Archive pour mars, 2013

Sarah Bernhardt et la publicité

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extrait du « Petit Parisien » du 16 mars 1923)

 Image du Blog babethhistoires.centerblog.net

Publié dans:Miscellanees |on 30 mars, 2013 |4 Commentaires »

26 mars 1923 : mort de Sarah Berhnardt

26 mars 1923 : mort de Sarah Berhnardt

(extrait du journal « Le Petit Parisien » du 27 mars 1923)

Née à Paris le 25 septembre 1844 Sara Marie Henriette Bernhardt se destinait à la vie monacale quand le Duc de Mornay la fit entrer au Conservatoire d’où elle ressortit après avoir obtenu un deuxième prix dans «Zaïre» de Voltaire.

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(extrait de son acte de naissance issu des Archives de Paris)

Elle débuta au Théâtre Français dans «Iphigénie» de Racine en Septembre 1862 et fut alors considérée par un critique comme «insignifiante». Elle en est renvoyée en 1866 après avoir giflé la sociétaire.

Elle songea alors à quitter le théâtre pour tenir un magasin de confiserie.

Après un séjour en Espagne elle fit un retour éblouissant le 14 janvier 1869 à l’Odéon dans «Le Passant» de François Coppée.

Son physique ne laissait pas indifférent:

« …cheveux ondés et crespelés naturellement en tignasse idéale, en divine crinière de déesse, ses yeux bleus foncés, longuement fendus et ordinairement langoureux mais s’éveillant et sautillant comme des diamants noirs, la prunelle excessivement petite qui lorsqu’elle jetait un mot ironique semblait se jeter hors de l’œil et vous percer… le menton bien arrêté, la bouche aux lèvres rouges très fines qui laisse voir d’éblouissante dents blanches…»

(« Le Petit Parisien » du 27 mars 1923)

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(extrait du « Monde Illustré » du 31 mars 1923)

Elle joua au Gymnase, à la Porte Saint-Martin. Elle dirigea la Renaissance, l’Ambigu et en 1899 l’ancien Théâtre des Nations auquel elle donna son nom.

Elle possédait une infatigable curiosité et une incessante soif de poésie. Tout en demeurant une fidèle interprète des grands disparus elle aimait faire découvrir des talents inconnus qui devinrent des talents respectés.

Elle jouera de grands noms du répertoire français: Racine, Victor Hugo, Edmond Rostand, Victorien Sardou, Sacha Guitry. Elle sera tour à tour Jeanne d’Arc, la reine de Ruy Blas, la frustre Jeanne Doré, Andromaque, Hermione, Sainte-Thérèse d’Avila, La Tosca…

En mai 1900 Sarah Bernhardt joue pour la première fois «L‘Aiglon» d’Edmond Rostand. 

 

Reconnue sur tous les planches du monde, sa voix enchanteresse et ses intonations martelées acclamaient la langue, la pensée et la littérature de la France.

«Elle avait le don de tout élever»

(extrait du  »Petit Parisien » du 27 mars 1923.)

Sa devise, «Quand même», est un rappel à son audace et à son mépris des conventions.

Fantasque dans sa jeunesse, elle apparut tour à tour peintre, sculpteur, critique d’art, aéronaute. Elle alla même jusqu’à apparaître apprenant ses textes dans un cercueil doublé de satin blanc.

Elle fut décorée de la Légion d’honneur par le Ministre des Beaux Arts, Monsieur Viviani, en 1914.

Le 12 mars 1915, à 70 ans, elle est amputée de la jambe droite. Refusant une prothèse elle visita en 1916 les « Poilus », ce qui lui valut le surnom de «Mère La Chaise», et joua encore, assise, « Athalie » de Racine en 1920.

Surnommée «la voix d’or» Sarah Bernhardt meurt le 26 mars 1923 dans les bras de son fils Maurice. Le monde du théâtre après avoir perdu Réjane et Coquelin perd sa plus pure et sublime interprète. Elle était l’incarnation du théâtre français. La « Mère La Chaise » sera inhumée… au cimetière du Père-Lachaise !

Elle fut décrite ainsi dans « Le Monde Illustré » du 31 mars 1923:

«Ce nom seul demeurait synonyme d’art et de beauté… Sarah Bernhardt s’est installée dans une gloire si lumineuse que son rayonnement, constamment alimenté par de nouvelles révélations, devait s’accroître jusqu’au seuil de la mort même…»

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Publié dans:Miscellanees |on 26 mars, 2013 |1 Commentaire »

Tarif-Album : curiosités

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L’ »hirondelle » passe-partout pour femme.

Publié dans:Miscellanees |on 25 mars, 2013 |1 Commentaire »

1923 : manufacture des armes et cycles de Saint-Etienne

1923 : manufacture des armes et cycles de Saint-Etienne

(document original)

L’entreprise fut créée par les associés Etienne Mimard (1862-1944) et Pierre Blachon en 1885.

Leur réussite s’est appuyée sur l’audace de leurs produits innovants et leurs qualités.

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(extrait du catalogue de 1905)

L’entreprise « Manufacture Française d’Armes et de Cycles de Saint-Etienne » fut connue dès 1887 avec la sortie de son fusil «L’Idéal», fusil sans chien, mais d’autres armes vinrent conforter la renommée de la maison: Simplex, Robust, Rapid, Buffalo…

Mais son image d’entreprise d’excellence fut aussi dans d’autres domaines, les cycles avec la fameuse marque « Hirondelle », les machines à coudre  « Omnia« , la coutellerie…

L’ »Hirondelle » deviendra la bicyclette attitrée des gendarmes, valant à ces derniers d’être eux-mêmes surnommés « les hirondelles ».

1923 : manufacture des armes et cycles de Saint-Etienne dans Vie de Lucien hirondelle-1910-300x213

(extrait du « Tarif-Album » de 1910)

L’usine va s’agrandir au fur et à mesure de sa notoriété. En 1892 un gigantesque hall d’administration va voir le jour, organisé à l’américaine, avec au rez-de-chaussée la publicité, la comptabilité et le service achat et au premier étage, dans les galeries, les services commerciaux qui vont gérer de 8 à 10 000 lettres par jour dont 5 à 6 000 commandes.

Les premiers ateliers à toit en dents de scie seront construits à Villeboeuf en 1893.

Une centrale énergétique verra le jour en 1902 en remplacement des machines à vapeur fonctionnant au charbon.

La manufacture construira entre 1916 et 1928 une des premières usines à étages avec des poutrelles métalliques, rue Lassaigne.

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A la mort de Pierre Mimard en 1944 la société, fondée comme une société en commandite par actions, se retrouve sous la direction de la ville de Saint-Etienne devenue actionnaire majoritaire avec un capital de 60 millions de francs.

L’entreprise changera de nom en 1947 et deviendra «Manufrance ».

Dès la fin du XIXème siècle l’entreprise propose des congés payés avec appointements, une caisse d’assurance maladie, un dispensaire médical et un cercle de réunion pour les ouvriers.

Entrepreneur emblématique du XIXème siècle Etienne Mimard avait fait modifier les claviers des machines à écrire de l’entreprise afin que les dactylos formées chez lui ne puissent travailler ailleurs.

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L’entreprise, par son esprit de création et d’innovation, va révolutionner les ventes en produisant le fameux «Tarif-Album », 1er catalogue de vente directe par correspondance en 1887 qui deviendra par la suite « le catalogue Manufrance » en 1973. Mais aussi en éditant un mensuel « le Chasseur Français », promoteur des traditions culturelles françaises.

Ce fameux « Tarif-Album » proposera à la vente: livres, outillage, quincaillerie, articles de pêche, materiel de photographie, tout pour les voyages, les sports, les jeux, les armes et les articles de chasse, les machines à coudre, les machines à écrire, les cycles… sur plus de 450 pages en 1905.

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(extrait du « Tarif-Album » de 1905)

Sa devise était «Bien faire et le faire savoir».

En 1979 la société Manufrance est placée en règlement judiciaire et liquidée. 1875 employés vont ainsi se retrouver au chômage.

 Pour accéder aux archives officielles de la manufacture:

http://www.loire.fr/jcms/c_819765/manufrance-nous-devoile-ses-archives

Un  »Tarif-Album » en ligne de 1905:

http://www.bm-st-etienne.fr/simclient/integration/MANUSCRITS/dossiersDoc/voirDossManuscrit.asp?INSTANCE=EXPLOITATION&DOSS=BKDD_1970672#

Publié dans:Vie de Lucien |on 24 mars, 2013 |1 Commentaire »

1923 : calibre 16

1923 : calibre 16

(document original)

 

Le calibre 16 fut avant 1970 une des munitions les plus couramment employées pour le fusil de chasse.

Le chiffre 16 correspond au nombre de balles rondes que l’on peut fabriquer avec une livre ancienne de plomb (mesure anglaise correspondant à 489,5 grammes).

Le diamètre des canons des armes chargées en calibre 16 était de 16,8 millimètres.

La longueur de la cartouche (culot + douille) varie entre 65 et 70 millimètres.

Le calibre est un nombre qui décroit avec l’augmentation du diamètre du canon. Ainsi le calibre 12 a besoin d’une arme donc le diamètre du canon (18,5 millimètres) est supérieur à celui du calibre 16.

 

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Publié dans:Vie de Lucien |on 21 mars, 2013 |Pas de commentaires »

1923 : cuisine

1923 : cuisine

(extrait du journal « Ouest Eclair » du 15 mars 1923)

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Je m’y suis essayée….

A cet ordinateur il ne manque que les odeurs… fabuleuses…

Publié dans:Miscellanees |on 17 mars, 2013 |1 Commentaire »

1923 : cale-pieds

1923 : cale-pieds

(document original)

Paires de cale-pieds sans courroies 4,45 francs,

avec courroies 9,25 francs.

Les cale-pieds et les courroies sont indispensables pour les cyclotouristes.

Ils permettent un placement idéal du pied sur la pédale. Ainsi la partie la plus large du pied se situe au niveau de l’axe de rotation de la pédale. Le pédalage ne se fait ni avec le talon ni avec le bout du pied. Ainsi le pied fixé permet d’accroître la puissance du pédalage.

La courroie qui fixe le pied sur la pédale évite au pied de glisser mais peut être source d’accident lors d’arrêt brutal.

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(extrait du catalogue Grillon de 1912)

(cale-pieds sans courroies)

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(extrait du catalogue Grillon de 1912)

(cale-pieds avec courroies)

Publié dans:Vie de Lucien |on 16 mars, 2013 |3 Commentaires »

1923 : contrôleur de pression

1923 : contrôleur de pression

(document original)

1 contrôleur de pression (un manomètre) à 6,25 francs, soit 6,20 euros

Le manomètre de contrôle de pression est un manomètre de type Bourdon.

Eugène Bourdon, horloger ingénieur né à Paris en 1808 et mort en 1889, breveta ce système en 1849 sous le 1BB8486. Sa sensibilité, sa précision et sa régularité dans les mesures firent tout le succès de ce manomètre de mesure. Il reçut même une médaille d’or à l’Exposition Universelle de 1849.

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(extrait du brevet de 1849)

(trouvé sur le site http://bases-brevets19e.inpi.fr/index.asp)

Edward Ashcroft racheta les droits d’exclusivité pour les Etats Unis en 1852.

En 1875 le brevet de Monsieur Bourdon expire, c’est la compagnie allemande Schaeffer and Budengerg Co qui fabriquera ce manomètre pendant les décennies à venir.

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A l’intérieur du manomètre on trouve un tube cylindrique,  dont l’une des extrémités est pincée, et dont l’autre, au travers d’une valve, va être mise en contact avec l’objet à mesurer. Lorsque le robinet est ouvert, en contact avec l’air ambiant, l’extrémité de l’aigûille s’arrête au numéro 1.

Lorsque la pression augment le tube s’aplatit et se déroule. Ce mouvement du tube est transmis par un système d’engrenage à une aigûille qui va parcourir alors les diverses visions de l’écran.

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(trouvé sur un site marchand: manomètre Michelin de 1920)

Voici en plus quelques valeurs de pression de pneu de voitures recommandées par Michelin en 1907:

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Publié dans:Vie de Lucien |on 12 mars, 2013 |Pas de commentaires »

1923 : arbre à cames

1923 : arbre à cames

(document original)

Un arbre complet pour vélomoteur à 35 francs, soit 34,74 euros.

L’arbre à cames est un dispositif mécanique qui permet de transformer un mouvement rotatif en mouvement longitudinal.

Les premières traces sont retrouvées en Grèce antique puis, vers le XIIème siècle, dans les moulins à eau qui effectuaient des opérations comme le tannage des peaux.

Lors du développement des moteurs à combustion il est une pièce essentielle. Il commande l’ouverture des soupapes en transformant le mouvement rotatif issu du moteur en mouvement longitudinal actionnant les soupapes. L’arbre est entraîné par une chaîne, des pignons ou une courroie crantée.

Image du Blog babethhistoires.centerblog.net

(arbre à cames)

Explication simplifiée pour les néophytes comme moi…

Quand l’axe de cette tige pivote (mouvement rotatif) les cames, qui sont ces pièces en forme de larmes, actionnent des pistons (pièces jaunes).

Image du Blog babethhistoires.centerblog.net

Publié dans:Vie de Lucien |on 10 mars, 2013 |3 Commentaires »

1923 : mode

Image du Blog babethhistoires.centerblog.net

Image du Blog babethhistoires.centerblog.net

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Publié dans:Miscellanees |on 3 mars, 2013 |1 Commentaire »
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