1922 : opales
(document original)
L’opale est tout d’abord un minéral contenant de la silice, extraite principalement en Australie.
En verrerie l’aspect opalescent va apparaître dans les années 1880 sous l’impulsion de deux Français John La Farge (1835-1910) et Louis-Constant Tiffany (1848-1933).
John La Farge le décrit ainsi à l’exposition universelle de Paris en 1889:
« Cet effet est usuellement produit avec du peroxyde d’étain ou de l’acide stannique, de l’acide d’antimoine, du chlorure d’argent, du phosphate de chaux, ou de la cendre d’os.
Ces différents matériaux, mélangés avec le sable habituel et la potasse ou avec le verre pilé, donnent un précipité blanc, par conséquent un verre d’un blanc laiteux ou jaunâtre. »
Dans le livre « La science curieuse et amusante »de Ferdinand Fardeau (1862-1930) en 1902 on peut lire:
« Lavoisier recommandait d’éclairer les objets tout en diminuant la lumière. Ainsi à l’école militaire de Saint-Cyr, les becs de gaz ou les lampes électriques sont plaçés au fond d’un abat-jour conique renversé en verre opale, faisant office de réflecteur vers le plafond. L’éclairage ainsi obtenu est trés régulier, doux, ne fatigue pas les yeux, ne chauffe pas directement le crâne, et surtout ne produit pas d’ombres géantes. »

(extrait du « Bazar de l’électricité »de 1930)
(Conservatoire Numérique des Arts et Métiers)
(image extraite du catalogue d’electricité de G.Cochet de 1907)





