Archive pour février, 2014

1924 : premier pas Dunlop

1924 : premier pas Dunlop

(document original)

La course « le premier pas Dunlop » en cette année 1924 comportera 65 éliminatoires le 2 et 9 mars, 15 demi-finales le 16 mars et une finale le 23 mars.

Cette course est réservée aux cyclistes n’ayant participé à aucune autre course c’est-à-dire ne possédant même pas de licence de coureur.

La distance des parcours des éliminatoires comme des demi-finales et de la finale ne dépasse pas 60 kilomètres et n’est pas inférieure à 45 kilomètres.

La fermeture du contrôle d’arrivée dans chacune des courses se fera une heure après l’arrivée du premier coureur.

Chaque éliminatoire ne comprendra pas plus de 200 coureurs.

Les cinq premiers de chaque éliminatoire seront qualifiés pour la demi-finale.

Tous les coureurs qualifiés pour la demi-finale recevront une indemnité équivalente au trajet aller-retour en train en 2ème classe de leur lieu de résidence à la ville de la demi-finale.

Les dix premiers de chaque demi-finale seront qualifiés pour la finale.

Les coureurs qualifiés pour la finale recevront une indemnité représentant le billet de train en 2ème classe de leur lieu de résidence à Versailles et une indemnité pour leurs frais de séjour.

Les prix:

Pour les demi-finalistes: la fourniture gratuite de deux boyaux Dunlop et au premier des deux finalistes Dunlop assurera l’entretien de ses boyaux pour l’année 1924.

Les finalistes recevront une bicyclette au choix parmi les marques Aiglon, Alcyon, Automoto, Griffon, La Française, Peugeot.

Et au final le premier recevra un chronographe en or Aural, les deuxième, troisième et quatrième, une montre bracelet en argent Aural, les cinquième, sixième et septième, un porte-plume plaqué or Waterman, les huitième, neuvième et dixième, un porte-mine en argent Eversharp.

                

beauvais-peloton-premier-pas-dunlop-9-mars-1924 

                                                     

(arrivée à Beauvais le 9 mars 1924)

Publié dans:Vie de Lucien |on 19 février, 2014 |5 Commentaires »

1924 : curiosité

1924 : curiosité

(extrait du journal « Ouest-Eclair » du 10 fevrier 1924)

  

Il était tellement peu connu à l’époque que les journalistes ne savaient pas encore écrire son nom correctement…

Hitler était encore « Hittler » et le « national socialisme » était encore le « social nationalisme ».

Publié dans:Miscellanees |on 16 février, 2014 |8 Commentaires »

1924 : grotte de Montespan

 

1924 : grotte de Montespan

(extrait du journal « Ouest-Eclair » du 5 février 1924)

La découverte de la grotte de Montespan est due à l’exploit d’un sportif Norbert Casteret, ancien champion du 110 mètres haies et ancien trois quart de l’équipe de rugby des Harlequins. Il fut certainement le précurseur de la spéléologie moderne.

Henri Begouen, archéologue, décrit son aventure ainsi:

« ... avec beaucoup d’audace, obligé de se mettre à l’eau et même de plonger sous une voûte mouillante, il découvrit à 100 mètres de la sortie d’eau une galerie sèche dont les parois sont recouvertes de gravures et de peintures… »

 

img_0324.jpg

(entrée de la grotte)

Cette découverte fut spectaculaire par la présence de modelages en argile: un ours sans tête, accroupi, à l’arrière train large et ramassé de 1 mètre 10 de long sur 0,6 mètre de haut. Au sol, au niveau de la tête, le crâne d’un ourson. Mais aussi trois chevaux, des félins. Les corps de ces animaux sont criblés de coups de sagaies. Ces statues datant du paléolithique supérieur, soit 35 000 à 10 000 ans avant JC, sont les plus anciennes statues d’argile modélées découvertes à ce jour.

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On retrouve aussi dans les parois l’emplacement d’où fut extrait l’argile ainsi que des boules de préparation pour le modelage.

 Les parois fournissent en peintures et gravures des scènes de chasse, des bouquetins, des chevaux, des bisons mais aussi des traces de griffures d’ours, de pieds et de mains d’origine humaine.

La grotte ornée semble avoir été dédiée aux rites chamaniques de la chasse et avoir servi aussi d’habitât. 

Le nom de la grotte provient de la rivière qui va traverser sur 1,2 kilomètre la colline, créant alors grottes et gouffres. C’est par le passage de deux siphons successifs que Norbert Casteret va atteindre les galeries.

montespan-photo02.jpg

Dés 1924 la grotte sera déclarée monument historique sous la dénomination « Souterrain de Hountaou » et fermée en 1985 par mesure de protection. Seuls maintenant les archéologues peuvent atteindre ces découvertes.

Publié dans:Miscellanees |on 15 février, 2014 |1 Commentaire »

1924 : gâteau trapistine

1924 : gâteau trapistine

(extrait du journal « Ouest-Eclair » du 7 février 1924)

 

DSCN5485.jpg

au four à 150°, un petit peu moins de beurre que sur la recette d’origine 200 grammes seulement !!!

Publié dans:Miscellanees |on 9 février, 2014 |4 Commentaires »

1924 : Bernard-Moteurs

1924 : Bernard-Moteurs

(document original)

La société « Bernard-Moteurs » fut créée par Auguste Bernard à Suresnes en 1920 et acquit rapidement une grande notoriété grâce à la qualité de ses produits sans équivalence alors sur le marché agricole et industriel.

Elle produira 103 moteurs en 1920 et 10 000 en 1939.

pub-ouest-eclair-29-09-1928.jpg

(Publicité trouvée dans le journal « l’Ouest-Eclair » de novembre 1928)

 

« Bernard-Moteurs » va construire des moteurs compacts, facilement transportables (moteur sur brouette) dont le refroidissement à l’eau va faire corps avec le reste du moteur grâce à un radiateur ventilé par un volant à ailettes

La société s’associera en 1924 avec « Guinard »pour la fabrication des motopompes.

En 1929 elle rachète la société « CL Conord ».

En novembre 1934 Auguste Bernard décède. Son entreprise est reprise par Frédéric Bernard, son frère, comme président du conseil d’administration et Jacques Bernard, son fils, comme administrateur.

En 1941 la société rachète le département « moteurs thermiques » de la société « Japy« .

En 1972 la société Bernard est rachetée par la Régie Nationale des usines Renault.

Les moteurs servaient à beaucoup d’utilisation: moulin à farine, écrémeuse, baratte, tracteur, scie, compresseur, pompe à eau…

La gamme D des moteurs agricoles, produite à partir de 1920, comprenait des moteurs fixes mono-cylindriques fonctionnant à l’essence.

La gamme comportait 3 modèles:

le D1: 3 cv à 950 tr/mn sur un cylindre 75 mm d’alesage, le D2: 8 cv à 825 tr/mn sur un cylindre de 100 mm d’alesage pour un poids de 273 kilos, le D3: 15 cv pour 135 mm d’alesage.

moteur-Bernard-D3.jpg

(moteur D3)

bernard-moteur-mandat-1924.jpg

(document original)

 

 

Merci à François Barral de Longeville-sur-Mer,  passionné de moteur qui a écrit un livre sur les moteurs Bernard:

francoisbarral85@orange.fr

Publié dans:Vie de Lucien |on 5 février, 2014 |4 Commentaires »

1924 : Mathis (suite et fin)

1924 : Mathis (suite et fin)

(document original)

 

En 1925 la 10 CV « GM » bat le record d’endurance avec 30 000 kilomètres en 30 jours, les seuls arrêts étant les changements de pilote et le remplissage du réservoir d’essence.

30-000km-en-30-jours.jpg

Le slogan publicitaire de la société devient:   »Le poids, voilà l’ennemi »

En 1925 Mathis essaye sans succès de conquérir le marché américain. 

En 1927 apparaît sur le modèle « SMY » une flamme ornant le bouchon du radiateur. Ce bouchon faisant penser à la flamme olympique et appelé « Flamme Mathis  » sera monté sur toutes les voitures à la fin de l’année 1928.

la-flamme-mathis.jpg

 

Entre les années 1930 et 1934 c’est la valse des modèles avec des pièces interchangeables, bielles, piston, soupape, adaptés pour 4, 8 ou 9 CV. Les chaînes de la Meinau vont employer directement ou indirectement entre 12 000 et 15 000 personnes. De la chaîne de plus de 850 mètres de long sortiront les « HYM », « HYP », « FOH », « EMY 4″…

 Entre 1928 et 1934 les usines « Mathis » produiront aussi des véhicules utilitaires et industriels avec des charges utiles entre 400 et 4500 kilos.

Mathis sera le quatrième producteur français d’automobile derrière Peugeot, Citroen et Renault.

Durant la guerre 1939-45 Emile Mathis déménage ses usines de la Meinau vers Athis-de-l’Orne. Puis il émigrera en Amérique où il ouvrira une entreprise sous le nom de « Matam » et produira des obus de D.C.A. 

Après la guerre les usines de Strasbourg et de Gennevilliers serviront au montage de camions, tracteurs, accessoires agricoles, moteurs d’avions, deux voitures révolutionnaires (la V.E.L.333 et la 666), une jeep, un scooter, des fers à repasser électriques et à vapeur.

La société  disparaîtra progressivement suite à faillite et liquidation judiciaire entre 1953 et 1956. Les usines seront cédées à Citroën.

La société « Mathis S.A. » ne sera radiée des registres du commerce qu’en 1982 suite au décès de la deuxième Madame Mathis.

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sources:

 http://www.club.mathis.free.fr/

 wikipedia

 http://www.mathis-auto.com/Page01-Presentation-histoire.htm

 

 

Publié dans:Vie de Lucien |on 3 février, 2014 |Pas de commentaires »

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