1923 : rustines

1923 : rustines

(document original)

3 pochettes de rustines à 1,15 francs, soit 1,14 euros la pochette.

La rustine est une petite pièce destinée à obturer un trou dans une chambre à air ou tout autre objet gonflable afin de le réparer.

C’est Louis Rustin qui en est l’inventeur.

Né en 1886 Louis Rustin entra dans le monde des affaires en ouvrant son atelier de rechapage à Paris dans le XIIème arrondissement en 1903.

Sportif passionné Louis Rustin découvre les aléas de la conduite à vélo sur les mauvaises routes de France.

En 1908, associé à Jean Larroque, il crée une bande de cuir à coller à l’intérieur de l’enveloppe des pneumatiques.

En 1921 il dépose le brevet de la petit rondelle en caoutchouc: la rustine. Le brevet comprenait non seulement la rustine mais aussi la protection de la bande collante ainsi que la languette.

En 1923 le journal «La Pédale» vante les mérites de ce petit bout de caoutchouc qui, appliqué directement sur la chambre après nettoyage, résiste aux hautes températures et ne nécessite ni dissolution ni essence.

«Le Touring Club de France vient de décerner son prix annuel à l’inventeur de ce système de réparation et les services de l’armée française l’ont définitivement adopté.»

En 1933 l’entreprise produit 28 millions de rustines par mois ! Elle est alors installée à la Chartre-sur-Loire.

Le slogan de l’entreprise est toujours: « Unis pour la vie ».

 

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D’après un descendant de la famille Doumenjou il semblerait que le réel inventeur de la rustine soit Paul Doumenjou, ingénieur chimiste diplômé en 1905. Mais, sans moyens financiers, il aurait cédé son invention à Louis Rustin qui en a déposé le brevet.

Paul Doumenjou fut directeur du service recherche et développement de l’entreprise «Rustin» jusqu’en 1945.

Publié dans : Vie de Lucien |le 20 janvier, 2013 |6 Commentaires »

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6 Commentaires Commenter.

  1. le 20 janvier, 2013 à 18:12 Henri écrit:

    Comme quoi les inventeurs ne sont pas toujours reconnus pour leurs mérites. Question de pognon. Intéressant documentaire. Amitiés. dinosaure80.

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  2. le 21 janvier, 2013 à 10:26 patriarch écrit:

    Ah les rustines, qui n’en a pas posées……

    Bises et belle journée.

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  3. le 21 janvier, 2013 à 11:44 didier écrit:

    Tu sais quoi ? la semaine dernière j’ai réparé mon vélo avec!j’avais perdu l’habitude!
    Bonne semaine babeth

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  4. le 21 janvier, 2013 à 12:35 ALAIN écrit:

    Les rustines, on en a tous eu besoin un jour !!!
    ARSENE GRISALI

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  5. le 21 janvier, 2013 à 18:11 jijimagiccinqsept écrit:

    Bonjour Babeth,

    Les rustines, c’est une histoire de famille qui s’est transmise de générations en générations…
    Mon Grand-Père réparait les chambres à air des vélos en son temps, puis ce fut Maman (aidé sûrement par des voisins compatissants, l’homme de la maison ayant choisi d’autres horizons) avant qu’elle n’ait son permis dans les sixties, puis dans les seventies, l’adolescent que j’étais les utilisa sur sa mobylette…
    Ces rustines ne sont pas que des accessoires, elles ont toute une âme autour de laquelle existe un protocole et une gestuelle : tout d’abord le démontage d’une roue dont on extrait avec le savoir-faire la chambre à air. L’immersion dans une bassine pleine d’eau, pour voir d’où les bulles sortent et ainsi détecter la fuite. Puis ce caoutchouc qu’il nous faut poncer avant de déposer une colle aux essences qui vous chatouillent les narines sans les agresser, afin d’offrir à la rustine cet espace qu’elle va généreusement rénover !

    La rustine, bien au delà de sa définition, c’est la conception d’une société qui respecte la véritable valeur du travail de l’autre, et préfère l’entretenir plutôt que l’envoyer à la décharge alors qu’il peut encore servir… A l’image des seniors qu’on veut mettre au rebut, alors qu’il a encore tant de richesses à donner !!!

    Bisous,

    Jean-Jacques.

    Dernière publication sur  : Adieu Manitas...

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  6. le 26 janvier, 2013 à 16:14 Epamine écrit:

    J’ai encore en mémoire l’odeur de la colle que mon grand-père utilisait pour réparer nos bicyclettes pendant les vacances…
    Plus tard, mon deux roues s’est transformé en automobile alors… plus de rustine (et hélas, plus de pépère!)

    Bises d’Ep’

    Répondre

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