Archive pour mai, 2012

1922 : incident au lavoir

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(article extrait du journal « Ouest-Eclair » du 1er juin 1922)

Si Lucien avait été là ….

Rappelez-vous il a été exploitant de lavoir:

http://babethhistoires.unblog.fr/2011/07/16/1918-exploitant-de-lavoir/

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(intérieur du lavoir du quartier Notre-Dame)

(image issue du net)

Publié dans:Miscellanees |on 31 mai, 2012 |2 Commentaires »

1922 : vélo fillette

1922 : vélo fillette

(document original)

Inscrit dans le registre pour l’inscription des ventes et des objets de luxe soumis à la taxe:

N°91 au 25 décembre 1922, Vendu à Monsieur Chesnaux instituteur à Avrilly 1 vélo fillette « Continental »

au prix de 375 francs, payé.

Soit pour Lucien un bénéfice de 129 francs (136,53 euros) sur le vélo.

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(image issue du site www.forum.tontonvelo.com)

Publié dans:Vie de Lucien |on 29 mai, 2012 |6 Commentaires »

1922 : carabine Lebel

1922 : carabine Lebel

(document original)

« Remise en état d’une carabine genre Lebel, remplaçé la crosse, vérifié le mécanisme, remise à neuf et au bronze », pour 51 francs( 53,97 euros) avec l’emballage.

L’esprit de revanche qui anime le Général Boulanger au Ministère de la Guerre, vers 1885, amène l’armée à renouveler l’armement de l’infanterie.

C’est ainsi que naîtra le fusil « Lebel modèle 1886 M93″.

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Il sera de plus associé à une nouvelle poudre révolutionnaire sans fumée créée par l’ingénieur Paul Vieille en 1886.

Les premiers prototypes sortiront de la Manufacture d’armes de Châttelrault en 1886.

La production en serie sera lancée au rythme éffréné de 5 fusils à la minute dans les Manufactures d’armes de Saint- Etienne, de Tulle et de Châtellrault.

Ce fusil présente une meilleur trajectoire des projectiles. Il est plus fiable, robuste, avec des pièces interchangeables, ce qui favorise son entretien et la logistique.

A l’entrée de la guerre de 1914 l’ensemble de l’armée française a remplacé les « le Gras » par des « Lebel ».

Les défauts apparaissent, difficulté d’approvisionner, longueur importante de l’arme, propension à ingérer les impurétes du champs de bataille, et font que cette arme sera progressivement abandonnée. Elle sera remplacée par le « Berthier 07.15″.

La production s’arrêtera vers 1918. Les manufactures auront produit 3 millions 500 000 fusils entre 1886 et 1918.

Le Lebel se retrouvera dans les mains des unités de réserve pendant le 2ème guerre mondiale.

C’est une arme de 1ère catégorie.

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(fusil Lebel de 1888)

(image trouvée sur le net)

Publié dans:Vie de Lucien |on 28 mai, 2012 |4 Commentaires »

1922 : Michelin (suite)

1922 : Michelin (suite)

(document original)

Dans ses contrats avec les revendeurs d’enveloppes et de chambres Michelin justifiait le prix élevé de ses fournitures par l’excellente qualité de ses produits.

Il signifiait que le revendeur était lui aussi gagnant. En effet quand il vendait par exemple:

Pour une enveloppe vélo câblé à 14,75 francs, 2,75 francs revenaient directement au revendeur et 12 francs à la société.

Pour une enveloppe vélo câblé renforcée à 21 francs: 1,50 fr pour le revendeur et 19,50 frs pour la société.

Pour une chambre à air de vélo à 6,10 francs, 1,10 franc pour le revendeur et 5 francs pour la société Michelin.

Ainsi pour cette facture de Michelin Lucien a recupéré 84,30 francs (88,22 euros) de bénéfice direct.

Michelin imposait à ses revendeurs de ne pas changer ou gratter la marque ou le numéro figurant sur les produits Michelin. Ils ne devaient pas faire de revente en dehors de la France.

Les marchandises étaient vendues sans aucune « garantie à raison de défauts ou vices apparents ou cachés. La société déclinait toute responsabilité relative aux accidents de personne ou de choses qui en résulteraient ».

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(Guide Michelin de 1921)

(image trouvée sur le net)

Vous pouvez relire certaines pages sur Michelin:

http://babethhistoires.unblog.fr/2011/09/08/1920-michelin/

ou

http://babethhistoires.unblog.fr/2011/10/18/1921-michelin-contrat-dexclusivite/

Publié dans:Vie de Lucien |on 26 mai, 2012 |2 Commentaires »

1922 : voiture d’occasion

1922  : voiture d'occasion

(extrait du registre pour inscription des ventes et des objets de luxe soumis à la taxe de Lucien)

(document original)

« Vendu à Monsieur Baltu, cultivateur à la Vieille Baillèe, 1 auto d’occasion au prix de 9 098,00 francs, soit 9 629,69 euros, reçu accompte 3 000″.

Bien que Sir Francis Bacon (1561-1626) dans les années 1590 ait signalé la possibilité de se servir de machines à feu pour se véhiculer, il faudra attendre 1619 et un brevet de Ramsey et Wildgosse pour voir l’utilisation d’une voiture sans chevaux.

Puis il faudra attendre encore jusqu’en  1769, et Watt, pour trouver la première machine dans laquelle la force d’expansion de la vapeur était proposée comme puissance motrice. Watt croyait peu en l’avenir de l’automobolie et écrivit même à son associé:

 » …Tu ferais mieux de faire comme moi, laisser les Symington, Sadler et autres utopistes dépenser leur temps et leur argent à ces chimères… »

Symington, Ecossais, avait en 1786 construit un modèle de véhicule, mais tellement peu adapté aux routes écossaises, qu’il abandonna et fut ensuite le grand inventeur du bateau à vapeur.

1922 : voiture d'occasion dans Vie de Lucien symington-1786

Plusieurs inventeurs se succèdèrent. Certains, croyant que l’adhérence des roues ordinaires était insuffisante, imaginèrent divers dispositifs. Un de ces inventeurs fut David Gordon qui fit breveter ce drôle de véhicule à vapeur en 1822.

gordon-voiture-tambour-1812 dans Vie de LucienLa première voiture à vapeur française fut le fait de Amédée Bollée (1844-1917) en 1873, « l’Obeissante » qui  circula dans les rues du Mans. La force motrice était fournie par deux moteurs placés vers le milieu de la voiture, actionnant chacun une roue. Sa vitesse était de 20 km/h en plaine, 12 à 15 km/h sur les voies fréquentées et 9 km/h dans les montées.

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(« La Mancelle », E.Bollée, 1878)

Le premier moteur à combustion interne à deux temps , dit moteur à explosion, sera créé par l’ingénieur Belge Etienne Lenoir en 1859 .

Publié dans:Vie de Lucien |on 24 mai, 2012 |7 Commentaires »

1922 : l’affaire Bessarabo

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(article extrait du « Petit Parisien » du 9 juin 1922)

L’affaire démarre par la plainte d’un chauffeur libre attaché au déplacement de Monsieur Bessarabo. En effet il le déposa le vendredi au bout de la rue de la Victoire et ne le revit pas le lendemain au lieu convenu.

Inquiet il se présenta au domicile de son employeur au 67. Sa femme, présente, lui signifia que son mari avait dû partir pour affaire urgente.

Au cours de interrogatoires qui vont suivre Madame Bessarabo avoura que son mari était parti finalement à Nancy et qu’elle avait, sur ses ordres, envoyé une malle pleine de documents compromettants.

L’inpecteur Thierry part à Nancy et découvre à la consigne: « une chapellière de nuance kaki, ayant 58 cm de largeur, 81cm de long et 18 cm de hauteur. Elle était munie de serrures non fermées et était entourée d’une longue ficelle. »

Ouverte la malle va livrer son funeste paquet: « un corps plié en deux à la crapaudine ».

Arrêtée Madame Bessarabo avouera que, lassée des aventures de son mari et de ses nombreuses maitresses, elle tira sur lui dans un accés de colère .

Le lendemain, aidée de sa fille qui était d’après ses dires dans l’ignorance de la mort de son père, elle empaqueta son mari dans la malle et l’emmena à la gare.

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Mais qui est Madame Bessarabo?

Mariée une première fois au Mexique avec Monsieur Jacques, veuve avec deux filles, elle va se remarier, toujours au Mexique, avec Georges Weissmann, Roumain qui se faisait appeler Bessarabo.

Madame Bessarabo est une belle femme, grande, blonde, avec des yeux bleus, riche, qui s’adonnait à la littérature, écrivait des chroniques, des contes pour des revues littéraires et artistiques. Elle avait publié plusieurs livres sous le pseudonyme de Hera Mirtel.

Elle donnait des conférences suivies de sauteries, de séances de spiritisme et même de réunions où l’on pratiquait la magie noire.

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(Madame Bessarabo)

(www.gallica.bnf.fr)

A la version des infidélités de Monsieur Bessarabo, proposée par Madame, va s’opposer la version du frère de Monsieur Bessarabo. A savoir, la cupidité et la vie dispendieuse de Madame Bessarabo.

La mort mystérieuse du premier mari de Madame Bessarabo ne va pas faciliter la tâche de son défenseur.

Après un procès fleuve, aux multiples rebondissements, la sentence va tomber.

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(extrait du « Matin » du 22 juin 1922)

Madame Bessarabo, incarcérée à Rennes, y mourra en 1930.

Un franc fut accordé à la partie civile à titre de dommages et interêts.

(« L’affaire Bessarabo » de Arthur Bernède, 1931, editeur J.Tallandier)

Publié dans:Miscellanees |on 20 mai, 2012 |8 Commentaires »

1922 : chemins de fer de l’Etat : grande vitesse

1922 : chemins de fer de l'Etat : grande vitesse dans Vie de Lucien 5df137cb

(document original)

En effet à l’époque la France était un des rares pays où les chemins de fer accordaient une franchise limitée de bagages: 30 kilos par voyageur à plein tarif et 20 kilos par enfant voyageant en demi-place.

Au dessus de ce poids les excédents sont comptés par kilomètre, par exemple en 1912:

de 0 à 5 kgs: 0,0025 francs, de 20 à 30 kgs: 0,02 francs, au dessus de 40 kgs fractionnables de 10 en 10: 0,04 francs par kilomètre.

Il était alors nécessaire de prendre ses billets trois quarts d’heure au moins avant l’heure de départ du train.

En ce qui concerne les articles de marchandises ils sont taxés sans distinction de nature, tant qu’ils ne contiennent pas de finances, valeurs ou objets d’art.

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(extrait de l’almanach Hachette 1912)

(document original)

Pour Lucien les bicyclettes, tricycles ou motocyclettes non accompagnés, sont considérés comme marchandises et doivent être emballés à part si l’ensemble dépasse plus de 40 kilos. La manutention est exempte de droit pour les colis de moins de 40 kilos.Il doit en plus payer des frais d’enregistrement.

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(BR96 de la Deutsche Reichsbahn Gessellschaft de 1922)

(image trouvée sur le site http://vvjack.be)

Je me permets de vous remettre le lien vers  les articles de 1921:

http://babethhistoires.unblog.fr/2011/11/30/1921-transport-de-marchandises/

et

http://babethhistoires.unblog.fr/2011/11/24/1921-les-chemins-de-fer-de-letat/

Publié dans:Vie de Lucien |on 17 mai, 2012 |4 Commentaires »

cuisine

Nous avons testé la recette de l’article sur le poulet:

http://babethhistoires.unblog.fr/2012/05/06/1922-poulet/

 la voici en images:

cuisine dans Miscellanees DSCN2988DSCN2990 dans MiscellaneesDSCN2994

Publié dans:Miscellanees |on 17 mai, 2012 |2 Commentaires »

1922 : Vacum Oil Company

1922 : Vacum Oil Company

(document original)

Vacum Oil Company a été fondé en 1866 par Mathew Ewing (1815-1874) et Hiram Bond Everest (1831-1913).

La société est connue pour son huile de vapeur Gargoyle, découverte accidentellement lors de la distillation du kérosène. Everest a observé que ce résidu d’extraction était très approprié comme lubrifiant.

A partir de 1879 la Standard Oil Co.,  qui détenait le monopole de la production du pétrole dans le monde, acquérit trois quart des parts de la Vacum Oil Company.

La marque a été enregistrée en France en 1908, à l’effigie d’un crocodile.

La Standard Oil Co., par décision de justice américaine, sera dissoute en 1909 et se divisera en 34 sociétés qui resteront malgré tout dépendante de la société mère.

En 1928,au château d’Ecosse d’Achnacarry, les septs grandes compagnies mondiales de production de pétrole vont signer un accord qui fixera le prix du pétrole identique en tout point du globe, avec une répartition entre eux de tous les bénéfices. Cet accord perdurera jusqu’en 1970.

On parlera alors de l’entente des septs soeurs:

Standard Oil of New Jersey ( Exxon Mobil), Anglo Persian Oil Company (BP), Royal Dutch (Shell), Standard Oil of California (Socal puis Chevron), Standard Oil of New York ( Mobil), Gulf Oil ( Chevron ), Texaco.

En 1930 la Vacuum française et la compagnie industrielle des pétroles construisent ensemble une usine de lubrifiant à Notre-Dame-de-Gravenchon.

En 1931 la société fusionne avec la Standard Oil of New York lui permettant ainsi d’accéder, dans le registre de la production d’huile de moteur, à la troisième place mondiale.

En 1955 la société devient la Socony Mobil Oil Company.

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(image issue du net)

Publié dans:Vie de Lucien |on 15 mai, 2012 |3 Commentaires »

1922 : Alcyonnette

1922 : Alcyonnette

(extrait du registre d’inscription des objets de luxe de Lucien, document original)

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(publicité extraite du journal « Ouest-Eclair » du 7 mai 1922)

Vendu en novembre 1922 à Monsieur Janvier à Flers une Alcyonnette pour 1 690 francs soit 1 788 euros.

La marque Alcyon est caractérisée par la qualité de ses moteurs, les moteurs Z.L., issus de l’usine Suisse Zedel que la société Alcyon a rachetée en 1906.

A partir de 1913, la marque va commercialiser une moto équipée d’un moteur culbuté à 4 soupapes radiales (70 ans avant les japonnais)

Entre 1914 et 1922 Alcyon, sous les marques que l’entreprise a rachetées soit  Zurcher ou Luthe, va produire des bicylindres en V.

A partir de 1922 une nouvelle catégorie de vélo à moteur va être mise en place, la « BMA ».

Ce sont des véhicules de: moins de 100 cc, moins de 30 kg, moins de 30 km/h, avec pédales obligatoires, sans immatriculation, sans permis.

La première BMA du groupe Gentil et Cie (Alcyon, Thomann, Armor, Labor) sortira des usines en  avril 1922 et sera appelée l’Alcyonnette. Elle est l’ancêtre du vélomoteur.

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(image issue du net)

Alcyon produira jusqu’à 110 000 machines entre 1922 et 1930. Elle avait comme particularité d’avoir des poignées tournantes.

Son réservoir était divisé en deux, une partie pour l’essence (4 litres au maximum) et de l’huile (0,125 litres). Le mélange se faisait au travers d’une jonction en bronze avant le carburateur. De plus ce réservoir était amovible, permettant ainsi lors de voyage en chemin de fer de le démonter. En effet le transport d’essence dans les fourgons à bagages était formellement interdit à l’époque.

Autre nouveauté la courroie de démarrage est adaptée sur les poignées de l’Alcyonnette.

Alcyon produira aussi des 250 cc. Ces vélomoteurs participeront à de nombreuses courses comme le Bol d’Or.

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 (image issue du site www.gallica.bnf.fr)

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 (image issue du net)

Pour en savoir plus sur l’histoire de la motocyclette: http://babethhistoires.centerblog.net/128-

Publié dans:Vie de Lucien |on 9 mai, 2012 |6 Commentaires »
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