : les chemins de fer de l’Etat

1921 : les chemins de fer de l'Etat

 (document original)

 Les chemins de fer de l’Etat (ou réseau de l’Etat) ont été créés par le gouvernement français en 1879. Ce réseau résulte de l’incorporation progressive de petites compagnies tombées en déshérence et en faillite: la Compagnie des chemins de fer des Charentes, la Compagnie des chemins de fer de Vendée, la Compagnie d’Orléans à Châlons-sur-Marne…

A ses débuts en 1880 le réseau est lourdement déficitaire, profil mal traçé, desserte de région agricole peu dense ou peu riche, faible trafic de marchandises ou de voyageurs.

Le 18 novembre 1908 l’Etat rachète la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest et va ainsi ouvrir son activité au 2/3 du trafic voyageurs de la banlieue parisienne. A cette date la totalité des voies utilisables sera de 2 600 kms. Elle détient de plus un des plus grands parcs de locomotives, 120, 030, 230,220 coupe-vent, 220 type nord,131 tender…

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  (locomotive type 120)

 En 1928 Raoul Dautry est nommé à la tête du réseau de l’Etat. Il entreprend de grands travaux de modernisation des infrastructures, reconstruction de gares et ouverture de nouvelles lignes.

En 1929 le réseau de l’Etat se lance dans l’aventure de l’autorail avec la commande de modèles Renault.

En 1931 il prête des sections de la ligne Paris- Chartres pour les essais de la Micheline.

En 1933 un protoype de l’autorail Bugatti assure les liaisons commerciales sur la ligne Paris-Deauville.

En 1937 la ligne Paris-Le Mans va être électrifiée et va devenir un fleuron de modernité avec en plus la commande de 600 nouvelles voitures à voyageurs très confortables.

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(publicité trouvée dans l’Union Vélocipédique de 1914)

  

sites consultés:

http://roland.arzul.pagesperso-orange.fr/etat/materiel/index.htm

http://rail-en-vaucluse.blog4ever.com/blog/index-141963.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Administration_des_chemins_de_fer_de_l%27%C3%89tat

Publié dans:Miscellanees |on 24 novembre, 2011 |5 Commentaires »

1921 : menu du dimanche

Dans les journaux de l’époque comme maintenant, en dernière page il était possible de trouver les petites annonces, les jeux mais aussi des recettes ou plutôt, comme ici, un menu du dimanche:   

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(extrait de l’Univers Illustré)

(source Gallica.bnf.fr)

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(publicité pour Bénédictine 1898)

Publié dans:Miscellanees |on 24 novembre, 2011 |3 Commentaires »

1921 : Landru (suite)

La presse de l’époque de Monsieur Landru osait plus librement la satire, l’ironie et l’humour. Pour preuve ces extraits de journaux de l’époque:

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(première page du « Petit Illustré » du 13 novembre 1921)

(source Gallica.bnf.fr)

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 (extrait du journal « Ouest Eclair » novembre 1921)

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(publicité pour la boisson « Dubonnet »)

(extrait du journal « Ouest Eclair » novembre 1921)

Publié dans:Miscellanees |on 16 novembre, 2011 |5 Commentaires »

1921 : à la une le procés Landru

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Les tueurs en série existaient déjà à cette époque, le plus connu fut certainement Monsieur Landru.

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(extrait de son acte de naissance trouvé dans les archives de Paris)

Henri Désiré Landru est né le 12 avril 1869à Paris dans le XIXème arrondissement. Il se maria à Marie Catherine Remy le 7 octobre 1893 dont il aura 4 enfants.

Vers 1900, il va organiser sa première escroquerie en proposant des bicyclettes à pétrole de sa propre fabrication. Pour cela toute personne interessée se devait d’envoyer pour la commande un mandat du tiers du prix. Evidemment il disparut sans livrer une seule bicyclette.

Les condamnations pour escroquerie vont se succéder mais du fait d’expertises psychiatriques le déclarant « d’un état mental maladif qui sans être de la folie n’est plus du moins un état normal » il sortira trés rapidement de prison.

En 1914 suite à une 4ème condamnation de plus de trois mois, il est déportable à vie au bagne de Guyane. Dans le contexte trouble de la première guerre mondiale il va fuir.

Pour se procurer des revenus Landru, sous le nom de Monsieur Fremiet, va attirer dans ses filets par le biais des petites annonces matrimoniales des femmes seules isolées et possédant quelques économies.

Ce ne fut pas moins de 283 femmes que Landru aborda entre 1915 et 1919. Il fut de se fait surnommé le Barbe Bleue de Gambais.

Il leur fait miroiter le mariage, les invite dans une villa isolée d’abord à Vernouillet puis à Gambais, les tue, incinère une partie de leur corps, en enterre certaines dans les bois ou jette leurs restes dans les étangs avoisinants.

Il sera arrêté le 12 avril 1919 pour escroquerie, en fuite de son quatrième jugement, et abus de confiance.

Ce n’est qu’en mai 1919 que lui seront attribués les faits d’homicides volontaires avec préméditation sur 11 femmes.

Il niera tout au long du procés ces accusations. Le procés ne démarrera que le 8 Novembre 1921 sous la présidence de Monsieur le Président Gilbert, son défenseur sera Maître Moro-Giafferi.

C’est au terme de 3 semaines de procés, aprés avoir entendu 150 témoins, écouté l’éloquence provocatrice de Landru « Montrez moi les cadavres !

Si les femmes que j’ai connues ont quelques choses à me reprocher, elles n’ont qu’à déposer plainte! » que le jury va condamner le 1er décembre Landru à la peine de mort pour le chef d’accusation de meurtre sur 8 femmes.

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(photo du procés agence Meurisse)

(source gallica.bnf.fr)

Il sera  guillotiné à Versailles par le bourreau Deibler le 25 février 1922 à 5h10 du matin.

Publié dans:Miscellanees |on 15 novembre, 2011 |4 Commentaires »

1921: 11 novembre 1921

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Madame et Monsieur Millerand déposant une gerbe sur la tombe du poilu inconnu.

(photo agence Meurisse)

(source gallica.bnf.fr)

 Alexandre Millerand (10 février 1859-7 avril 1943) fut élu député d’extrême gauche de la Seine en 1885.

Il fit signer entre autres des décrets qui réglementent et réduisent le temps de travail tout en garantissant un temps de repos hebdomadaire.

En 1920 il fut nommé Président du Conseil et Ministre des Affaires Étrangères. Après la démission du Président de la république Paul Deschanel il lui succèdera jusqu’en 1924.

Il sera ensuite sénateur de la Seine de 1925 à 1927 puis de l’Orne jusqu’en 1943.

Publié dans:Miscellanees |on 13 novembre, 2011 |2 Commentaires »

1921 : le transport ferroviaire

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(document original)

L’histoire des chemins de fer français débute le 26 février 1823 avec l’ordonnance du roi Louis XVIII. Il s’agit de l’ouverture de  la ligne Saint-Etienne-Andrezieux,longue de 23 kilomètres, concédée à perpétuité à Messieurs Beaunier et de Gallois pour le transport de la houille. A l’époque les wagons étaient tractés par des chevaux. Les premiers voyageurs ne seront transportés qu’en 1837 sur la ligne Paris-Saint-Germain-en-Laye. 

A la fin de l’année 1841 la France compte 319 kilomètres de voies exploitées contre 2 521 kilomètres pour l’Angleterre, 627 kilomètres pour l’Allemagne et 378 kilomètres pour la Belgique. Le 11 juin 1842 la loi relative à l’établissement des grandes lignes de chemin de fer fixe le régime des chemins de fer et crée un modèle de partenariat unique public-privé.

L’Etat est propriétaire des terrains choisis pour le tracé des voies, finance la construction des infrastructures (ouvrages d’art, bâtiments…). Les compagnies privéesconstruisent les superstructures (voies ferrées, installations …), investissent dans le matériel roulant, disposent du monopole d’exploitation sur les lignes. Il y a alors développement rapide du réseau avec de grandes lignes au tracé en étoile centré sur Paris (Etoile de Legrand), puis des lignes transversales et secondaires.

Le réseau est partagé alors en six grandes compagnies privées: la compagnie du Nord, la Compagnie de l’Est, la compagnie du chemin de fer Paris-Lyon-Méditerranée, la Compagnie du chemin de fer Paris-Orléans, la Compagnie du chemin de fer du Midi, la Compagnie de l’Ouest, et deux compagnies d’Etat: réseau de l’Etat, réseau ferroviaire d’Alsace-Lorraine. Il persistera de plus jusque dans les années 1930 quelques réseaux d’intêret local qui disparaîtront, victimes de leur lenteur et de la concurrence routière.

C’est le 1er janvier 1938 qu’une société anonyme d’économie mixte détenue à 51% par l’état voit le jour: la Société Nationale des Chemins de Fer Français (SNCF).Elle va être chargée d’exploiter tous les réseaux des anciennes compagnies.

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(carte postale de la gare de Domfront trouvée sur le net)

Publié dans:Miscellanees |on 12 novembre, 2011 |Pas de commentaires »

1921 : la Société Générale

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(document original)

Elle fut fondée par un groupe d’industriels dont Paulin Talbot et des membres de la famille Rotschild sous le Second Empire, le 4 mai 1864. Son but était de favoriser le développement du commerce et de l’industrie en France. En 1870 la banque possède 32 postes en province et 15 à Paris. En 1889 malgré le marasme économique la Société Générale poursuit son développement et possède 148 guichets. A partir de 1894 la banque se structure comme un grand établissement de crédit moderne.

Ses fonctions sont multiples: collecter les dépôts des entreprises et des particuliers, fournir des crédits d’exploitation à court terme aux industriels et négociants, effectuer des placements de titre pour le grand public, emprunts français et russe.

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(image trouvée sur le net)

Cette diversification s’accompagne d’une expansion de l’actionnariat qui passera de 14 000 en 1895 à 122 000 en 1913. Dans les années 20 la Société Générale devient la première banque française, embellie de courte durée. La banque  sera marquée par le repli des affaires durant les années 30. Après la deuxième guerre mondiale la Société Générale est nationalisée.

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(publicité trouvée dans l’almanach du Petit Parisien de 1920)

Publié dans:Miscellanees |on 29 octobre, 2011 |4 Commentaires »

1921 : mandat carte

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(document original)

En 1603 la Poste royale devient un service public de l’État.

Les premiers mandats d’argent datent de 1815, le receveur des postes chez qui était déposés les fonds les conservait en caisse et tirait une lettre de change transmise à l’expediteur. Ce mandat prenait le nom de reconnaissance (ancien mandat lettre).

A  partir de 1817 le bureau destinataire effectue le paiement sur ses fonds propres sur présentation de la reconnaissance à condition que le receveur soit en possession de la lettre d’avis.

En 1876 le mandat carte est institué. Son support est une simple carte postale distribuée au destinataire qui venait se faire payer au guichet de la poste. Le paiement à domicile a été instauré en 1891 dans les communes sans bureau de poste.

En 1918 la poste crée le  chèque postal et le centre des chèques postaux pour la gestion des comptes.

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(trouvé sur le net)

Pour le timbre de cette carte il s’agit d’un Merson représentant la République assise, gardienne de la paix. Ils furent dessinés par Luc Olivier Merson et émis à partir de 1900 puis retirés de la vente dans les années 1920.

Ils furent les premiers timbres bicolores utilisés en France avec impression des couleurs en deux fois violine et bleu de 60 centimes, soit 0,62 euros pour celui-ci. Ils furent souvent utilisés pour de fortes valeurs faciales .

Publié dans:Miscellanees |on 20 octobre, 2011 |9 Commentaires »

1921 : histoire du pétrole (suite)

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(document original)

L’industrie pétrolière naît en Roumanie en 1857 avec la première raffinerie qui alimenta les 1 000 lampes de l’éclairage public de Bucarest.

C’est en 1859 que l’industriel américain Edwin Drake fore le premier puits de pétrole à Titusville en Pennsylvanie pour le compte de la société Pennsylvania Rock Oil Company.

Ils vont extraire à cette époque 274 tonnes pour l’année (1 tonne = 7 à 9 barils; 1 baril = 159 litres).

A titre indicatif, en 2007, la production quotidienne mondiale était de 83 millions de barils.

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Ce n’est qu’en 1885 que le chimiste américain Benjamin Silliman Jr. (1816-1885) va, à la suite de son père, séparer les produits du pétrole: goudrons, lubrifiants, naphta, solvants pour la peinture, essence pour détacher.

Il faudra attendre encore 1872 et George Brayton (1830-1892) pour imaginer un carburant efficace qui utilise le pétrole.

En 1905 Henry Ford va lancer la production de masse de l’automobile et ainsi ouvrir le marché des carburants liquides.

A l’époque de Lucien l’utilisation du pétrole était certes pour le cyclotracteur et la motocyclette, mais aussi et surtout pour l’éclairage. Les lampes à pétrole ont été inventées par Ignacy Lukasiewicz en 1853. Elles étaient constituées d’un réservoir de pétrole dit lampant et d’une mèche. Le pétrole montait vers un bec par le système de capillarité.

Le pétrole était vendu en bidon de 5 litres sous la marque Saxoleine. Les bidons étaient consignés.

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Publié dans:Miscellanees |on 15 octobre, 2011 |3 Commentaires »

1921 : Poulbot

Au détour de mes recherches sur l’époque de Lucien une signature a attiré mon attention, celle de Poulbot.

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Francisque Poulbot, né à Saint-Denis en 1879 et mort à Paris en 1946, fut illustrateur, dessinateur, affichiste et goguettier.

Il était appelé « le père des gosses » du fait de son engagement envers les enfants. Ses dessins étaient les témoins de la misère des enfants mais aussi de leur débrouillardise.

A partir de 1900 ses dessins commencent à être publiés dans la presse.

Réformé en 1915 il signera des affiches et des cartes postales patriotiques, ce qui lui vaudra à la seconde guerre mondiale d’être assigné à résidence lors de l’occupation allemande.

Il s’associe en 1920-1921 à la création de la République de Montmartre avec A. Willette, Forain et N. Neumont. Il propose, face à l’invasion du modernisme, de créer de façon pacifique un mouvement d’orientation réactionnaire pour l’époque.

Dans leur action on peut citer l’ouverture d’un dispensaire rue Lepic à Paris pour les enfants nécessiteux, l’organisation des « arbres de Noël« , fêtes, spectacles, cadeaux pour les enfants des rues et les petits malades de l’Hôpital Bretonneau.

Ils oeuvreront à la sauvegarde d’espaces verts, « le square de la liberté » destiné aux enfants de la Butte.

Sous le parrainage de Fernandel et Mistinguett en 1934 ils feront renaître des ceps de vigne de la Butte .

Le terme « les Poulbots« , néologisme, a été créé en référence à ses nombreuses illustrations du titi parisien, les gamins des rues.

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Publié dans:Miscellanees |on 6 octobre, 2011 |3 Commentaires »
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