1922 : Antoine Wolber

1922 : Antoine Wolber

(document original)

Dans les différents documents consultés il n’est pas possible de déterminer réellement à quelle date fut créée l’entreprise A.Wolber. Pourtant une première trace de Monsieur Wolber est retrouvé dans le « Véloce Sport » du 17 novembre 1892 signalant que:

« …Monsieur Wolber, 25 rue d’Enghein à Paris, représentant de la maison Torrilhon and Co, doit aller à
Londres à l’occasion du Stanley Show où la maison expose ses pneumatiques autoréparables.

Monsieur Wolber descendra au Manchester Hotel, Aldergate Street, Londres, où il se tiendra à la disposition
des fabricants qui désireraient traiter avec lui… »

Dans le numéro suivant du « Véloce Sport » les journalistes vantent les mérites des pneumatiques exposés au stand n°138 que l’on ne répare jamais et conçus par l’ingénieur Antoine Wolber:

« …les chambres à air autoréparables Torrilhon supportent parfaitement en effet l’injure de la pointe et même du canif…

…du soir au matin dans ce stand on transperce les pneumatiques mais on ne répare jamais, la chambre à air seule jouant son rôle parfaitement… »

Wolber.jpg

(publicité extraite du journal « La Pédale »)

Puis en 1904 apparaît pour la première fois le nom de l’entreprise A.Wolber à Vailly-sur-Aisne. L’usine occupait en 1910 10 hectares et employaient 400 ouvriers. Elle est entièrement spécialisée dans la fabrication des pneus de bicyclette, sa fabrication atteint alors 500 000 bandages par an.

Monsieur Wolber est une des personnalités les plus anciennes de l’industrie du pneumatique. Il est membre
fondateur de l’Automobile Club de France et de toutes les chambres syndicales du cycle, de l’automobile et du pneumatique.

Une deuxième usine sera ouverte sur le site de Levallois-Perret de 1 110 m2 et occupant 80 personnes, puis une troisième à Soissons.

Puis des dépôts vont s’ouvrir à Marseille, Rouen, Rennes, Tours, Bordeaux, Toulouse, Lyon, Dijon, ainsi que des
succursales dans 44 villes d’Europe, Bruxelles, Genève, Milan, Amsterdam…

La maison A.Wolber a été récompensée à l’Exposition Internationale des Industries et du Travail à Turin en  1911 par une médaille d’or pour ses bandages pneumatiques.

Pendant la guerre de 1914-1918 les usines de Vailly-sur-Aisne et Soissons seront en grande partie détruites.

Puis on perd la trace des usines A.Wolber jusqu’à leur rachat en 1972 par Michelin qui conservera le site de Soissons jusqu’en 1999, date à laquelle l’usine fermera définitivement.

 

 

 

 

Publié dans : Vie de Lucien |le 29 février, 2012 |13 Commentaires »

Vous pouvez laisser une réponse.

13 Commentaires Commenter.

1 2
  1. le 1 mars, 2012 à 16:53 tiot écrit:

    Salut
    Merci de ma faire connaitre cette maison qui fabriquait des pneus , je ne connaissais pas et je pense que cela du être dur pour les habitants de perdre les emplois
    bonne soirée

    Répondre

  2. le 22 novembre, 2012 à 18:24 BAILOT écrit:

    Bonjour,
    Suite à vide maison je suis en possesion d’une medaille A.WOLBER representant la statue de la liberté et de la forme d’un losange.Si dans l’hypothese elle interesse vous pouvez me contacter

    Répondre

  3. le 16 avril, 2014 à 22:00 SIRET écrit:

    Originaire de Vailly sur Aisne où l’usine Wolbert était jusqu’en 1914. Mon grand-père y travaillait à participer au Tour De France des indépendants Wolber/Peugeot du 7 août au 4 septembre 1910 sur pneus Wolbert. Vous pouvez voir des cartes postales de l’usine de Vailly sur: http://www.vailly-sur-aisne.org/

    Répondre

1 2

Laisser un commentaire

piluchon |
A Secret Garden |
La vie d'une boulotte |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | lirgnomed
| unefilleajd
| Banale , mais ..