Archive pour juin, 2011

1912 : naissance

Une deuxième fille vient agrandir la petite famille de Lucien et Emilie.

En ce lundi 16 septembre 1912 est née Emilienne Marie Louise Pardonce.

 

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A cette époque, la déclaration en mairie se faisait en présence de l’enfant, des parents et de deux témoins identifiés par leur date de naissance et leur adresse.

Publié dans:Vie de Lucien |on 19 juin, 2011 |2 Commentaires »

Les assurances : historique

L’assurance : toute une histoire

 

De premières méthodes de transfert de risques sont signalées chez les babyloniens, dès le IIème millénaire avant J.-C. Le système développé est repris dans le Code d’Hammourabi. Si un marchand effectue un prêt pour effectuer un transport il paye une somme supplémentaire au prêteur. Le prêt n’a pas à être remboursé si la marchandise est volée.

1000 ans plus tard, les habitants de Rhodes inventent la mutualisation. Les marchands dont les biens arrivent à destination remboursent ceux dont les biens ont été détruits lors d’une tempête.

Les grecs et les romains introduisent l’assurance santé et l’assurance vie. Les Guildes du Moyen Âge remplissent un rôle similaire en participant aux frais d’obsèques de leurs membres décédés.


À la fin du XVIIème siècle l’importance croissante de Londres en tant que centre de commerce tire la demande pour des assurances maritimes. Edward Lloyd crée dans une taverne un lieu où les marins et les affréteurs peuvent assurer leurs bateaux. Aujourd’hui encore la Lloyd’s de Londres reste le haut lieu de l’assurance maritime.

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Au sens moderne l’assurance remonte au grand feu de Londres de 1666 qui détruisit 13 200 bâtiments. À la suite de cet incendie Nicholas Barbon ouvre un bureau pour assurer les bâtiments.

 

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L’année suivante naquit la première compagnie d’assurance sur l’incendie.

En 1818 le Conseil d’état français autorise le contrat sur la vie.

Au 20ème siècle compte tenu des technologies nouvelles, les types de contrats d’assurances s’étoffent et s’étendent à l’automobile, l’avion, etc…puis à la protection sociale.
 

Le contrat d’assurance

 

L’origine du contrat d’assurance est romaine.

Le premier type de contrat connu était une assurance au dernier survivant.

Il s’agissait plus particulièrement d’un contrat moral permettant d’aider généralement financièrement la dernière personne survivante d’un groupe. Plusieurs personnes se connaissant mettaient une valeur de côté à des dates convenues. La dernière survivante du groupe bénéficiait de l’ensemble de ces valeurs.
Aujourd’hui encore il existe ce genre de contrat qui se nomme la Tontine.

En 1653 à la demande de Mazarin, le banquier napolitain Lorenzo Tonti imagine une nouvelle formule d’épargne : chaque souscripteur verse une somme dans un fonds et touche les dividendes du capital investi. Quand un souscripteur meurt, sa part est répartie entre les survivants. Le dernier survivant récupère le capital.
Dès lors les associations recueillaient et faisaient fructifier les cotisations des adhérents à leur unique profit. La Tontine s’apparentait à un système de rente viagère, créée beaucoup plus tard, et de loterie nationale.

En 1689 : création de la première Tontine royale.

En 1770 : transformation des tontines royales en rente viagère à taux fixe.

En 1938 : le fonctionnement des Tontines est réglementé par décrets.
 Ceux-ci, insérés depuis dans le Code des assurances, garantissent une protection maximale des intérêts des Sociétaires.

En 1955 :  la Tontine devient un système d’épargne intégralement sûr.

En 1987 : la Tontine est exonérée de la taxe sur les conventions d’assurance.

Publié dans:Miscellanees |on 18 juin, 2011 |3 Commentaires »

1911 : « L’Abeille »

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(document original)

 

En bon père de famille Lucien va en mars 1911 cotiser à une assurance pour la vie, contre les accidents et les incendies pour la somme de 2,50 francs soit 7,93 euros pour l’année 1911/1912.

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L’assurance « L’Abeille »

En Bourgogne, les vignobles sont un bien si précieux que la grêle passe pour le risque le plus important.

Née le 19 juin 1856 à Dijon l’Abeille bourguignonne, société anonyme d’assurances contre la grêle, fait donc figure de pionnière. Ses fondateurs ne sont pas des financiers, mais des notables (maire de Dijon, etc…), des viticulteurs (propriétaires de Gevrey-Chambertin, du Clos-Vougeot, etc…) et des agriculteurs.

Le 5 mai 1857, L’Abeille bourguignonne contre l’incendie voit le jour.

En novembre 1858, elle fonde une agence à Paris, place de la Bourse. Le qualificatif « bourguignonne », jugé trop restrictif, est abandonné.

L’Abeille traverse sans encombre la guerre de 1870.

L’Abeille vie apparaît le 27 Janvier 1877.

Le 27 novembre 1881 l‘Abeille fonde l‘Abeille accidents (assurances collectives d’entreprise, individuelles, mortalité des chevaux, voitures, bris de glaces).

En 1891, l‘Abeille assure les dommages causés par l’éclairage électrique et les pertes résultant du chômage et de la privation de revenu par suite d’incendie.

La branche accidents est difficile, d’autant que l’extension du machinisme accroît les risques.

L’Abeille est l’une des premières sociétés habilitées à couvrir la loi du 9 avril 1898 sur les accidents du travail.

L’Abeille ouvre une agence à Monaco (1900), une succursale accidents en Belgique (1905) et une représentation en Hollande (1909).

En 1912, en bonne forme, l’Abeille est la seule des grandes compagnies à pratiquer à la fois les branches incendie, accidents, vol, vie et grêle. 

Le groupe Abeille ainsi formé (sociétés Grêle, Incendie, Vie, Accidents) restera inchangé jusqu’en 1952.

Publié dans:Vie de Lucien |on 17 juin, 2011 |1 Commentaire »

1911 : naissance

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Dans la vie de Lucien et de sa femme Emilie un  heureux évenement est annonçé :

La naissance de Lucienne Armandine Pardonce en ce 17 janvier 1911.

 

Armandine : prénom d’origine germanique qui signifie forte, armée, joyeuse, moins connu que Armand ou Armande , ce prénom est fêté le 23 décembre.

Publié dans:Vie de Lucien |on 15 juin, 2011 |Pas de commentaires »

« Au Bon Marché » à Paris

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S’il est bien un magasin qui nous interpelle c’est « Au Bon Marché ».

«Une cathédrale de commerce pour un peuple de clients». Voilà comment dans « Au bonheur des dames » Zola le définissait.

Crée en 1852 par Aristide Boucicault (1810 dans l’Orne-1877), associé pendant 10 ans à Paul Videau, ce grand magasin va avoir un esprit novateur :

L’entrée libre : la clientèle peut flâner en toute liberté et toucher les marchandises.

Les prix fixes : il n’y a plus de marchandage.

Les ventes à petit bénéfice : la marge bénéficiaire est réduite à 13%.

L’échange ou remboursement des achats : invention du terme «garantie de qualité».

La multiplication des produits exposés en magasin.

Le service de livraison à domicile.

La vente par correspondance avec envoi franco de port : le premier catalogue apparaît en 1871.

L’organisation de ventes spéciales : invention de la grande vente du « blanc » de fin janvier à début février.

Le développement de la publicité : utilisation de la presse, de prospectus et de catalogues avec parfois la présence d’échantillons.

Les systèmes d’avantages sociaux destinés aux employés : caisse de prévoyance avec perception d’un capital vieillesse ou décès, possibilité de progression de carrière, caisse de retraite qui ouvre droit après 20 ans de carrière à une pension.

Dans les grandes galeries il organise des balades à dos d’ânes pour les enfants des clientes.

Bâtiment (Boileau-Eiffel) à plusieurs étages avec de larges baies vitrées pour laisser  entrer la lumière, au sommet duquel une salle de mille places sera aménagée pour accueillir des soirées.

Publié dans:Miscellanees |on 11 juin, 2011 |Pas de commentaires »

1910 : « Au Bon Marché »

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 (document original)

Ce magasin sera durant toute l’année 1910  le fournisseur d’habits de Lucien et Emilie.

 Aprés les frais du mariage , le couple va acheter à tempérament.

Des acomptes furent versés : 

14 francs le 14 avril

25 francs le 23 septembre

35 francs le 12 décembre

Les achats furent divers :

 - tulles, voiles 7,5 frs

 - galons 0,8 frs

 - étamine brodée 3 frs

- ruban 0.25 frs

- jupe noire 9,25 frs

- doublure 1,3 frs

- complet veston 65 frs

 - un bavoir 0,5 frs

 - bouton orange 2,5 frs .

Ce magasin permettait aussi la réparation d’une montre pour 9 francs et le nettoyage d’un pantalon pour 1,5 francs.

 

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J’ai trouvé un joli blog sur les vêtements de cette époque je me permets de vous laisser son adresse :

http://lamodequejaime.centerblog.net/

rubrique mode 1900 – 1910

Publié dans:Vie de Lucien |on 10 juin, 2011 |Pas de commentaires »

1910 : premiers meubles

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(document original)

 

L’adresse connue de Lucien était « Les Clos-Neufs » lieu-dit prés de Saint-Clair-de-Halouze.

Avant le mariage Lucien a fait quelques achats pour s’installer avec sa femme. Une facture datée du 4 Avril 1910 indique qu’il a acheté comptant armoire en cerisier, lit, sommier, matelas en laine, table ronde, premiers achats conséquents pour un jeune couple, 314 francs.

A titre indicatif, 314 francs équivalent à peu prés à 1140 euros .

En 1910, le prix d’un journal  était de 5 centimes ( 0,18 euros) ,

le pain 0,39 centimes le kilo ( 1,42 euros) ,

le salaire moyen annuel en France était de 1291 francs ( 4725 euros )

Le coefficient de transformation du franc d’une année en euro 2010 est pour l’année 1910 : 3,66381

Publié dans:Vie de Lucien |on 9 juin, 2011 |Pas de commentaires »

1910 : le mariage

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Le 9 avril 1910 Lucien s’est marié avec Emilie Marie Joseph Foucault née à Rimoux (Ile et Vilaine) le 21 Novembre 1894. Vous avez bien calculé, elle n’avait pas encore 16 ans !

 A cette époque, pour une femme l’âge légal pour se marier était 15 ans. Il faudra attendre la loi du 25 janvier 2006 pour que la femme puisse librement se marier à 18 ans comme les hommes.

 Le mariage civil ne sera instauré qu’à partir de la loi du 20 septembre 1792, il sera alors  enregistré en mairie et deviendra le seul valable aux yeux de la loi. Cette loi autorise le divorce par consentement mutuel, pour incompatibilité d’humeur ou de caractère, ou encore pour des causes imputables à un des époux.

La loi du 20 septembre 1792 prescrit aussi que les témoins, au nombre de deux ou de quatre, doivent avoir vingt et un ans révolus et peuvent être, grande première, du sexe féminin.

 Depuis le XIXème siècle, en France, la tenue de l’état civil n’est plus déléguée par l’État aux curés des paroisses, mais aux maires des communes qui sont aussi chargés de procéder aux mariages. De ce fait, le mariage peut être réduit à son simple aspect d’acte civil homologué par l’autorité administrative, sans y ajouter aucune dimension sacrée, sociale ou religieuse. Cette décision s’inscrit dans la tendance à la séparation entre les pouvoirs de l’Église et ceux de l’État dans les sociétés occidentales.

 Sa femme n’était peut être pas en blanc … La robe de mariée s’est colorée de mille teintes au fil des siècles. Les premières robes blanches ornées de voile apparaissent dés 1830. La mariée porte souvent une couronne de fleurs d’oranger, fleur du mariage par excellence. L’important était de sortir de l’armoire ses plus beaux atours ou de se faire confectionner une nouvelle robe chez la couturière.

Il n’existe pas de photos de cette période. Les photos coûtaient trop chers pour un mineur. Mais de fête il y eut certainement , c’était un élément primordial du mariage à cette époque !

Publié dans:Vie de Lucien |on 8 juin, 2011 |2 Commentaires »

1908 : les mines de Saint-Clair-de-Halouze

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Le site de Saint-Clair-de-Halouze

 

Depuis l’époque gallo-romaine et jusqu’au 19ème siècle l’extraction et la métallurgie du fer ont été actives en Normandie. Au milieu du 19ème siècle les forges artisanales disparaissent peu à peu pour faire place au 20ème siècle à des centres industriels.

Le minerai de fer est extrait à ciel ouvert entre schiste et grés. Cette couche s’étend de Saint- Clair-de-Halouze à la Ferrière-aux-Etangs.

On élaborait le métal dans des ateliers regroupant fourneaux et forges. La mine de fer de Saint-Clair-de-Halouze fut exploitée en souterrain à partir de 1905 par la Société des Aciéries de France, puis après 1929 par la Société Châtillon-Commentry. Elle resta en activité jusqu’en 1978.

Les « minaires » creusent une large et profonde tranchée et extraient le minerai de fer à l’aide de pics et de pioches. Ils forent aussi des petites galeries peu profondes de quelques mètres, voire quelques dizaines de mètres. Les minières s’enfonçant parfois très profondément, leurs parois doivent être renforcées par un boisage. Des galeries d’exhaure sont aménagées pour évacuer l’eau de ruissellement qui s’accumule au fond. Les blocs de minerai sont remontés par paniers grâce à des grues à balancier ou à des treuils installés entre les haldes (déblais accumulés en tas sur les bords des minières). Le minerai est ensuite expédié à dos de cheval puis au fil du temps par voie ferrée, par locomotive à vapeur puis électrique, vers un site de transformation du minerai en métal.

Les fours de La Bocagerie au nombre de 6 puis 9 et pour finir de 11,  en activité de 1905 à 1978, sont utilisés pour calciner le minerai extrait de la mine de fer de Saint-Clair-de-Halouze.

 

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La calcination consiste à enrichir la teneur en fer du minerai en le débarassant de l’eau et d’une partie des composants non ferreux qu’il contient. Elle vise à fournir un minerai de meilleure qualité aux usines sidérurgiques du nord de la France qui le transformeront en fonte et en acier. La calcination permet aussi et surtout de réduire le poids du minerai et donc les coûts de transport par train depuis le site de calcination au Châtellier jusqu’aux hauts fourneaux d’Isebergues dans le Nord-Pas-de-Calais.

 

Lucien va travailler dans les mines d’Halouze à partir du 16 septembre 1907 comme mineur puis par intermittence jusqu’en février 1919 en tant que machiniste.


Pour en savoir plus :

 

http://www.lesavoiretlefer.fr  

http://www.patrimoine-minier.fr/normandie/index.html

Publié dans:Vie de Lucien |on 7 juin, 2011 |Pas de commentaires »

1908 : le livret d’ouvrier

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(document original)

Le livret d’ouvrier fut créé le 22 juin 1854 par Napoleon Bonaparte. Il est délivré par le maire ou le Préfet de Police. Il concerne les ouvriers d’usines, manufactures, mines, chantiers. On peut retrouver le signalement de l’ouvrier : l’âge, la taille, la couleur des cheveux, les sourcils, le front, les yeux, le nez, la bouche, la barbe, le menton, le visage, le teint, les signes particuliers.

Suite à cela, est décrit l’emploi, le nom des employeurs,  les dates d’entrée et de sortie, et enfin les signatures des différentes parties.

 Ce livret est un peu une carte d’identité, un passeport de la personne.

« Tout ouvrier qui voyagerait sans être muni d’un livret ainsi visé sera réputé vagabond, et pourra être arrêté et puni comme tel ».

 Ce livret rappelle aussi l’interdiction des coalitions d’ouvriers. Le patron garde ce livret tout le temps de l’activité de l’ouvrier, celui ci ne peut donc partir quand il le souhaite. Le livret d’ouvrier est obligatoire jusqu’en 1890 mais certains seront encore délivrés en 1908.

 La première carte d’identité n’est apparue qu’en 1921.

 Lucien en tant qu’ouvrier mineur aux mines d’Halouze reçut le 16 Avril 1908 son  livret d’ouvrier des mains du maire  de Saint Clair de Halouse.

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(document original)

Publié dans:Vie de Lucien |on 5 juin, 2011 |Pas de commentaires »
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