Archive pour juillet, 2011

1914-1918 : monnaie

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Billet de 5 francs violet édité du 1er décembre 1917 au septembre 1933.

Son verso représente un docker sur une échelle montant un sac sur le quai d’un port devant un voilier amarré.

En filigrane la tête du jeune guerrier de la Marseillaise de Rude.

Durant la Grande Guerre les monnaies métalliques ne tardèrent pas à manquer.

Pour faire face à cette disparition il y avait certes  les billets de banque mais il fut aussi mis en circulation des pièces de monnaies par des commerçants, des municipalités ou des chambres de commerce.

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De faible valeur faciale ces pièces présentent une grande diversité de types et sont fabriquées dans des matériaux variés : aluminium, laiton, fer et même carton.

Publié dans:Miscellanees |on 15 juillet, 2011 |1 Commentaire »

1918 : achat de meubles et literie

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(document original)

 

Le couple Lucien et Emilie va encore investir dans son installation : matelas en coutil fil et laine de pays, édredon, bois de lit en noyer avec sommier, traversin, oreillers en coutil et plumes, couvre-pied en satinette intérieur laine, le tout pour une somme de 1 732 francs, soit 2 661 euros, somme assez importante sachant que nous sommes en pleine guerre et que de plus le taux du salaire horaire de l’époque n’était que de 1,5 francs !!!

Des aides peut être ? De la famille d’Emilie ? Ou le produit  de leur travail ? Lucien a l’époque cumulait déjà le travail à la mine mais aussi celui de photographe et représentant.

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Le coutil est une toile faite de fil de chanvre ou de lin, souvent mélangé de coton, lissée et serrée. Il est maintenant l’enveloppe qui renferme l’âme du matelas.

Publié dans:Vie de Lucien |on 14 juillet, 2011 |4 Commentaires »

1914-1918 : dessins humoristiques

Image du Blog babethhistoires.centerblog.net

la Baïonnette avril 1916

La Baïonnette était un hebdomadaire satirique et patriotique. Il fut créé en 1915 et est consacré principalement à la Grande Guerre. Tout est en charge contre l’ennemi. Il traita avec humour et justesse de la vie des soldats. Le journal fut trés peu censuré. Il cessa d’être publié en 1920.

 

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le Front 16 février 1917

Le Front fut un bimensuel exclusivement illustré et rédigé par les poilus de l’avant.

 

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le Petit Journal 26 mars 1916

Le Petit Journal fut lançé en 1863 par Moïse Millaud et reçut un vif succés grâce à son coût modique et son petit format. Il misa sur le sensationnel. En 1937 il devint l’organe du Parti Social Français. En 1944 il fut supprimé après s’être replié en 1940 à Clermont-Ferrand.

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         le Petit Journal du dimanche 21 janvier 1917

Le Petit Journal du dimanche fut créé en 1884 pour concurrencer l’Illustration. Il fait la part belle aux faits divers. Il ne rencontra pas le succés esperé. Il change de nom en 1920 et devient le Petit Journal illustré.

Publié dans:Miscellanees |on 12 juillet, 2011 |10 Commentaires »

1914-1918 : réclames

Avant de clore cette période de la guerre 1914-1918 j’aimerais m’arrêter sur quelques publicités qui m’ont interpellée lors de mes recherches.

Lucien les a peut être vues ou lues.
 

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 le Petit Journal 27 mars 1916

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le Gaulois 16 novembre 1917

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Ouest France 16 aout 1917

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l’Intransigeant 22 avril 1916

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l’Intransigeant 22 avril 1916

Publié dans:Miscellanees |on 10 juillet, 2011 |7 Commentaires »

1917 : Charles, la Légion étrangère

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(document original)

Histoire :

C’est Louis-Philippe le 9 mars 1831 qui va créer la Légion étrangère. Il reprend une formule qui a fait ses preuves sous l’Ancien Régime où dans la Grande armée « les étrangers au service de la France » étaients regroupés dans une même unité.

La Légion offre de plus « la deuxième chance ». Le recrutement est effectué sur simple déclaration d’identité sans justificatif.

C’est en 1832 en Algérie qu’ils reçoivent le baptême du feu et par leur courage et leur détermination acquièrent leur réputation de soldats vaillants et endurants, mais aussi de batisseurs. En 1843 ils batissent Sidi-bel-Abbès qui deviendra leur Maison Mère et la capitale de la Légion.

Les légionnaires combattront pour l’Espagne en 1835 en Algérie. A cette période la langue française sera imposée comme la langue officielle de la Légion.

Puis ils seront, sans interrompre leur action en Algérie, sur les fronts de Crimée en 1854-1856, de Sébastopol, d’Italie en 1859, du Mexique en 1864 où ils s’illustreront à Camerone.

Ils reviennent sur le sol français en 1870 où ils connaîtront leurs premières défaites.

Puis à partir de 1883 dans le souffle d’expansion colonialiste de la France ils seront au Tonkin en 1883, à Formose en 1885, au Soudan en 1892-1893, au Dahomey en 1892-1894, à Madagascar en 1895-1905, au Maroc en 1900-1934.

La Légion est reconnue pour ses valeurs au combat, le général Gallieni dira d’elle:

 » Je demande d’emmener avec moi 600 hommes de la Légion étrangère afin de pouvoir le cas écheant mourir convenablement. »

 

Incorporé en 1908 à Paris Charles semble avoir intégré la Légion, la date exacte n’est pas connue , mais il fut avec elle en 1912 au Maroc où il fut honoré avec 63 000 hommes :

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En 1914 la Légion forte de 5 régiments revient en France. Leur action de bravoure réduit le nombre des légionnaires pour les amener en 1915 à ne plus être qu’un seul régiment, le légendaire « Régiment de marche de la Légion étrangère ». Il ramènera de ces 4 années de guerre le drapeau le plus décoré de l’armée française.

Ils seront en première ligne, ouvreurs de routes, démolisseurs de barbelés, grenadiers, nettoyeurs de tranchées, constructeurs de routes ou de tranchées.

 

En  mars 1917 Charles, légionnaire associé au 176ème RI va tenter de dégager Monastir près de Dihovo en Albanie.

C’est là avec de nombreux autres sapeurs que Charles laissera la vie.

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(document original)

Lucien sera informé de son décés par une lettre manuscrite datant de janvier 1919.

Publié dans:Vie de Lucien |on 9 juillet, 2011 |6 Commentaires »

1917: Charles

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Orphelins au Brésil, partis en France en laissant leur soeur Marie à Rio de Janeiro, les deux frères rapatriés en France par paquebot ont été placés par l’assistance publique. (Histoire racontée par Lucien dans « Lucien »)

Charles est né le 22 janvier courant (1887) à neuf heures du soir au domicile des parents.

Il est intéressant de noter qu’à cette époque on parlait de 9 heures du matin ou du soir, 11 heures du matin ou du soir. La division de la journée en 24 heures ne sera effective qu’avec la loi du 9 mars 1914.

De Charles plaçé sous le numéro 113891 à l’assistance peu de traces. A-t’il été placé dans la même famille que Lucien ? Travaillait-il ? Reverra-t’il Lucien durant toutes ces années ? Les enfants de Lucien ne connaissaient même pas son existence !!!

Grâce aux archives numérisées de Paris il a été possible de retrouver sa date d’incorporation, 1908, sous le numéro de matricule 1623 à Paris au niveau du 2ème bureau.

Mais aussi ce document :

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(document original)

Publié dans:Vie de Lucien |on 8 juillet, 2011 |3 Commentaires »

1917 : photographie

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(document original)

 

En plus du matériel pour réparer des montres et des horloges il est surprenant de constater la présence de matériel pour développer des photos :
Sulfite de soude utilisé pour la fixation et la préservation des films contre la décoloration.
Hyposulfite utilisé pour la réalisation des bains de fixateur.
Hydroquinone, un des composants majeurs dans le développement photographique.

A cette époque la photographie était en plein développement.

La première image, non stable, dûe à l’action de la lumière  serait de Joseph Nicephore Niépce en 1812.

En 1819 John Herschel décrit les propriétés de l’hyposulfite de sodium comme fixateur.

Le premier appareil photographique appelé le Daguerréotype est présenté en 1839 à l’Academie des sciences par Louis Jacques Mandé Daguerre.

A la même pérode Wiliam Henry Fox Talbot va créér un négatif qui permettra la reproduction de plusieurs exemplaires d’une image à partir d’un seul négatif.

En 1884, après des années de clichés sur plaques de verres encombrantes, Georges Eastman met en place des surfaces sensibles et souples.

En 1907 les frères Lumière invente l’autochrome, mettant ainsi la couleur dans la photographie.

En 1909 le français Etienne Mollier conçoit le « Cent-Vues » appareil qui prendra 100 vues au format 18×24 sur film perforé.

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En 1913 Oskar Barnack construit le premier prototype de Leica avec une utilisation du format 24×36 qui perdure encore aujourd’hui.

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 A cette période les photographes sont trés nombreux suite, principalement, à la vulgarisation trés rapide des procédés de photographie.

La profession de photographe Lucien l’ a apparemment pratiquée, pour preuve cet en-tête de facture.

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(document original)

Le temps ne nous en a laissé aucune autre trace.

Publié dans:Vie de Lucien |on 2 juillet, 2011 |4 Commentaires »

1917 : horlogerie

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(document original)

 

Par cette facture il est intéressant de constater que Lucien n’était pas seulement soldat et mineur. Il semblerait qu’il se soit lancé dans d’autres activités.

En effet il va acheter à une entreprise d’horloger-bijoutier « A.BOUVERIE », à Le Teilleul dans la Manche, 4 ressorts de réveil, du verre de montre, de la brisure d’or. Dans une autre facture d’octobre 1917, il achètera un flacon d’huile pour montre et  un autre pour horloge.

 

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(objet personnel d’époque)

Une facture plus tardive montrera l’achat de  montres : une montre clé argent 17 Lip pour 28,50 francs (58,55 euros), une montre recouverte de métal 17 Lip pour 18 francs (35,72 euros), une montre recouverte de métal 18 Lip pour 17,50 francs. Mais aussi l’achat d’une pièce particulière du système horloger :  l’ancre qui est un organe en acier ou en laiton de l’échapement d’une montre ou d’une pendule.

Lucien va commencer à réparer et à entretenir certes pour lui même, mais aussi pour d’autres, des montres, des horloges et plus tard des cycles.

Les prémices de son futur commerce sont déjà en place.

Publié dans:Vie de Lucien |on 1 juillet, 2011 |4 Commentaires »
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