Archive pour septembre, 2011

1921 : agression

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(Fait extrait du journal l’Ouest Eclair du 3 mars 1921)

Non, non !! ce n’est pas Emilie qui s’est fait agresser mais cela aurait pu l’être …

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Domfront possédait en 1921 son propre tribunal correctionnel.

Le réticule était au XIXème et début du XXème siècle un petit sac, sorte de bourse, que les femmes prenaient lors des sorties. Elles y rangeaient un mouchoir, un flacon de sels ou une vinaigrette (petite boite précieuse perçée de trous dans laquelle on mettait un coton imbibé de vinaigre aromatisé).

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Publié dans:Miscellanees |on 28 septembre, 2011 |6 Commentaires »

1921 : bougies Bosch

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(document original)

Lucien en vendeur averti cherchait les contrats les plus avantageux et la diversité dans ses fournisseurs. Après les bougies Eyquem et As voici les bougies Bosch.

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(Robert Bosch)

En 1902 Robert Bosch (1861-1942) livre ses premières bougies d’allumage dont il avait déposé le brevet en 1894. Il présenta aussi la première magnéto haute tension permettant d’apporter la solution au problème majeur de la fiabilité d’allumage des moteurs. Il permit ainsi le développement du moteur à combustion interne en étant le premier à l’adapter au véhicule motorisé.

Il va produire à l’époque quelques centaines de bougies par an (actuellement 300 millions par an). Dés 1922 Robert Bosch produira des batteries de moto puis en 1925 il fera de même pour l’automobile. Il va en 1927 continuer à innover dans l’industrie automobile avec l’injecteur de carburant diesel.

Dés 1906 Robert Bosch a parié sur le savoir faire et la formation continue. Il a été le premier industriel Allemand à mettre en place  les congés payés et la journée des 8 heures (1919 en France).

En 1937 Robert Bosch a transformé son entreprise en société à responsabilité limitée et inscrit dans ses dernières volontés que les revenus de la société devaient être attribués à des causes charitables (encore valable actuellement).

Sa devise était:

« Il est préférable de perdre de l’argent plutôt que la confiance d’un client ».

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Publié dans:Vie de Lucien |on 27 septembre, 2011 |6 Commentaires »

1921 : droits communaux

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(document original)

A la fin du XVIIIème siècle la commune était considérée comme une personne privée avec des droits de police domestique et de souveraineté privée.

Il faudra attendre Napoléon Bonaparte pour que la notion de commune apparaisse dans le code civil.

C’est la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800) qui va donner aux communes des droits de même nature que les droits de l’État .

Les communes sont dépositaires de certains droits que lui a confié l’État.

« Comme l’Etat la municipalité a pour attribution principale de conserver et d’améliorer les conditions générales de bien-être et d’existence des individus qui la composent. En n’oubliant pas que la commune n’est pas une administration souveraine mais un rouage de l’administration de l’Etat. »

A partir de 1837 le maire sera élu par les citoyens actifs pour une durée de deux ans, ainsi que le corps municipal et un procureur de commune qui sera chargé de défendre les intérêts de l’État et de suivre les affaires des communes.

Dans ce texte de loi sont  définies toutes les recettes  dont peuvent bénéficier les communes.

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Pour Lucien il semblerait que ce droit soit pour un emplacement devant son magasin, sur la chaussée peut-être, ou au marché.

Il n’existe pas dans les documents retrouvés d’autres indications.

Il était de 12 francs pour l’année soit 12,42 euros.

Publié dans:Vie de Lucien |on 24 septembre, 2011 |5 Commentaires »

1921 : banques locales et régionales

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(document original)

Au XIXème siècle la banqueest une entreprise qui reçoit des dépôts du public et qui les emploie en opérations de crédit ou financiers. Ainsi certains commerçants ou négociants pratiquaient le métier de banquier.

Entre 1837 et 1849 une serie d’arrêtés décide que la patente de banquier peut s’appliquer à tout particulier qui fait de l’escompte et des recouvrements sans tenir compte de l’importance des opérations.

Les banques locales sont bien mieux adaptées aux formes légères de la première industrialisation dont elles reflètent la dispersion dans l’espace français. Du fait de leur proximité elles étaient plus à même de proposer des crédits à long terme. Les banques avaient des relations amicales avec les clients qui étaient souvent les commanditaires et même les actionnaires des banques.

Après 1870, face à l’hégémonie des grandes banques de dépôt, elles s’adaptent en assurant le crédit industriel.

Ainsi en 1892 on dénombre pas moins de 1258 banques locales dont prés de 600 dans la région parisienne.

Plus tard certaines vont braver les turbulences de la concurrence et se transformer en véritables banques régionales de dépôt.

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Publié dans:Miscellanees |on 21 septembre, 2011 |7 Commentaires »

1921 : pierre à briquet Auer

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(document original)

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Le Docteur Carl Auer von Wesbach (1858-1928) est un chimiste, inventeur, ingénieur et industriel Autrichien.

En 1890 il met au point le bec Auer et le manchon à incandescence aux terres rares pour les reverbères d’éclairage urbain et les lampes à gaz ou à essence.

En 1898 il remplacera les filaments à carbone des lampes électriques par un filament métallique beaucoup plus lumineux et durable. En 1906 il remplacera ce filament métallique par un filament tungstène-osmium.

C’est en 1903 qu’il inventera la pierre à briquet.

La pierre à briquet est un alliage métallique artificiel générant une gerbe d’étincelle lorsqu’il est frotté contre une surface rugueuse.

Dans les briquets modernes une courte tige de pierre à briquet est pressée par un ressort contre une molette en acier striée. Il suffit de faire tourner le molette avec le pouce pour créer des étincelles et mettre le feu au combustible.

Publié dans:Vie de Lucien |on 20 septembre, 2011 |5 Commentaires »

1921 : placier pour Singer

placier pour Singer

(document original)

 

Lucien va, en plus de tenir son magasin de vente et de réparation de vélo, être placierreprésentant pour la compagnie Singer.

Au détour de ses bulletins de commande on peut observer que son territoire ne dépasse pas 15 kilomètres autour de Domfront. Son seul moyen de transport étant ses pieds ou son vélo. Ainsi il va aller à: Baroche 8 km, Le Chatellier 14 km, Passais 14 km, Saint-Bomer-les-Forges 7,5 km, Champsecret 7 km, Saint-Cyr-du-Bailleul 7 km, Avrilly 7,5 km, Rouellé 7 km.

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Ses clients étaient multiples: cordonnier, cultivateur, gendarme, garde-forestier, employé de chemin de fer…

 

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(document original)

Dans son relevé de caisse il est intéressant de noter son pourcentage sur la machine à coudre, 7,5% du prix de la machine. Les frais qui lui sont remboursés sont variables, location de vélo 5 francs, hôtel 20 francs, surprises 25 francs, envoi d’argent 1,80 franc, transport 3,59 francs.

Cette machine loin d’être bon marché, 675 francs soit 698,60 euros, était payée en partie à la commande, à la livraison et souvent à tempérament ensuite.

Cette politique commerciale était retrouvée trés tôt dans les publicités de Singer.

 

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(publicité de 1876)

Publié dans:Vie de Lucien |on 18 septembre, 2011 |4 Commentaires »

1921 : pédales Lyotard

pédales Lyotard

(document original)

 

Lucien en réparateur-vendeur averti recherche le matériel le plus connu et le plus performant.

Ainsi à l’époque les pédalesLyotard étaient une marque référente dans le domaine des pièces détachées de cycle.

L’entreprise fondée par Pierre Lyotard était basée à Surry-le-Comtal dans la région stéphanoise. Sa renommée s’est faite sous les pieds de Marcel Berthet (1888-1953), cycliste qui a établi le record du monde de vitesse sur piste en 1907 à 41,52 km/h et en 1913 à 43,77 km/h.

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La paire de pédales était à 12,75 francs soit 13,19 euros.

L’entreprise qui produisit la première version de la pédale à plate-forme disparut dans les années 1980.

Publié dans:Vie de Lucien |on 16 septembre, 2011 |3 Commentaires »

1920 : histoire du pétrole

histoire du pétrole

(document original)

 

Le pétrole est connu et utilisé depuis la plus haute antiquité. L’approvisionnement à l’époque était limité aux affluents naturels du pétrole.

Il était utilisé comme produit pharmaceutique, cosmétique par les Mésopotamiens, comme combustible pour les lampes à pétrole(pétrole dit lampant), pour le calfatage des bâteaux par les Amérindiens.

Les Egyptiens employaient l’asphalte pour la momification.

Le bitume a été utilisé pour la construction des jardins suspendus de Babylone.

Les Byzantins et les Phéniciens l’utilisaient pour incendier les navires ennemis (« feu grégeois« ).

Au début du XIXème siècle il était vendu aux Etats Unis comme remède miracle, utilisé dans les lampes et comme lubrifiant.

Le premier puit foré en France le fut en Alsace dans le canton de Woerth à Pechelbronn (littéralement fontaine de poix) par Louis-Pierre Ancillon de Sablonnière en 1745 sur une veine importante de sable bituminier.

 

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Publié dans:Miscellanees |on 14 septembre, 2011 |4 Commentaires »

1920 : à la une

A la une en 1920

 

Paul Deschanel né le 13 février 1855 à Schaerbeck (Bruxelles ) Président de la République Française   tombe du train qui l’emmenait pour une commémoration à Roanne dans la nuit du 23 au 24 mai 1920. Errant, le visage tuméfié, ensanglanté, un ouvrier André Rabeau le trouve divaguant sur les rails. Aussitôt il pense à un ivrogne. L’homme se présente à lui en disant :

 » Je suis le Président de la République, je suis tombé du train ».

Sceptique il l’emmène chez le couple Dariot, gardes- barrières, qui le soigne et le couche et part prévenir la gendarmerie. Plus tard la femme affirmera :

 » Je savais que c’était un Monsieur car il avait les pieds propres. »

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(Extrait du journal l’Humanité du 25 mai 1920)

Sa chute sera expliquée par le syndrôme d’Elpenor,en effet Monsieur Deschanel sujet au stress, aux insomnies et à des crises de panique, prend en quittant la gare de Lyon un calmant pour dormir. Dans un état de désorientation dû à un réveil incomplet le Président ouvre le fenêtre à guillotine pour prendre l’air, se penche et tombe.

Président depuis le 18 février 1920 Paul Deschanel ne s’était pas adapté à sa charge et à ses responsabilités. Il dira :

 » Le peuple m’acclame et je ne suis pas digne de lui »

De plus il se résignait avec douleur à s’enfermer dans un rôle presque purement représentatif que la fonction de Président de la IIIème République lui réservait.

Cet événement va déclencher des dizaines de caricatures cruelles et des chansons satiriques, ainsi que des anecdotes plus sensationnelles les unes que les autres.

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(Extrait du journal le Populaire du 27 mai 1920)

Il aurait signé des documents officiels du nom de Napoléon ou Vercingétorix.

Au cours d’un déplacement à Menton, il aurait ramassé des fleurs dans la boue et les aurait jetées dans la foule.

Il aurait été retrouvé se baignant nu avec des canards dans une pièce d’eau du château de Rambouillet.

Poussé à démissionner le 21 septembre 1920 il part se reposer à Rueil-Malmaison.

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Publié dans:Miscellanees |on 12 septembre, 2011 |21 Commentaires »

1920 : Hutchinson

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(document original)

Lucien en commerçant averti ne prenait pas toutes ses pièces chez un même fournisseur. Certes Bouverie était son fournisseur principal mais il s’adressait aussi à des spécialistes. Ainsi pour les pneumatiques il se fournissait chez Michelin, Dunlop mais aussi auprés d’une autre entreprise de pneumatique, Hutchinson.

Entre fournisseurs les prix variaient, pour la même enveloppe 700/32/35 elle était à 17 francs chez Michelin, 24 francs chez Dunlop et 28 francs chez Hutchinson.

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L’entreprise Hutchinson s’est implantée sous l’impulsion de Hiram Hutchinson (1808-1869) à Langlée prés de Montargis en 1853. Il a à cette époque racheté les brevets de la vulcanisation du caoutchouc à Charles Goodyear.

Ce n’est qu’en 1890 que Hutchinson démarre la production de pneumatique pour le vélo.

Le succés de cette marque sera surtout prépondérante durant les années 1953-1954-1955 avec Louison Bobet qui remporta trois fois le tour de France sur des pneus Hutchinson, puis avec Jacques Anquetil qui gagna aussi le tour de France durant les années 1957-1964 sur des pneus Hutchinson.

La marque reste actuellement numéro un mondial de la transformation des élastomères pour l’automobile, l’industrie et le grand public. Elle fut rachetée en 1974 par le groupe Total.

Publié dans:Vie de Lucien |on 10 septembre, 2011 |6 Commentaires »
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