Archive pour juillet, 2011

1920 : résiliation du bail

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(document original)

Monsieur Bigot propriétaire de la maison dans laquelle Lucien avait commençé son commerce de réparateur de montre et d’exploitant de lavoir décède le 16 décembre 1917 sans enfant et laissant seule sa femme.

Mme Bigot veuve, suite au contrat de mariage qu’elle avait établi avec son défunt époux en novembre 1888, avait l’usufruit et la jouissance des biens mobiliers et immobiliers dépendants de la succession de son mari. Elle décide en accord avec Monsieur Pardonce Lucien de résilier le bail de la maison et des dépendances sises au Pissot à dater de Pâques 1920.  L’acte  sera signé en mars 1920

A l’époque Lucien payait son loyer au semestre de Pâques à la Saint-Michel, celui ci étant de 240 francs soit 215 euros.

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(document original)

Suite à cela Lucien va louer une maison située route d’Alençon nommée ensuite  rue Foch à Domfront. Cette maison sera à la fois sa maison particulière et son atelier.

Publié dans:Vie de Lucien |on 28 juillet, 2011 |2 Commentaires »

1920 : réparateur de vélo

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 (document original)

Après avoir essayé de faire commerce de réparation et vente de montres Lucien se dirige vers ce qui va être sa profession pendant les quarante années qui vont suivre: réparateur et vendeur de cycles. Il ne se contentera pas de vélocipèdes. Il vendra et réparera motocyclettes, automobiles, écrêmeuses, barattes, machines à coudre, machines à tricoter….

Au début du XXème siècle le vélo tient une place importante dans la vie de beaucoup de gens. Il permettait de se déplacer plus loin qu’à pied et était moins cher qu’un cheval, une motocyclette ou une auto.

Le premier véhicule constitué d’une poutre principale reliant deux roues situées l’une derrière l’autre est inventé par Karl Drais Von Sauerbronn en 1817. Assis sur une selle il avançait en foulant le sol avec ses pieds.

Son nom fut la draisienne.

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Dans un brevet de 1818 les Français vont l’appeler vélocipède.

Il faudra attendre 1839 pour qu’un Ecossais Kirkpatrick Mac Millan ait l’idée de faire entrainer sa roue arrière par un levier permettant ainsi d’avancer plus vite sur un plus long parcours sans traîner les pieds.

En 1861 les Français Pierre et Ernest Michaux ont l’idée de placer des pédales sur l’axe de roue avant d’une draisienne.

En 1869 les Anglais créent le grand-bi avec une roue avant beaucoup plus grande que la roue arrière. Ce sera le bicycle.

En 1890 la bicyclette est née. Elle est un bicycle avec une roue avant de 1 mètre de diamètre et un axe de pédalier relié par une chaine à l’axe de la roue arrière.

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Publié dans:Vie de Lucien |on 25 juillet, 2011 |5 Commentaires »

1919 : timbres

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(document original)

Depuis le début de mes recherches je voyais ces timbres orner les factures. Suite à l’article d’hier sur la taxe sur les objets de luxe il me parait nécessaire de différencier quelques timbres.

Le timbre fiscal est une figurine fixe ou mobile utilisée pour le recouvrement de droits dûs par les administrés pour l’établissement, la copie ou l’authentification d’un acte. Il permet de justifier le paiement des taxes ou des impôts à l’administration.

  

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(document original)

Le timbre quittance constate le paiement de sommes ou la remise de valeurs ou d’objets. Le timbre constitue la preuve de la libération du débiteur.

Ainsi un simple bout de papier avec un timbre quittance sera un justificatif de loyer.

Il est retrouvé dès 1871 un timbre de 15 centimes sur des reçus de quittances privées.

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(document original)

Et enfin le timbre poste, émis pour la première fois en France en 1849, fut le fameux « Cérès » sous la IIème république. Sa valeur de 20 centimes était la valeur de l’affranchissement d’une lettre.

Il marquait l’adoption du système inventé au Royaume-Uni visant à faire payer le port par l’expéditeur et non plus par le destinataire.

Une seule famille de graveur fut l’instigateur de tous les timbres de cette époque, les Barre.

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Puis à partir de 1903 apparaissent les semeuses, d’usage courant, de Oscar Roty.

Ensuite après la guerre de 1914-1918 les timbres vont être le reflet de causes, d’événements, de lieux ou de personnes.

http://www.timbres-de-france.com

Publié dans:Miscellanees |on 24 juillet, 2011 |2 Commentaires »

1919 : taxe sur les objets de luxe

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(document original)

En plus de son inscription à la Chambre du Commerce, et de son livre du commerce, Lucien va devoir se soumettre à la taxe sur les ventes d’objets de luxe.

Cette loi qui date du 31 décembre 1917 impose (article 27, §4) que:

 » toute transaction portant sur une marchandise ou un objet de luxe, quel qu’en soit le prix, est obligatoirement constatée, lorsque le vendeur est commerçant, par l’inscription sur un livre de commerce agréé par l’Administration ».

« Il a de plus obligation absolue de délivrer une quittance ».

Mais que sont à l’époque les objets de luxe ?

L’administration fiscale en définit deux listes:

un tableau A, 1ère classe, ce sont des objets soumis à la taxe en raison de leur nature quel que soit le prix, dans ce cas le trésor public perçoit 10% du prix :
Appareil photo
Automobile
Bonneterie, lingerie de soie
Chevaux, poneys, ânes…
Articles de chasse, armurerie…
Eaux de vie
Arnachement
Parfumerie
Montres
Truffes,volailles truffées…
….

un tableau B, 2ème classe, ce sont des objets soumis à la taxe lorsque le prix excèdera le prix inscrit à ce tableau soit 20 centimes par 100 francs:

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Le mode de paiement de la taxe se fera par l’intermédiaire de timbres spéciaux conçus pour la perception.

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(document original)

L’ancêtre de la TVA

Publié dans:Vie de Lucien |on 23 juillet, 2011 |10 Commentaires »

1919 : Crédit Lyonnais

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(document original)

 

Le 14 novembre 1919 revient ce justificatif de paiement, chèque du Crédit Lyonnais pour une valeur de 156,70 francs.

Le Crédit Lyonnais est né à Lyon en 1863, fondé par le banquier Henri Germain. Fin 1864 le Crédit Lyonnais enregistre déjà 10 000 clients. Il ouvre des succursales à Paris et Marseille.

Il commence en 1865 la course aux guichets et la création d’un réseau à caractère national.

En 1870 il ouvre une agence à Londres.

En 1872 le Crédit Lyonnais se constitue en société anonyme et commence alors son expansion. Plusieurs succursales sont ouvertes: Saint-Etienne en 1872, Grenoble en 1873, Bourg-en-Bresse en  1874, puis à l’étranger Madrid en 1875, Genève en 1876 et Alger en 1878.

Vers 1900 le Crédit Lyonnais devient la première banque au niveau mondial.

Publié dans:Vie de Lucien |on 21 juillet, 2011 |5 Commentaires »

1919 : horloger

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(document original)

 

Après s’être inscrit au registre du commerce Lucien démarre son commerce.

Les premiers chiffres ne sont pas brillants: 20 francs (24,6 euros) en Novembre 1919, 60 francs (73,8 euros) en décembre 1919.

Il va à cette période réparer et changer des pièces de montre comme celle-ci:

 

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(objet personnel)

 

Les montres Lip furent créées en 1807 par Monsieur Emanuel Lipman à Besançon, d’abord sous forme de chronomètre dont le plus célèbre fut offert à Napoléon Bonaparte.

En 1867 son petit fils Ernest ouvre un atelier de production de montres à Besançon sous l’enseigne Comptoir Lipman.

En 1893 le chronomètre Lip est lançé, cette désignation devient la marque de la manufacture horlogère. 2500 pièces sont fabriquées par an.

En 1903 Lip est la première marque française à investir massivement dans la publicité.

En 1914 l’entreprise en plein essor, 150 horlogers, fabrique les premières montres-bracelets pour les officiers artilleurs de l’armée française.

Publié dans:Vie de Lucien |on 20 juillet, 2011 |3 Commentaires »

1919 : registre du commerce

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(document original)

 

Lucien le 12 novembre 1919 va démarrer son commerce de réparation et vente de montres et bijoux sur le site du Pissot sur la commune de Domfront, la première page de son livre de compte est signée du maire de Domfront de l’époque.

L’inscription sur le registre du commerce ne sera effectuée qu’en août 1920.

 

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(document original)

 

Le registre du commerce et des sociétés a été créé en mars 1919 afin de constituer un instrument de connaissance des entreprises et d’information des tiers.

Le registre se présente comme un casier qui centralise un certain nombre d’informations légales. En France toute personne physique ou morale qui a la qualité de commerçant doit s’inscrire à ce registre. Il est au départ imparfait et ne comprend qu’un simple répertoire de renseignement. A partir de 1920 il y aura obligation de fournir des pièces justificatives et des déclarations.

Publié dans:Vie de Lucien |on 19 juillet, 2011 |2 Commentaires »

1919 : la capitalisation

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C’est certainement suite à une publicité comme celle-ci que Lucien va devenir agent-correspondant de la capitalisation.

Ces contrats de capitalisation, proches de nos contrats d’assurance-vie actuels, proposaient aux actionnaires de verser une certaine somme mensuellement et au terme d’une durée préétablie le capital augmenté des interêts était récuperé.

Ces contrats existent toujours, ils sont surtout intéressants pour les personnes assujetties à l’ISF car ils sont sans limite fiscale.

Lucien va devenir commissionnaire sur le secteur de Bretteville, Juvigny, Passais et Tinchebray. Embauché suite à un simple courrier, sans cautionnement de garantie habituel dans ce genre de fonction, il reçevra des bons d’épargne sur des durées de 10, 15, 16, 20, 25, 33 ans de 500 à 1000 francs.

L’activité débutée en janvier 1919 permit à Lucien de gagner :

en février 12,35 francs (15,47 euros)

en avril 26,95 francs (33,78 euros)

au 6 mai 33 francs (41,36 euros)

et enfin le 31 mai 1919 40,80 francs (51,10 euros)

Au delà de cette date tout courrier cesse.

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(document original)

Dans les instructions générales Lucien aurait dû en fin de fonction renvoyer tous les documents relatifs à la societé, il ne le fit pas. Cette non-action nous permet de savoir qu’il se lança aussi dans cette entreprise en plus de mineur, photographe, exploitant de lavoir public…

Publié dans:Vie de Lucien |on 18 juillet, 2011 |9 Commentaires »

1918 : exploitant de lavoir

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(document original)

La fonction d’exploitant de lavoir public est peu référencée sur le net.

Il n’existe comme allusion à cette profession qu’un article sur Monsieur Joseph Vence (1803-1875) qui, après avoir construit le premier vapeur français en 1836, fut au terme de sa vie exploitant de lavoir public.


Pourtant en 1918 Lucien s’est désigné  auprès de  l’administration fiscale comme étant en charge d’un lavoir public de 15 places.

L’eau n’était pas courante dans les foyers modestes ou pauvres. Pour laver leur linge les femmes allaient au lavoir. Vers 1830 suite à des contaminations de puits par des bacilles du thypus et du choléra l’hygiène et la salubrité vont devenir des priorités.

Le 3 février 1851 l’Etat ouvre un crédit extraordinaire pour encourager les communes à bâtir des bains et des lavoirs publics.

Il va alors exister un « fermier » ou « exploitant » de lavoir. Vers 1850, cet exploitant achetait sa charge avec un bail pour 9 ans qui précisait ses diverses fonctions. Il devait procéder au nettoyage, à l’entretien des installations, renouveller l’eau, attribuer les emplaçements aux femmes. Il était aussi amené à maintenir l’ordre et la bienséance dans ce lieu exclusivement féminin !

Qu’elles soient laveuses, lavandières, buandières ou blanchisseuses, professionnelles ou particulières ces femmes effectuaient le même travail.

Il existait deux sortes de lessives: l’une effectuée toutes les semaines consacrée au linge courant, le linge de corps, et l’autre une à deux fois par an, le gros linge, draps, torchons, vêtements de travail.

Le transport du linge vers le lavoir se faisait par l’intermédiaire de brouettes.

Devant chaque emplacement se trouvait une planche à rebord dite planche à genoux, garre-genou, ou carosse sur laquelle la laveuse s’accroupissait.

Puis commençaient les différentes opérations: tout d’abordle trempage. Puis le linge était disposé dans de grandes cuves ou cuviers sur une toile sur laquelle les femmes disposaient de la cendre fine de bois ou du carbonate de potasse ou du savon. Ensuite le linge était brossé, puis battu et enfin rinçé à l’eau claire.

Petite recette de grand-mère pour faire du savon :

1/2 verre d’eau

1 verre de suif de boeuf

2 cuillères à soupe de cristaux de soude

  

Le lavoir, lieu éminemment social, était un  rare moment de détente.Il était appelé dans certaines régions de France « l’hôtel de toutes les médisances ».

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 merci à Chantou d’avoir retrouvé cette illustration

Publié dans:Vie de Lucien |on 16 juillet, 2011 |6 Commentaires »

1918 : armistice

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la Croix 12 novembre 1918

L’armitice, signé le 11 novembre 1918 à 5h15, marque la fin des combats de la première guerre mondiale de 1914-1918, la victoire des alliés et la capitulation de l’Allemagne.

Le cessez-le-feu fut effectif à 11h et déclencha en France des volées de cloche et des sonneries de clairon annonçant la fin de cette guerre qui entraina la mort de plus de 18 millions de personnes, des millions d’invalides et de mutilés.

Les généraux allemands et les alliésse réunirent dans un wagon-restaurant du Maréchal Foch, dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne.

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Élaboré au cours de la conférence de Paris, le traité de Versailles qui suivit l’armistice fut signé le 28 juin 1919 dans la galerie des Glaces du château de Versailles et promulgué le 10 janvier 1920. Il annonça la création d’une Société des Nations et détermina les sanctions prises à l’encontre de l’Allemagne et de ses alliés. Celle-ci, qui n’était pas représentée au cours de la conférence, se vit privée de ses colonies et d’une partie de ses droits militaires, amputée de certains territoires et astreinte à de lourdes réparations économiques.

Publié dans:Miscellanees |on 15 juillet, 2011 |3 Commentaires »
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