Archive pour mai, 2011

1905 : chanson « Viens Poupoule »

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(document original)

Le tube de cette époque fut certainement « Viens Poupoule » .

Cette chanson créée en 1902 par Felix Mayol (1872 -1941) fit le tour du monde. Félix Mayol fut aussi le créateur de « La Pimpolaise », « La cabane bambou ». Originaire de Toulon il y fit construire un théatre où se produisirent des grands noms de l’entre-deux-guerres : Raimu, Mistinguett, Maurice Chevalier.

 Les paroles sont de Alexandre Trébitsch, la musique de Adolph Spahn.

 

(5)

Les jeunes mariés trés amoureux

Viennent de rentrer chez eux

Dans leur gentil petit entresol

Ils s’écrient enfin seul

Madam se mit vite à ranger

Sa petite fleur d’oranger

Pendant que monsieur bien tendrement

Dit amoureusement

D’s'épancher

Montrant la chambre à coucher

Viens Poupoule (bis) viens

Les verrous sont tirer

On pourra se détirrer Ah

Viens Poupoule (bis) viens

Viens chanter mon coco

La chanson des bécots

 

www.chansons-net.com

www.dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net

Publié dans:Chansons |on 31 mai, 2011 |5 Commentaires »

1905 : chanson « Le Quartier Latin »

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(document original)

 

George Gershwin disait :

« Il n’y a que deux sujets de chanson possibles : l’amour et Paris ».

 Les deux seules références, que j’ai retrouvées en chanson, à l’époque de Lucien, sur le Quartier Latin sont dans un recueil de chansons paillardes de 1911 :

Anthologie Hospitalière et Latinesque : chansons de salle de garde anciennes et nouvelles entre-lardées de chansons du Quartier Latin, fables et sonnets.

Réunies par Courtepaille en 1911 – 1913.

Sous les titres :

« Le vieux Quartier Latin »

« La grisette du Quartier Latin »

 ….

 

(5)

Et maintenant sous l’étoile qui brille

Au ciel de lit d’un imberbe savant

J’ai bien souvent délaissé mon aiguille

J’ai vécu pauvre mais toujours bon enfant

Vive le vin l’amour et le tapage

Les gais soupers durant jusqu’au matin

Plus d’un pour moi a mis ces livres en gage

On sait aimer dans le quartier latin

(6)

Vous qui vivez sur les bancs d’école

Oh mes amis le jour où je mourrai

Si vous m’aimez donnez votre parole

Qu’au Montparnasse un jour je dormirai

Pour qu’en été l’écho du cimetière

Tous les lundis m’apporte le matin

Les derniers bruits venant de la chaumière

Enterrez-moi dans le quartier latin

 

 

Cette chanson fait référence à des femmes de l’époque que l’on appelait les grisettes, jeunes filles définies au 19eme siècle comme:

« Jeune fille de petite condition, coquette et galante qui suivait  ou accompagnait un étudiant. Elle était ainsi nommée parce-qu’autrefois les filles de petite condition portaient une casaque grise appellée grisette ».
Si vous désirez en apprendre plus sur ces jeunes filles :

 

http://nos-facs-de-droit.over-blog.com/article-humour-pensees-citations-slogans-et-idees-re-ues-sur-le-droit-la-justice-et-les-universites-12-la-grisette-du-quartier-latin-60348405.html

Publié dans:Chansons |on 30 mai, 2011 |Pas de commentaires »

1905 : chanson « La voix des chênes »

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(document original)

La musique de cette chanson fut composée par Gustave Goublier chef d’orchestre et compositeur né en 1865 à Paris et décédé en 1926. Il fut chef d’orchestre au Parisiana, à l’Eldorado et aux Folies Bergères.Les paroles sont de Francisque et Stephane Borel.

En 1905 l’interprète de cette chanson était Noté.

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Les chênes évoqués ici sont ceux de l’Alsace-Lorraine, provinces perdues depuis 1870, et dont le souvenir appelait immanquablement la revanche.

 


Refrain :


Si vous rêvez d’amour

Dans la forêt prochaine

Ecoutez au déclin du jour

La voix des chênes

Elle vous parlera d’amour ( bis )

La douce voix ( bis ) des chênes


Final


Lorrain la liberté

Plane à travers vos plaines

Ecoutez dans l’obscurité

La voix des chênes

Elle chante la liberté

L’immense voix ( bis) des chênes

Pour entendre cette chanson cliquez sur le lien ci-dessous d’un site québecquois : archives de la chanson Française

http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/musique_78trs/accueil.htm

Publié dans:Chansons |on 29 mai, 2011 |Pas de commentaires »

1905 : chanson « Pierrot »

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(document original)

Pierrot

(1)

Je suis Pierrot et Pierrot je me nomme

Fils de Pierrot et de Jeanne Mollot

J’étais gamin et maintenant je suis homme

J’ai une femme un enfant au berceau

Je suis heureux j’ai trouvé sur la terre

Un chérubin enfant pur et joyeux

Un chérubin qui ne cherche qu’à faire

Tra la la tra la la la

Un chérubin qui ne cherche qu’à faire

Tra la la la la la la

(2)

Le lendemain de notre mariage

Brulant d’amour j’ai voulu l’embrasser

Son coeur alors se couvrit de nuages

Attend dit-elle attend plus désiré

Attend ce soir quand la valse légère

Serat fini je te dirait tout bas

Ah mon Pierrot qu’il me tarde de faire

Tra la la Ah mon Pierrot qu’il me tarde

Tra la la la la la la

Publié dans:Chansons |on 28 mai, 2011 |1 Commentaire »

1905 : chanson « Père capucin »

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(document original)

En 1905, il n’existait pas de livrets incluant les textes des chansons. Lucien comme beaucoup de jeunes de l’époque copiait et illustrait ces textes sur des cahiers d’écolier.

Les chansons de cette époque sont difficiles à dater compte tenu du fait qu’elles étaient souvent chantées dans les cabarets ou les music-halls. De plus  jusqu’à 1930 elles étaient  souvent enregistrées par plusieurs interprètes.

Père capucin

 Un gros capucin sur son ane

Trottinait le long du chemin

Lorsqu’une jeune paysane

Le fit entrer dans son moulin

Je veux me confessez dit elle

Mon père m’écoutez vous

Volontiers dit il à la belle

Pour qu’mettez vous à genou

Refrain:

Pardonnez une pêcheresse

Pour un gros pêcher commis ce matin …

 http://www.espace-francophone.com/chansons_retro_1900_1940/index.html

Publié dans:Chansons |on 27 mai, 2011 |Pas de commentaires »

La conscription

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(ci-dessus document original)

Le 5 septembre 1798 sous le Directoire Jean Baptiste Jourdan fait voter une loi qui institue la conscription et le service militaire obligatoire pour tous.

Article premier de la loi :

« Tout Français est soldat et se doit à la défense de la Patrie ».

Le 27 juillet 1872 est votée la Loi Cissey et sous la pression d’Adolphe Thiers le service actif devient plus complet avec possibilité de formation civique et de brassage social. Mais la réalité économique ne permet pas d’intégrer tous les jeunes de 20 ans d’une même classe, le ministre de la guerre va donc limiter le nombre sous les drapeaux par un système de tirage au sort soit d’1 an, soit de 5 ans.

En 1889 la Loi Freycinet réduit la durée du service à 3 ans et restreint les possibilités de dispense, les jeunes issus des grandes écoles et les séminaristes ne doivent effectuer qu’un an.

Le 21 mars 1905 la Loi  Berteaux instaure un service personnel (sans remplacement possible), universel (sans dispense), et obligatoire (pas de tirage au sort) pour une durée de 2 ans. Cette loi instaure la notion d’armée nationale où le citoyen a des droits mais aussi des devoirs. Le service militaire a un rôle d’intégrateur national. La caserne permet l’initiation aux progrès techniques, l’uniformisation des modes de vie, de l’habillement, de l’alimentation et du langage. La mise en place d’une armée de masse transforme la caserne en une école avec salle de lecture, enseignements divers et salle de récréation.

Le 7 aout 1913 sous l’influence de la politique allemande, la loi porte la durée du service à 3 ans augmentant le nombre de conscrit sous les drapeaux de 259 930 en 1906 à 760 000 en 1914.

 Suite à la loi de 1905 Lucien sera militaire de 1906 à 1908 sous le matricule 199 929.

Publié dans:Vie de Lucien |on 26 mai, 2011 |Pas de commentaires »

De 13 à 20 ans

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(ci-dessus document original)

En France ,en 1840 il existe 130 000 enfants de moins de 13 ans dans les ateliers de moins de 10 employés .

Le premier texte de loi qui régit le travail des enfants est publié  le 21 Mars 1841, il porte l’âge minimum de travail à 8 ans, limite le travail de nuit et la scolarité des enfants est obligatoire jusqu’à 12 ans.

La scolarité jusqu’à 12 ans ne sera réellement appliqué qu’à partir de 1880- 1881par Jules Ferry qui rendra l’école gratuite pour tous.

 Il faudra attendre le 19 mai 1874 pour qu’une loi sur le travail des enfants et des filles mineures de l’industrie limite le travail avant 12 ans. Le travail de nuit, les dimanches et jours fériés sera prohibé avant l’âge de 16 ans.

 En 1893, la France va limiter à 10 heures par jour la durée maximale de travail pour les enfants de plus de 13 ans et à 60 heures par semaine pour les enfants entre 16 et 18 ans.

 Ce n’est que courant XXeme siècle que l’âge minimum du travail sera de 16 ans.

 A partir de 13 ans Lucien va donc travailler. Il sera placé dans différentes familles jusqu’en mars 1905. Des gages lui seront versés chaque année dont une partie sera versée à la Caisse d’Epargne.

Par exemple : en 1901 à l’âge de 16 ans il reçut 100 francs de gages et 50 francs furent plaçés à la Caisse d’Epargne.

Les patrons avaient certaines obligations :

Ils ne devaient pas occuper l’élève à des travaux au-dessus de ses forces,surveiller constamment sa conduite et ses moeurs;
Ils devaient le traiter avec bonté et douceur, sans jamais lui infliger aucune punition corporelle, ou privation de nourriture;
Ils devaient faire toutes les démarches nécessaires pour le retrouver, dans le cas où il s’évaderait, et donner dans les vingt-quatre heures connaissance de l’évasion au Maire de la commune et au Directeur …

Publié dans:Vie de Lucien |on 26 mai, 2011 |Pas de commentaires »

12 ans

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Les causes principales d’abandon des enfants à l’époque sont principalement la pauvreté et l’illégitimité de la naissance. Tous les enfants privés de famille avant l’âge de 12 ans deviennent pupilles de l’Etat.

Le séjour moyen d’un enfant à l’hospice des Enfants Trouvés à Paris, qui deviendra ensuite l’Hôpital de Saint Vincent de Paul, est en moyenne de 72 heures.

Durant cette période beaucoup d’enfants meurent victimes de maladie telle que la scarlatine, la rougeole ou la diphtérie. Du fait de l’hygiène déplorable dans cet établissement, ils sont envoyés rapidement auprès de nourrices, recrutées en fonction « de leurs bonnes moeurs » et de leur capacité d’allaitement.

Ces placements sont souvent pour les familles d’accueil un bon moyen de reçevoir une pension.

Ce n’est qu’une opération financière dans laquelle le bien être de l’enfant n’a aucune place.

Dés que les orphelins atteignent leur 12ème année, les versements des pensions sont arrêtés.

Les familles ont des obligations envers les enfants.

« Les Nourriciers s’engagent :
A avoir un lit pour coucher l’enfant seul
A lui donner une instruction convenable en l’envoyant assidûment à l’école communale jusqu’à l’école de 13 ans révolus.
A pourvoir à tous les besoins de l’élève et même à son entretien de linge et de vêtements sans exiger d’autres vêtures que celles fournies par l’Administration.
A tenir toujours l’enfant proprement soit en état de santé, soit en état de maladie… »

« Les mois de pension sont payés conformément au tarif adopté par l’autorité supérieure ainsi :

à partir de la 4ème année jusqu’à la 13ème année :

13 francs »

La famille reçut pour le premier trimestre 1895 de pension de Lucien la somme de 45 francs soit 39 francs de pensions et 6 francs d’indemnités pour la délivrance de vêtures.

La vêture de Lucien fournie à ses 10 ans par l’Administration :

veture2.jpg

(ci-dessus document original)

Publié dans:Vie de Lucien |on 26 mai, 2011 |Pas de commentaires »

L’assistance publique

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L’abandon d’enfant est, sous l’Ancien Régime comme après le Révolution Française, extrêmement fréquent : environ 1 enfant pour 158 naissances. Aucune loi au 18ème siècle ne protège l’enfant. Il faut attendre le 27 juin 1793 sous la Convention pour qu’une première loi protège les enfants mais aussi les mères seules.

« …Il sera pourvu par la nation au frais de gésine de la mère et à tous ses besoins pendant la durée de ses couches. Le secret le plus inviolable sera conservé sur tout ce qui la concerne … »

 A partir du 27 novembre 1795 les enfants seront pris en charge :

« …Les nouveux-nés seront gratuitement accueillis dans les hospices civils de la République … »

 » …La Nation se charge désormais de l’éducation physique et morale des enfants connus sous le terme d’enfants abandonnés … »

 A partir du mai 1796 on légalise le fait de faire élever par des nourrices des petits orphelins.

C’est en février 1805 que l’Assistance Publique commence à prendre forme.

 Au début du 19ème siècle l’Etat confie à l’Assistance Publique le service des enfants assistés. La charité, jusque là religieuse, devient laïque. Le Directeur de l’administration hospitalière devient le tuteur des enfants assistés du département de la Seine.

Le service ne se contente pas d’accueillir les enfants, il gère aussi les agences et les centres nourriciers à la campagne.

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Publié dans:Vie de Lucien |on 26 mai, 2011 |1 Commentaire »

Dernière page

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 (dessin original de Lucien)

Voilà … Il fallait bien que cela arrive un jour. Nous avons eu hier les derniers mots du récit de Lucien.

Mais n’ayez pas peur, je vais continuer à vous conter sa vie, ses joies, ses peines, son travail, ses rencontres, son époque grâce aux documents qui ont été retrouvés dans le grenier de cette maison quadricentenaire de Normandie.

Quand a-t’il quitté l’Algerie ? Comment est-il arrivé à Paris ? La seule certitude est la date de son inscription à l’assistance publique de Paris le 17 mai 1894.

Publié dans:Recit de Lucien |on 26 mai, 2011 |Pas de commentaires »
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