Archive pour décembre, 2011

1921 : bonne année

1921 : bonne année

 Lucien et sa famille vous remercient de votre fidelité et vous souhaitent une bonne année

Publié dans:Miscellanees |on 31 décembre, 2011 |6 Commentaires »

1921 : bilan

1921 : bilan

(document original)

En cette fin d’année il est temps de faire le bilan.

Après deux ans de fonctionnement la petite entreprise de Lucien est devenue solide. En consultant son registre des objets de luxe on peut observer que Lucien a vendu durant l’année 1921:

19 machines à coudre, 15 écrémeuses, 2 cyclotracteurs, 1 motocyclette, 50 vélos de marque, d’occasion ou même de sa propre conception.

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(extrait du registre des objets de luxe de Lucien)

Ses fournisseurs sont nombreux:

Wolber, Dunlop, Michelin, Auto-Moto, O-Lapize, Bouverie, Singer, Berwing, Gillette, As, Pouponnot, Hutchinson, Chaines Brampton, Bougies Eyquem, Bergougnan…

Son chiffre d’affaire de l’année 1921 est de21 868,40 francs, soit 22 633 euros, avec en mai la recette la plus élevée de 3 891,75 francs, soit 4 027,70 euros, et en décembre la plus basse de 239,50 francs, soit 247,88 euros.

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(extrait du livre de compte de Lucien de 1921)

Il est intéressant de voir que Lucien travaillait tous les jours même le dimanche. Pour ce mois de décembre 1921 les jours sans recette étaient le 14, un mercredi, le 17, un samedi et le 19, un lundi.

Il n’est pas possible de déterminer s’il a fait une perte ou un bénéfice ne disposant que des recettes mais pas de la totalité des dépenses.

Pourtant il est possible de dire que durant cette année Lucien a dépensé:

loyer 700 francs, soit 724,50 euros, impôt sur le chiffre d’affaires établi sur la base de 20 440 francs d’un montant de 64,75 francs, imposition foncière et taxe vicinale 194,49 francs, Caisse de Prévoyance 40 francs, électricité 60 francs…

A titre indicatif les prix des aliments de base à l’époque étaient:

les pommes 36 francs (37,26 euros ) les 100 kilos, le pain 1,30 francs (1,34 euros) le kilo, les pommes de terre 25 à 30 francs (25,87 à 31,05 euros) les 100 kilos, le poulet 8,50 francs (8,80 euros) le kilo, les oeufs 9 francs la douzaine, le beurre 6 à 15 francs le kilo, le beurre en centrifugeuse 10 à 15,20 francs le kilo.

Le salaire horaire moyen d’un ouvrier était de 2,31 francs (2,39 euros). Actuellement le SMIC est de 9,22 euros de l’heure.

Publié dans:Vie de Lucien |on 30 décembre, 2011 |6 Commentaires »

1921 : motocyclette Labor

1921 : motocyclette Labor

(document original)

S’il fallait donner vraiment la primeur pour la découverte de la moto il faudrait citer Louis-Guillaume Perreaux, en 1868, avec un moteur à vapeur.

perreaux.jpg

(image du net d’une moto de Perreaux)

Puis ce fut, en 1888, Félix Millet qui déposa un brevet pour une bicyclette à pétrole au doux nom de « soleil« . Son véhicule était équipé d’un moteur à 5 cylindres disposé sur la roue arrière et développant une puissance de 2 à 3 chevaux pouvant aller jusqu’à 55 km/h.

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(image du net de la moto le « soleil »)

Puis ce fut en 1897 que les frères Eugène et Michel Werner donnèrent le nom de motocyclette à tout engin à deux roues motorisé, avant on parlait d’autocyclette, pétrolette, vélo à moteur…

Le premier moteur en aluminium à monocylindre déployant 3000 tours/mn, précurseur des moteurs modernes, fut certainement issu de l’association de Jules-Albert de Dion et Georges Bouton vers 1893.

Une autre date va marquer, celle de l’invention du moteur à combustion interne fonctionnant à l’huile lourde de Rudolph Diesel en 1894.

Ensuite la plupart des grandes marques de vélo se lançèrent sur le marché en  apportant leur innovation: Alcyon, Ducommun, Automoto, Magnat-Debon, Escoffier, Terrot…

Alcyon, société d’Edmond Gentil associé à l’ingénieur Ernest Zücher,va lancer sa première moto, « la victoire », entre 1897 et 1906. Le moteur d’une puissance de 1 cheval développait 1500 tours/mn et pouvait rouler à 30km/h. Ce moteur placé sur les cadres de vélos ne pesait que 8 kgs.

la-victoire-alcyon.jpg

(image issue de « La Nature » du 3 aout 1901)

Edmond Gentil, très impliqué dans les compétitions, produira des motos hauts de gamme bicylindre en V de 1914 à 1922.

Rachetée en partie en 1908 la marque Labor-Motos sera totalement integrée à la marque Alcyon en 1924.

Il persistera dans la société Alcyon une branche « constructeur » motos comprenant Labor, Lapize, Armor. Elle fut rachetée en 1960 par Peugeot.

La société Labor-Motos est peu réferencée sur le net mais j’ai pu trouvé cette publicité et cette superbe moto datée de 1928.

P34.jpg

labor-1928.jpg

Lucien a vendu cette moto au prix de 2 800 francs (2 898 euros) à Monsieur Legendre, percepteur à Domfront, courant novembre 1921.

(sites visités:)

http://www.moto-histo.com/france/fr1/fr1.htm

http://cama.alcyon.free.fr/cadre_histoire.htm

http://eurekaweb.free.fr/th1-velomoteur.htm

Publié dans:Vie de Lucien |on 28 décembre, 2011 |1 Commentaire »

1921 : humour de Noël

1921 : humour de Noël dans Miscellanees humour-echo-de-paris-25-12-1921

(dessin extrait des Echos de Paris du 25 décembre 1921)

Publié dans:Miscellanees |on 26 décembre, 2011 |4 Commentaires »

1921 : menu de Noël

Lucien et sa famille vous souhaitent un bon réveillon de Noël et…

bon appétit !

1921 : menu de Noël dans Miscellanees 1922-noel

(menu de Noël de 1921)

(image trouvée sur le net)

 Et pour accompagner tout cela:

champagne dans Miscellanees

(publicité trouvée dans le Petit Parisien du 24 décembre 1921)

 8 francs de 1921=8,28 euros de 2011.

Publié dans:Miscellanees |on 24 décembre, 2011 |4 Commentaires »

1921 : Noël

1921 : Noel

(Le Petit Journal Illustré du dimanche 25 décembre 1921)

(source: Gallica.bnf.fr)

 

Publié dans:Miscellanees |on 23 décembre, 2011 |5 Commentaires »

1921 : les écrémeuses

1921 : les écrémeuses

(document original)

En Normandie ne pas parler du beurre est une hérésie, surtout que Lucien va vendre et réparer de nombreuses écrémeuses.

Pour la fabrication du beurre il est d’abord nécessaire d’avoir de la crèmeElle peut être obtenue en laissant reposer du lait finement filtré dans une grande jatte ou vase de verre, grès, porcelaine ou métal. La crème plus lourde va remonter à la surface en quelques heures. Pour faire un bon écrémage il est nécessaire de maintenir le lait à faible température entre 6° et 14°. Par ce procédé il était possible de faire 1 kilo de beurre avec 28 à 30 litres de lait. A l’époque une vache durant ses 8 mois de lactation produisait environ 15 à 20 litres de lait par jour. Un autre procédé, mécanique celui là, va permettre par centrifugation de séparer le lait de la crème. Les premières écrémeuses furent inventées dans les années 1870. Dans les centrifugeuses, le lait est versé sur un empilement d’assiettes qui tournent à grande vitesse mues, soit par la force d’une manivelle à main, soit plus tard électriquement.

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(dessin issu d’un traité de zootechnie de 1900)

Sous l’action de la force centrifuge les globules gras de la crème vont se rassembler vers le centre du tourbillon et les composants plus denses sont projetés vers les parois extérieures. Il existe donc sur les machines 2 sorties, une pour la crème, une pour le lait écrémé. Pour augmenter le rendement de ces machines, il est souhaitable de placer les cuves des écrémeuses dans la glace, d’où le fort développement de ces machines dans les pays nordiques. Par ce procédé la production de crème pour le beurre augmentait et il était alors possible pour 20 litres de lait d’obtenir 1 kilo de beurre.

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(document original)

Publié dans:Vie de Lucien |on 23 décembre, 2011 |1 Commentaire »

1921 : la mode

 1921 : la mode dans Miscellanees la-femme-de-france-12-1921

(page de la revue « Femme de France » de décembre 1921)

Emilie, femme de Lucien (modeste vendeur réparateur de vélo, écrémeuse, machine à coudre) ne peut que regarder ces toilettes dans les magazines féminins de l’époque. Peut être essaie-t’elle grâce au patron proposé de suivre la mode de l’époque.

patron-le-femme-de-france-1921 dans Miscellanees (article tiré de la revue »Femme de France » de décembre 1921)

 Les photos de l’époque, rares, ne permettent pas de l’affirmer mais qui sait….?

Publié dans:Miscellanees |on 17 décembre, 2011 |7 Commentaires »

1921 : le pneu Bergougnan

1921 : le pneu Bergougnan dans Vie de Lucien 14a66808

(document original)

Raymond-Célestin Bergougnan (1858-1942), plus connu pour la posterité sous le nom de Raymond Bergougnan, est un industriel français des XIXe et XXe siècles.

Originaire de Castera Vignoles, au sud de Toulouse, Raymond-Célestin Bergougnan débuta comme simple ouvrier puis fonda à Clermont-Ferrand en 1885, avec ses frères Jean et Mathieu, un petit atelier produisant des articles destinés aux graveurs.

L’atelier se spécialisa dans les timbres en caoutchouc puis enchaînera ensuite sur l’aventure industrielle du pneumatique.

En 1889 l’entrepreneur constitua une société (Bergougnan et Cie) au capital de 250 000 francs. La production se diversifia alors.

En 1898 il fonda avec Émile Chrétien (auquel il était associé depuis 1894) une société anonyme la Société de Caoutchouc Brut ou Manufacturé, anciens Établissements Bergougnan et Cie, pour développer la production de bandages pour automobiles.

De par leur activité les Etablissements Bergougnan s’intéressent aux plantations de caoutchouc et Raymond Bergougnan participe à la création de la Société des Caoutchoucs de l’Indochine.

A partir de 1900 les pneus de vélo seront produits sous la dénomination «le Gaulois».

bergougnan-pneu-tonton dans Vie de Lucien

(image trouvée sur le site)

(www.tontonvelo.com)

Les bandages Bergougnan utilisés par les poids lourds de plus de 3 000 kilos rafleront tous les prix durant l’année 1907.

A l’exposition Universelle de Saragosse en 1908 Monsieur le Ministre du Commerce parlera en ces termes des pneus Bergougnan:

« La qualité de ses produits, l’importance de son usine, sont connues et la présentation si intéressante de sa fabrication en a été une fois de plus une manifestation évidente. Il suffit de rappeler que la Compagnie Générale des Omnibus de Paris a adopté exclusivement le bandage Bergougnan pour ses autobus. »

Raymond Bergougnan fut de plus un acteur de la vie politique locale.

Pendant la guerre 14-18 la société Bergougnan était le fournisseur exclusif de l’armée pour les bandages pleins qui équipaient les véhicules lourds.

Le choix à la fin de la guerre d’investir dans une implantation mondiale fut un gouffre financier pour la société alors qu’il aurait mieux valu investir dans l’abaissement du prix de revient par la modernisation des outils de production à Clermont-Ferrand.

Les Etablissements Bergougnan, comme d’autres entreprises de Clermont-Ferrand et particulièrement Michelin, jouent un rôle important pendant la première guerre mondiale en faveur de leurs salariés mobilisés, par la création du Comité Bergougnan et d’un hôpital de 80 lits.

Bergougnan est alors le grand rival de Michelin qui absorbera d’ailleurs finalement cette société concurrente.

BergougnanLeGaulois_Affiche_01

(image trouvée sur le net)

Publié dans:Vie de Lucien |on 13 décembre, 2011 |8 Commentaires »

1921 : rectificatif

1921 : rectificatif dans Miscellanees magnat-debon-1908

Dans l’article sur les freins est apparue une erreur que je me fais fort de corriger de suite, ainsi  la photo du vélo Magnat Debon 1908 ne correspond pas à un rétropédalage.  Ce système étrange qui apparaissait sur ce vélo est en fait fort ingénieux. Il s’agit d’un système de rétro direct qui permet de monter les côtes en pédalant à l’envers, il y a une vitesse pour pédaler à l’endroit et une vitesse pour pédaler à l’envers.

 Merci à Bruno du site: www.tontonvelo.com

Publié dans:Miscellanees |on 9 décembre, 2011 |4 Commentaires »
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