Archive pour le 3 juin, 2011

Caisse nationale d’épargne : livret national

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(document original)

En France, la Caisse d’Épargne est une initiative privée de Benjamin Delessert et François de la Rochefoucault-Liancourt, deux philanthropes, destinée à encourager l’épargne populaire dans une période marquée par des conditions économiques et sociales difficiles.

La première ouverture d’une Caisse d’Épargne a eu lieu à Paris le 22 mai 1818. Le livret va concrétiser l’acte d’épargne en permettant de conserver la trace des versements et intérêts perçus.

La Caisse d’épargne ne rencontre pas un succès immédiat du fait de la faible capacité d’épargne des classes populaires, mais aussi d’une confiance trop faible envers l’institution. Les fondateurs demandent alors à l’État d’assurer les relais et de s’impliquer davantage. C’est ce qu’il fait en prenant en charge le placement et la garantie des fonds en fixant le plafond des livrets. La loi du 5 juin 1835 reconnaît alors les Caisses d’Épargne comme établissements privés d’utilité publique. Le succès du système s’amorce alors.

L’état, à travers la loi du 31 mars 1837, confie à la Caisse des Dépôts l’administration des fonds.

La loi d’avril 1881 qui crée la Caisse nationale d’épargne est pourtant fondamentale pour le développement des services financiers de la Poste, et ces derniers doivent leur existence et leur développement à un long mouvement qui commence avec la création du mandat poste en 1817 et qui a comme point d’orgue la création des Comptes chèques postaux en 1918.

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(document original)

Le 31 mai 1898 Lucien va se voir attribuer un livret  national d’épargne n° 61- 39844, à son ouverture il y sera plaçé 15 francs.  Il a alors 14 ans et commence à être gagé.

En fevrier 1906, date de sa majorité , Lucien va retirer de ce livret 304,86 francs.

Il est intéressant ici de se donner une petite idée des conversions des francs en euros :

pour 304,86frs en 1906 il faut multiplier par 3,66381 pour avoir la valeur en euros, soit 1116,94 euros. Une jolie somme !!!

Publié dans:Vie de Lucien |on 3 juin, 2011 |1 Commentaire »

1905 : chanson « Vous êtes jolie ! »

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(document original)

 

C’est la dernière chanson que Lucien a retranscrite dans son cahier.

La chanson  « Vous êtes jolie ! » a été créée par Paul Lucien Delmet (1862-1904) et Leon Suès.

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Anna Thibaud, de son vrai nom Marie-Louise Thibaudot, est une chanteuse française de la fin du XIXème siècle, née à Saint-Aubin en 1861, décédée à Paris en 1936.

Diseuse, elle fut la créatrice féminine de nombreuses chansons. Elle connut un très grand succès jusqu’en 1914, et elle est encore présente sur le programme du Palace au début des années 1930, à plus de 70 ans.

Vous êtes si jolie

Oh mon bel ange blond

Que mon amour pour vous et un amour profond

Que jamais l’on oublie

Pour vous plaire la mort ne me serait qu’un jeu

Je deviendrais informe et je renierais Dieu

Vous êtes si jolie

 

 

 

 

Vous pouvez entendre cet air en allant sur le site québecquois :

 

http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/musique_78trs/accueil.htm

Publié dans:Chansons |on 3 juin, 2011 |Pas de commentaires »

1905 : chanson « Le violon brisé »

leviolonbris7041909.jpg

(document original)

« Le violon brisé » est un chant se référant à la Commune de Paris. La chanson date de 1885 sur des paroles de René St Prest et de C.Christian et une musique de Victor Herpin. Le chant exalte le sentiment patriotique aprés l’écrasement de la Commune et la perte de l’Alsace Lorraine.

 La première interprète fut Amiati à la Scala en 1885:

amiativiolonbrise.png

Elle est née Maria-Theresa Abbiate en 1885 à Turin en Italie.

Elle fut l’interprète privilégiée de chansons revenchardes, après la défaite de 1870, de Gaston Villemer et de Lucien Delormel telles que « Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine » et « Une tombe dans les blés ».

 

 

Le violon brisé

1er couplet

Sur la route poudreuse et blanche

Ou vos drapeaux ne passent plus

Un vieillard va chaque dimanche

Rever seul au pays perdu

Parfois de sa lèvre pâle

Monte une plainte vers les cieux

C’est le regret des jours joyeux

Et c’est l’histoire de sa vie

Refrain

Ils ont brisé mon violon

Parce-que j’ai l’âme française

Et que sans peur aux échos du vallon

J’ai fait chanter la Marseillaise

2ème couplet

J’ai voulu savoir cette histoire

Il me la conte en pleurant

Gardez la bien dans votre mémoire

C’est celle d’un coeur simple et grand

Un soir me dit il sous les chênes

Je faisais danser les enfants

Quand les ennemis triomphant

Jetterent l’effroi dans nos plaines

 

Publié dans:Chansons |on 3 juin, 2011 |Pas de commentaires »

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