Archive pour novembre, 2011

1921: 11 novembre 1921

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Madame et Monsieur Millerand déposant une gerbe sur la tombe du poilu inconnu.

(photo agence Meurisse)

(source gallica.bnf.fr)

 Alexandre Millerand (10 février 1859-7 avril 1943) fut élu député d’extrême gauche de la Seine en 1885.

Il fit signer entre autres des décrets qui réglementent et réduisent le temps de travail tout en garantissant un temps de repos hebdomadaire.

En 1920 il fut nommé Président du Conseil et Ministre des Affaires Étrangères. Après la démission du Président de la république Paul Deschanel il lui succèdera jusqu’en 1924.

Il sera ensuite sénateur de la Seine de 1925 à 1927 puis de l’Orne jusqu’en 1943.

Publié dans:Miscellanees |on 13 novembre, 2011 |2 Commentaires »

1921 : le transport ferroviaire

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(document original)

L’histoire des chemins de fer français débute le 26 février 1823 avec l’ordonnance du roi Louis XVIII. Il s’agit de l’ouverture de  la ligne Saint-Etienne-Andrezieux,longue de 23 kilomètres, concédée à perpétuité à Messieurs Beaunier et de Gallois pour le transport de la houille. A l’époque les wagons étaient tractés par des chevaux. Les premiers voyageurs ne seront transportés qu’en 1837 sur la ligne Paris-Saint-Germain-en-Laye. 

A la fin de l’année 1841 la France compte 319 kilomètres de voies exploitées contre 2 521 kilomètres pour l’Angleterre, 627 kilomètres pour l’Allemagne et 378 kilomètres pour la Belgique. Le 11 juin 1842 la loi relative à l’établissement des grandes lignes de chemin de fer fixe le régime des chemins de fer et crée un modèle de partenariat unique public-privé.

L’Etat est propriétaire des terrains choisis pour le tracé des voies, finance la construction des infrastructures (ouvrages d’art, bâtiments…). Les compagnies privéesconstruisent les superstructures (voies ferrées, installations …), investissent dans le matériel roulant, disposent du monopole d’exploitation sur les lignes. Il y a alors développement rapide du réseau avec de grandes lignes au tracé en étoile centré sur Paris (Etoile de Legrand), puis des lignes transversales et secondaires.

Le réseau est partagé alors en six grandes compagnies privées: la compagnie du Nord, la Compagnie de l’Est, la compagnie du chemin de fer Paris-Lyon-Méditerranée, la Compagnie du chemin de fer Paris-Orléans, la Compagnie du chemin de fer du Midi, la Compagnie de l’Ouest, et deux compagnies d’Etat: réseau de l’Etat, réseau ferroviaire d’Alsace-Lorraine. Il persistera de plus jusque dans les années 1930 quelques réseaux d’intêret local qui disparaîtront, victimes de leur lenteur et de la concurrence routière.

C’est le 1er janvier 1938 qu’une société anonyme d’économie mixte détenue à 51% par l’état voit le jour: la Société Nationale des Chemins de Fer Français (SNCF).Elle va être chargée d’exploiter tous les réseaux des anciennes compagnies.

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(carte postale de la gare de Domfront trouvée sur le net)

Publié dans:Miscellanees |on 12 novembre, 2011 |Pas de commentaires »

1921 : vérification des poids et mesures

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(document original)

Gaspard Monge (1746-1819), mathématicien, fut l’instigateur par un décret du 8 mai 1790 de la mise en place d’un système de poids et mesures fondé sur le système décimal. A l’époque ces mesures universelles étaient surtout pour s’affranchir de l’arbitraire des unités de mesures seigneuriales.

En effet avant cette date chaque région et commune avait ses propres références qui de plus étaient évaluées en les comparant à des références humaines, le pied, le pouce, la lignée (1/12ème du pouce), le journal (surface dont un homme pouvait s’ocuper quotidiennement…)

Suite à la loi du 4 juillet 1837, et sous l’impulsion de François Guizot (1787-1874), le système métrique fut définitivement adopté et même imposé. L’emploi de toutes autres mesures que celles sous citées sera considéré comme un délit.

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Suite à cette loi de 1837 va être créée la fonction de vérificateurs des poids et mesures.

 Ce sont des agents nommés suite à un examen et révocables par le ministre de l’agriculture et du commerce. Ils doivent être âgés de 25 ans accomplis et leur fonction est incompatible avec toute autre fonction publique. Ces vérificateurs avaient pour tâche l’application du système métrique, son contrôle et la précision des instruments.

Ils effectuaient deux types de vérification à partir d’un assortiment d’étalons en leur possession issus des étalons du mètre et du kilogramme déposés au Pavillon de Breteuil.  

Une première vérification primaire des ustensiles de mesure à la sortie d’usine ainsi qu’à l’ouverture d’un commerce.

Puis cette vérification primaire était suivie de vérification périodique tous les ans, au domicile ou en mairie, suivie de l’apposition d’un poinçon.

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(extrait du journal  l’Ouest Eclair de février 1920)

Suite à leur visite les vérificateurs établissaient des matrices pour le paiement par les assujettis des frais de vérification, document remis au percepteur.

Cette taxe de vérification est l’impôt direct qui permet la vie financière des bureaux de vérificateur, frais de tournée, de bureau, de correspondance, d’entretien des étalons et des registres.

Le vérificateur ne peut percevoir directement les taxes ou amendes.

S’il y a tromperie, vente d’une mauvaise quantité de marchandises, cette infraction est punissable pénalement en 1918 de 100 à 5 000 francs et d’une peine de prison de trois mois à deux ans.

Pour Lucien cette taxe a été en 1921 de 6,70 francs pour l’année.

Publié dans:Vie de Lucien |on 9 novembre, 2011 |4 Commentaires »

1921 : machine à coudre

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(document original)

Lucien, placier pour Singer depuis 1919, a d’après cette facture récapitulative vendu 4 machines à coudre pour une valeur de 1 445 francs soit 1 478 euros. Ces machines sont de trois séries différentes.

La machine 128K3 version « La Vencedora » (nom du décor flamboyant de la machine) est une machine à coudre portable à main avec manivelle. C’est une machine avec un mécanisme VS pour vibratting shuttle c’est à dire une navette oscillante éjectable.  La lettre K indique qu’elle a été fabriquée dans l’usine écossaise de Clydebank. Ces machines à coudre 128 K furent fabriquées entre janvier et juin 1920 au nombre de 100 000 exemplaires.

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(image trouvée sur le net)

(Singer 128 K 3)

La machine à coudre 15K24 est une machine à pédalier. Toutes les machines de Singer ont des plaques d’identification qui permettent une datation précise de celles-ci. Pour cela il suffit d’aller sur le site anglais de la société:

www.singerco.com

Publié dans:Vie de Lucien |on 7 novembre, 2011 |3 Commentaires »

1921 : outillage Lafargue et Cie

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(document original)

Lucien n’est pas seulement vendeur de cycles, cyclecars, écrémeuses, machine à coudre, il est aussi réparateur. Et pour cela il a besoin de bons outils.

Après les alésoirs, potée d’émeri de chez Pouponnot en 1920, les limes de chez Berwing en 1920,  les meuleuses de chez Sauterot en 1921, il va acheter pour 142 francs de clés soit 146,97 euros.

La clé à molette est un outil chromé inventé en 1888 par le Suédois Johan Petter Johansson (1853-1943). L’ouverture de la clé est adaptable à la tête de la vis ou de l’écrou. Elle comporte une mâchoire mobile commandée par une vis sans fin portant la molette de réglage de l’ouverture.

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(image trouvée sur le net)

La clé anglaise a été inventée par un Anglais, Charles Monckey, vers 1853. Elle se comporte comme une clé à molette avec un système de crémaillère permettant d’adapter l’ouverture. La mâchoire se déplace parallèlement au manche qui porte la crémaillère, l’ouverture est perpendiculaire à la clé.

De clé Wakefield pas de trace sur le net, si ce n’est la photo qui suit. Il semblerait qu’il s’agisse d’une clé anglaise, de plus Wakefield est une ville du West Yorkshire

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Publié dans:Vie de Lucien |on 6 novembre, 2011 |10 Commentaires »

1921 : Hydra

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(document original)

 

Cette société née en 1899 est peu recensée sur le net, le dernier catalogue retrouvé date pourtant de 1937. Une des rares traces se trouve dans une publicité du magazine « l’Association Générale de l’Automobile » en 1907 dans lequel tout membre avait droit à une réduction de 25% sur les bougies Hydra et 15% sur les piles.

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(buvard trouvé sur le net)

 

La société était spécialisée dans les piles sèches pour lampe de poche (boîtiers) et les piles liquides pour les postes de TSF. Leur spécificité residait dans l’utilisation de tourbe pour stabiliser l’électrolyte.

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(image trouvée sur le net)

 

Les piles sèches ont été brevetées par Georges Leclanché (1839-1882) en janvier 1866. Il va utiliser un dépolarisant solide. L’électrode négative en zinc est séparée de l’électrode positive en charbon ou carbone par un vase poreux, le tout plongeant dans une solution de chlorhydrate d’ammonium sous forme de pâte. Leur gros avantage est de pouvoir être utilisées dans n’importe quelle position au contraire des piles liquides de Volta.

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Les lampes de poches (boîtiers dans la facture de Lucien) ont été inventées aux Etats Unis par David Misell en association avec Conrad Hubert en 1898: la lampe de poche « Eveready ». Le premier modèle est composé d’un tube de papier, de fibres, d’une ampoule électrique et d’un réflecteur en laiton. Au départ elle ne pouvait produire qu’une faible et brève intensité lumineuse, ce qui explique le terme de « flashlight ». A partir de 1906 leur popularité va croître avec l’amélioration des lampes à filament tungstène et l’amélioration des batteries. En 1922 l’Amerique compte 10 millions d’utilisateurs de lampe de poche.

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(image trouvée sur le net)

(lampe de poche Eveready de 1899)

 

 

Publié dans:Vie de Lucien |on 3 novembre, 2011 |5 Commentaires »

1921 : l’Urbaine Electrique (suite)

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(document original)

Après le contrat de 1920 il a été retrouvé dans les affaires de Lucien ces factures d’électricité. La consommation n’était pas mesurée en kilowatts par heure mais en hectowatts (10 fois moins que les kilowatts) par heure. Lucien n’utilisait l’électricité certainement que pour l’eclairage de la  maison et sa consommation de l’époque n’était que de 8 hectowatts par heure en juillet 1921 pour un coût de 4 francs. Bien moins cher que le coût de l’éclairage public   annuel de Domfront:

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(extrait de l’Ouest Eclair du 30 octobre 1920)

Entre 1890 et 1912 de nombreuses petites centrales sont installées sur le cours des rivières. En 1912 la construction d’une centrale thermiquede 1200 kw à Couterne,à 20 km de Domfront, est entreprise. Elle fournira l’électricité à tout le bassin d’Alençon, la Ferté Macé et Bagnoles-de-l’Orne. Pendant la guerre, souffrant du manque de charbon, elle doit chauffer au bois baissant ainsi sa rentabilité. Une deuxième centrale thermique plus puissante va être installée avec deux groupes de turbo-alternateurs de 4000 kw en 1917prés d’une voie ferrée et proche d’usines grosses consommatrices d’électricité, les usines de Boisthorel et de Tillières.  Ces deux centrales vont ainsi créé un réseau à 15 000 volts et alimenter ainsi Domfront, Flers et Alençon. Pourtant en 1920 la puissance fournit ne suffit plus:

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(extrait de l’Ouest Eclair  octobre 1920)

En 1921 de nouvelles chaudières vont être installées à Couterne, deux groupes turbo-alternateur de 6000 kw et 7000 kw. Des lignes à 30 000 volts vont relier les différentes villes et usines. En 1930 les petites sociétés distributrices d’électricité de l’Orne vont être regroupées sous l’égide de la Société de distribution de l’energie électrique de l’Ouest.

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(usine électrique de Couterne)

(image trouvée sur le net)

Publié dans:Vie de Lucien |on 2 novembre, 2011 |5 Commentaires »

1921 : Société des Cycles La Française

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(document original)

 

Le 24 juin 1890 Pierre-Victor Besse et François Trepier entérinent leur association et ainsi  nait en 1891 la Société La Française, fabrique de vélocipèdes et de pièces détachées. En 1894Monsieur Trepier cède ses parts à John Varmm Hammond. En 1899, en recherche de capitaux, ils s’associent avec Alfred Edwards qui investit alors 1,6 millions de francs.

A cette époque la société possède les marques: Diamant, la Merveilleuse, Libérator, l’Actène, Marly, O.Lapize, Acatène-Metropole, Manutri, Galibier, la Française-Diamant.

La société fut rachetée en 1924 par le groupe Gentil-Alcyon.

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 (image trouvée sur le net)

 

Sous le maillot de La Française beaucoup de courses vont être gagnées:

1901: Paris-Brest avec Maurice Garin, 1902: Bordeaux-Paris avec  Maurice Garin, 1904: le Tour de France avec Maurice Garin, 1909: championnat de France avec Dupré, 1910: championnat de  France avec Emile Georget, 1911: Paris-Brest avec Emile Georget, championnat de France avec Octave Lapize, ainsi qu’en 1912 et 1913, 1914: championnat de France avec Charles Crupeland, 1921: le Tour de France avec Leon Scieur.

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(photo et plaque de Jacques le Voyageur)

Publié dans:Vie de Lucien |on 1 novembre, 2011 |3 Commentaires »
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