Archive pour le 25 octobre, 2014

1924 : Haarmann, le boucher de Hanovre

1924 : Haarmann, le boucher de Hanovre

(extrait du journal le « Petit Parisien »)

Né le 25 octobre 1879 Friedrich, dit FritzHaarmann était le 6ème enfant d’une famille pauvre de Hanovre. Après un cursus scolaire et un apprentissage en SERRURERIE1924 : Haarmann, le boucher de Hanovre dans Miscellanees arrow-10x10 interrompu il est inscrit à 16 ans à une école de sous-officiers dont il sera exclu suite à des signes de troubles mentaux.

Il fut interné à l’hospice de Hildesheim suite à des « comportements impudiques » (homosexualité) sur les enfants de son voisinage. Il sera alors diagnostiqué pour « débilité congénitale incurable« . Il s’échappera de l’hospice à plusieurs reprises.

Au terme d’une fuite vers la Suisse et d’un retour sur Hanovre la police lui décerne étrangement un certificat d’intégrité.

Après la première guerre mondiale la vie est très difficile en Allemagne, une vraie débâcle politique et sociale. La misère atteint toutes les classes de la société. Une simple miche de pain coûte plusieurs milliards de reichsmarks.

Avec son statut d’indicateur de la police il va, nuit après nuit, attirer des jeunes hommes isolés à son domicile, leur proposant un lit et de la nourriture, puis les violer et enfin les tuer.

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(extrait de la bande dessinée »Haarmann, le boucher de Hanovre » d’Isabel Kreitz et Peer Meter (2011))

Après la découverte dans la Leine de centaines d’os, ainsi que des dizaines de plaintes déposées contre Haarmann et une accusation pour « fornication contre nature« , il sera arrêté le 23 juin 1924.

Le procés débutera le 4 décembre 1924 dans une salle comble où plus de 178 journalistes auraient aimé entrer. Seulement 25 eurent une accréditation. Le succés du procès imposa de vendre des cartes d’entrée valables pour une heure seulement.

Les accusés:

Fritz Haarmann parait avoir trente ans à peine, avec un regard timide, une lippe lourde et charnue.

Hans Grans, ami et confident de Fritz, parait plus jeune encore, d’aspect plus débile. Il ne laisse aucun doute sur son essence crapuleuse. C ‘est lui qui a la tête d’un assassin, tandis que son maître ne fait penser qu’à un gros garçon sans malice.

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Haarmann reconnaît 16 assassinats alors qu’il est accusé d’en avoir commis 27 et que l’accusation le suspecte d’en avoir commis plus de 52.

Le professeur Schultz, psychiatre, après avoir observé l’accusé pendant 6 semaines le déclare, malgré sa nervosité extrême, responsable de ses actes d’un point de vue pénal.

Son mode opératoire était toujours le même, il mordait à la gorge ses victimes et serrait de toute la force de sa mâchoire. Il ne découpait les corps qu’une fois refroidis. Les pauvres hardes étaient vendus à la femme Engel, sa voisine.

A la question: « Qu’avez-vous fait des cadavres? » Haarmann répond d’une voix nasillarde, indistincte et monotone: « Je découpais les corps, je faisais des paquets avec les gros os, je les jetais les uns après les autres dans la Leine par la fenêtre ».

Il hachait, découpait la viande et la répartissait dans des boites puis vendait celles-ci en contrebande.

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(extrait de la bande dessinée »Haarmann, le boucher de Hanovre » d’Isabel Kreitz et Peer Meter (2011))

Dans le prétoire le Président fait exhiber les pièces  à conviction présentées par l’accusation:

le lit de camp qui meublait la chambre de la rue Neuve, le hachoir à viande, le COUTEAU DE CUISINEarrow-10x10 dans Miscellaneesune photographie et un veston de l’écolier Fritz Rothe, tué en septembre 1918, la casquette conique de l’élève Ernest Ehrenberg, une paire de bretelle et un gilet du commis Henri Satruss, le pantalon et la besace du SERRURIERarrow-10x10 Ernest Spicker, mort en janvier 1924.

Le verdict de culpabilité fut rendu le 19 décembre 1924, le condamnant 24 fois à la peine de mort. La sentence fut exécutée (une seule fois!)  le 15 avril 1925 à Hanovre.

En plus de « M le Maudit » (1931) de Fritz Lang, en partie inspiré de ses crimes, deux films lui furent directement consacrés: « La Tendresse des Loups » (1973) de Ulli Lommel et « L’Homme de la Mort » (1995) de Romuald Karmakar.

Publié dans:Miscellanees |on 25 octobre, 2014 |1 Commentaire »

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