Archive pour décembre, 2012

1923 : landau

1923 : landau

(document original)

1 landau pour 275 francs, soit 272,93 euros.

Il est très difficile de dater avec précision l’apparition de ce qui semble le plus ancien mode de transport pour enfant.

Il existait déjà 1000 ans avant Jésus Christ à Athènes.

Le landau est une poussette d’enfant inspirée de la voiture hippomobile du XIXème siècle, à trois ou quatre roues, à capote fermée de soufflets pliants. Ils étaient soit poussés soit tirés par des chiens, âne ou chèvres.

En 1813 le roi de Rome à Paris allait se promener en landau à 4 roues tiré par deux moutons blancs.

Les premiers vrais transport pour enfant firent leur apparition vers 1845. Il s’agissait alors de charrette à trois roues, souvent en bois cerclé de fer.

Le terme landau ne sera employé en France que vers 1875.

Les suspensions en cuir, à chaînette ou en fer, ne voient le jour que dans les années 1880.

Dans les années 1920-1930, les caisses de landau seront semblables aux caisses automobiles aérodynamiques (entreprise Terrot). Les landaus seront bas, profonds et de couleur sombre.

Peu maniable les landaus disparurent dans les années 1970.

12023_92240573_0_o1099853674.jpg

(image trouvée sur un site marchand)

Publié dans:Vie de Lucien |on 31 décembre, 2012 |8 Commentaires »

1923 : minuit chrétien

1923 : minuit chrétien

(extrait du « Petit journal illustré » du 23 décemnbre 1923)

Ce cantique de Noël a été écrit par Placide Cappeau, négociant en vins, vers 1843 et mis en musique par Adolphe Adam (1803-1856) en 1847.

 

Extrait:

Minuit Chrétien, c’est l’heure solennelle

Où l’homme Dieu descendit jusqu’à nous

Pour effacer la tache originelle

Et de son Père arrêter le courroux.

Le monde entier tressaille d’espérance

A cette nuit qui lui donne un Sauveur.

Peuple, à genoux attends ta délivrance,

Noël! Noël! Voici le Rédempteur,

Noël! Noël! Voici le Rédempteur.

(choeur)

Peuple, à genoux attends ta délivrance,

Noël! Noël! Voici le Rédempteur,

Noël! Noël! Voici le Rédempteur.

Pour écouter:

http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/musique_78trs/accueil.htm

220PX-~2.jpg

Publié dans:Chansons |on 24 décembre, 2012 |5 Commentaires »

1923 : noël

1923 : noël

(le « Petit journal illustré » du 23 décembre 1923)

Publié dans:Miscellanees |on 24 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

1923 : dinde

1923 : dinde

(extrait du journal « l’Ouest Eclair » du 16 décembre 1923)

A 10 jours de Noël le prix des dindes flambe sur les marchés de la région. Jusqu’à 350 francs la paire de dindes, soit 347,45 euros.

Pour mémoire le salaire annuel d’un ouvrier en 1923 est de 5200 francs, soit 5161 euros, ou 433 francs par mois, soit 430 euros.

Dinde.gif

(dinde rouge des Ardennes)

Et pour nous mettre en appétit cette recette:

recette-dinde.jpg

(extrait du livre « La bonne cuisine pour tous » de 1885)

fable-dinde.jpg

(fable de Fréderic Jacquier, 1855)

Publié dans:Miscellanees |on 17 décembre, 2012 |4 Commentaires »

1923: bicyclette à moteur (suite)

1923: bicyclette à moteur (suite)

(document original)

Après avoir essayé de mettre un moteur sur le moyeu avant, devant le pédalier, ou sur le roue avant, une autre solution fut de le mettre dans le cadre.

Trois maisons s’y sont essayé, le moteur Clément en 1903, le groupe SICAM et le groupe moteur ANZANI . Celui-ci est considéré comme le plus petit du marché avec ses 75 cm3, son moteur à 4 temps, sa transmission par chaîne à trois pignons.

anzani.jpg

La cinquième option est de changer complètement la roue arrière. Trois moteurs font référence, le moteur Rivierre, le moteur Tavernier et surtout le Motor Fly Voisin.

Cette maison remplacera la roue arrière du vélo par une roue motrice avec un moteur auxiliaire tête en bas à deux temps. Le réservoir est placé sur le porte-bagage arrière .

Ce vélo fut remarqué dans la course de côte de Gometz-le-Chatel. La marque disparût en 1920.

motor-fly-2.jpg

(bicyclette à moteur Fly-Voisin)

La dernière position possible d’un moteur auxiliaire est le porte-bagage.

Cinq types de moteur sont présentés: 

La bicyclette à moteur Leclerc avec un cylindre à moteur placé verticalement,

Le moteur DKW (marque allemande née en 1906) qui attaque la roue arrière par une courroie agissant sur la jante du pneu avec un poids de 14 kgs,

dkw-1920.jpg

(bicyclette à moteur D.K.W. de 1920)

Le groupe EXSHAW dont la transmission se compose d’un démultiplicateur à engrenages et d’une chaîne qui attaque le pignon de la roue arrière,

Le groupe Lutetia de 8 kgs avec une transmission sur le moyeu arrière,

Et enfin le moteurcycle Rosengart, le moteur entraîne deux axes placés verticalement de part et d’autre de la roue arrière. Rosengart sera ensuite plus connu pour ses automobiles.

rosengart_1922_3.jpg

(moteur Rosengart de 1922)

(image trouvée sur le net)

Publié dans:Vie de Lucien |on 13 décembre, 2012 |3 Commentaires »

1923 : extincteur

1923 : extincteur

(document original)

Lucien a acheté à la Société « Auto-Vélo » un extincteur d’une valeur de 123,50 francs, soit 122,60 euros.

On pourrait définir un extincteur portatif ainsi: « dispositif utilisé pour éteindre ou contrôler un petit feu.»

Le premier brevet fut déposé par le Capitaine George William Manby (1765-1864) en 1813. Il s’agissait d’un cylindre de cuivre contenant trois gallons d’eau et d’une solution de carbonate de potassium. L’eau sous pression passait par un tube étroit dirigé vers le foyer du feu.

En 1877 apparaît le premier extincteur instantané d’incendie produit par une firme française, la société Girard.

1887-488-2.jpg

En 1889 l’extincteur de Monsieur de Mauclerc obtient de nombreuses médailles. Il utilise la pression de l’acide carbonique, obtenu au préalable par dissolution de bicarbonate de soude dans l’eau, pour lancer un jet d’eau chargé de ce gaz à plus de 10 mètres.

A partir de 1910 avec l’arrivée des voitures se pose le problème d’éteindre les feux dûs aux huiles, essences et pétroles. Outre la solution de jeter de la terre, du sable ou de la sciure mouillée, quand cela ne suffit plus il existe alors un extincteur « mousse » ou « le parfait » qui projette sur le foyer de l’incendie une mousse faite d’eau et d’extrait de bois de réglisse.

Son utilisation est simple: il suffit de le renverser, la mousse produite représente 6 fois le volume de l’extincteur, et forme sur le liquide en feu une couche isolante empêchant le contact avec l’oxygène. Pour arrêter l’extincteur il suffit de le retourner.

En 1913 l’entreprise « Theo », à Levallois-Perret, va produire le premier extincteur à poudre composé de bicarbonate de soude et de tungstate de soude.

En 1935 apparaissent les extincteurs à sec. L’acide carbonique est emmagasiné sous forme liquide dans des bouteilles métalliques épaisses et il est envoyé dans une buse qui le gazéfie. Il possède même une corne d’émission, une soupape de sécurité et une poignée. De plus le modèle est antigel.

La pression du gaz assure l’émission à une grande vitesse et diminue de façon considérable la température du foyer.

la-nature-1935-2.jpg

(modèle de 1935)

Deux modèles de forme originale de 1928 et 1930:

1923 : extincteur dans Vie de Lucien h

 

Publié dans:Vie de Lucien |on 8 décembre, 2012 |7 Commentaires »

1923 : Lioré et Olivier

1923 : Lioré et Olivier

(document original)

En ce 16 avril 1923 Lucien va acheter à l’entreprise Lioré et Olivier deux écrémeuses. Cette entreprise est beaucoup plus connue pour ses compétences dans l’aéronautique que pour ses machines agricoles.

Sans-titre_6.jpg

(« Ouest Eclair » de 1922)

La maison, fondée par Fernand Lioré (1874-1966) en 1906, s’est attelée dés 1908 à la construction aéronautique. Principalement d’aéroplanes à la même période où Blériot et Wright effectuaient leurs premiers vols.

En 1910 c’est la rencontre avec Henri Olivier (1885-1963), ingénieur et élève pilote. Puis en 1912 la société Lioré et Olivier est créée sous le monogramme LeO.

Avant de produire ses propres modèles la société va fabriquer un monoplan Fo1 Balsan réalisé par l’ingénieur Leflot, un hélicoplane dessiné par le Vicomte Decazes.

Avec une méthode de production à l’américaine les usines de Levallois-Perret vont passer de janvier 1914 à décembre 1918 de 10 avions par mois à 110 pour 700 ouvriers.

L’entreprise possèdera son propre service de réception en vol sur le terrain de Villacoublay.

C’est entre les deux guerres que la société va réellement prendre son essor.

A partir de 1920 la société va se lancer dans la production d’hydravions qui vont, non seulement assurer des vols commerciaux Antibes-Ajaccio ou Marseille-Tunis (le H-13 ou H-18) mais aussi servir à des fins militaires: Leo H 197, H199,H 257…

Certains modèles furent célèbres:  

H 23-2 quadriplace amphibie catapultable, vitesse de 210km/h, 

H 255, record du monde d’altitude en janvier 1934.

leoh13.jpg

(Leo-13)

Mais l’entreprise acquit aussi une reconnaissance internationale pour sa construction d’autogires.

En 1939 la France était le seul pays d’Europe à posséder des unités constituées d’autogires, le LeO C 30.

liore12.jpg

Dans la longue lignée des réussites de l’entreprise il faut ajouter les biplans de bombardement à partir de 1923, LeO-12 et LeO-122 avec une vitesse de 210km/h, LeO-123 avec pilotage automatique de nuit et radio guidage, LeO-20 Bn3 fer de lance des bombardiers de nuit français.

Le 1er février 1937 l’entreprise fut nationalisée et intégrée à un regroupement de sociétés, la SNCASE  (Société Nationale des Constructions Aéronautiques du Sud-Est).

Des traces de l’entreprise sont encore retrouvées par exemple dans cet article du 02 décembre 1938 extrait du journal «Le Matin», où l’entreprise va licencier tous les ouvriers qui ont fait grève.

le-matin-02-12-1938.jpg

source:

http://fandavion.free.fr/liore_constructeur.htm

Publié dans:Vie de Lucien |on 5 décembre, 2012 |3 Commentaires »

2 decembre 1923 : cuisine

2 decembre 1923 : cuisine

(« Les Dimanches de la Femme » du 2 décembre 1923)

Et voici le déroulement en images:

DSCN3776.jpg

Mélange de tous les ingrédients

DSCN3777.jpg

Mise en forme

DSCN3786.jpg

Le résultat

Pour information: j’ai donc mis 2 oeufs, 250 grammes de farine, 125 grammes de beurre fondu, 2 cuillères à soupe de sucre, 3 cuillères à soupe de lait et surtout pour finir le sachet de levure chimique Alsa:

pub-alsa-juin-1922-ouest-eclair.jpg

(publicité trouvée dans l »Ouest Eclair » de juin 1922)

Publié dans:Miscellanees |on 2 décembre, 2012 |6 Commentaires »

piluchon |
A Secret Garden |
La vie d'une boulotte |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | lirgnomed
| unefilleajd
| Banale , mais ..